31.12.2008
Bonne année
Désolé, mais c'est désertique en cette fin d'année. Je reviens dès le 2 janvier avec plein de choses à dire pour que vous puissiez enfin épater la galerie en disant:
"Quoi, tu connais pas le blog Cinetic Mess?????? Mais t'es fou, c'est L'endroit qu'il faut connaître, on y rit aux larmes, on y découvre un tas de choses, et en plus, chaque lecteur peut gagner jusqu'à 150 millions d'Euros (si si, pour les lecteurs qui jouent à Euro Millions...). Tu ne lis pas Cinetic Mess? Bonjour le has-been...."
Bref, à bientôt.
09:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
24.12.2008
Joyeuses Pâques
J'ai cru que j'aurai un peu de temps, que les choses allaient se calmer. Ce fût tout l'inverse. Joyeuses Fêtes à certains, rien à d'autres. On ne peut pas aimer tout Paris.
Je reviendrai l'année prochaine, avec plein de découvertes dans ma musette. Car, contrez tout attente, un album a fait son apparition dans mon top de fin d'année, tout à coup, sans crier gare. Il s'agit de Paul Weller et de son "22 dreams". Vous en voulez un extrait pour finir l'année? Je n'en ai pas trouvé. Mais voici un lot de consolation, une très belle chanson.
Pensez à laver vos sous vêtements, le Pére Noël aime les gens propres.
13:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.12.2008
Instant H
08:59 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.12.2008
XENAKIS - La légende d'Eer
Voyez-vous cet horizon fermé, cet océan remué ? Cette symphonie électronique de verre qui explore les nuances, les vagues incessantes de sons torturés. Les nombreuses phases qui s’entrechoquent, comme une forêt de branches cassées, une rivière hypnotique qui noie les idées reçues et les repères ankylosés. L’évidence fût immédiate, un électrochoc extatique. Le bruit, la fureur, un chant magnétique, un champ de couleurs négatives.

Les regards éberlués, stressés, concassés, et maltraités d’un auditeur dérouté, agressé, mais qui peut être subjugué. Quarante-cinq minutes d’une rare intensité pour cette « Légende d’Eer » qui vous arrache l’effort d’une écoute insurmontable. Un grain de sable à répétition dans les méandres de l’habitude, au milieu d’une accalmie de courte durée. Cette longue ascension hallucinée qui semble bouillonner comme un volcan s’apprêtant à se réveiller, qu’une sève brûlante finit par faire déborder, au bout d’une vingtaine de minutes.
Œuvre monumentale créée par XENAKIS pour l’inauguration du Centre Pompidou, site d’une rare laideur s’il en est, et diffusée sur 11 haut-parleurs selon un schéma architectural particulier, cette pièce de musique concrète débute sur des sons minimalistes et stridents pour progressivement devenir orgiaque, dans un tourbillon de sons électroniques, puis de bruits blancs, pour enfin retomber peu à peu dans un apaisement obscur.
La voici donc, en intégralité, mais découpée en 5 chapitres, car très longues, mais qui n’a de sens que si l’on se sent de l’écouter en une seule fois. Et si possible, à un volume sonore fort peu raisonnable.
Une telle musique ne s’écoute pas dans les mêmes conditions que les autres. Il faut se sentir prêt à participer à une démarche particulière, une expérience sensitive, mais profondément humaine qui repousse très loin les limites que l’on se fixe parfois.
Les yeux écarquillés sans parvenir à tenir en place, excité comme un gosse devant un cadeau qui le dépasse et qu’il ne sait par quel bout prendre, j’ai écouté pour la première cette œuvre comme on subit une tornade, en pleine mer, le cœur chaviré, à rendre corps et âme, harassé par tant de sollicitudes simultanées.
Cette souveraine expérience se sent prête à vous épuiser, comme une maîtresse exigeante qui ne vous laisse de répit qu’une fois les corps courbaturés. Mais malgré l’épuisement d’avoir trop donné, vous vous sentez prêt, à chaque fin d’ébats, à recommencer.
10:52 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : xenakis; la légende d'eer
15.12.2008
Instant G
Malade à crever.
39 de fièvre.
Besoin de calme.
Besoin de Paix.
17:24 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
13.12.2008
MOTOWN
La Motown fête ses 50 ans. Un label pas forcément toujours impeccable, mais qui compte suffisamment d'artistes intéressants, voire géniaux, pour être célébré. Et si parfois, la Motown pondait de la Soul un peu trop sucrée à mon goût au regard de ce que pouvait faire un label comme la Stax, il n'en est pas moins un label qui habritait Marvin Gaye, Stevie Wonder, les Jacksons, les Supremes, et quelques autres tout aussi fameux. Bref, une pièce maîtresse de la musique noire américaine. Historique. Forcément historique.
23:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.12.2008
Instant F
C'est vrai, le rock progressif, c'est souvent laid. C'est vrai aussi, j'en ai écouté pas mal pendant mon adolescence. C'est vrai, aujourd'hui, j'ai beaucoup de mal à écouter la plupart des disques que j'aimais à l'époque. Mais c'est vrai, il y a des instants évaporés qui s'accrochent à moi quelques instants et me ramènent quelque part dans mon passé. Qu'on le veuille ou non, nos souvenirs sont parfois plus forts que notre volonté.
21:57 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
11.12.2008
Eels
Que faire de sa vie quand on a les lunettes d’Elvis Costello, la tronche renfrognée, qu’on est galbé comme Woody Allen et qu’on a la voix éraillée ? Chanteur de Eels !
Après deux albums solos anecdotiques, Mark Olivier Everett, dit E monte Eels, groupe dont les membres vont rapidement être interchangeables, à l’exception de son pote, le batteur Jonathan « Butch » Norton. Le premier album, « Beautiful Freak » sort en 1996 sur le label nouvellement fondé par Jurassik Spielberg, Nirvana Geffen et un certain Jeffrey Katzenberg. Aussitôt, carton plein. « Novocaïne For the Soul » en tête. Sorte de power pop aux comptines boiteuses, il s’avère dès le départ très efficace. Et surtout, il fait preuve d’un talent assez fabuleux pour écrire des ballades mélancoliques qui se retiennent à la première écoute. En 1997, E perd sa mère suite à un cancer des poumons et sa frangine se suicide.
Il sombre alors en dépression, mais pond tout de même son album le plus intéressant. « Electro-shock Blues », teinté de blues, de hip-hop, de pop déglinguée, développe son sens de la mélodie dépressive tout à fait remarquable et nous conte ses douleurs, ses souffrances liées à ses drames familiaux.
Son troisième album, « Daisies of the galaxy » se veut plus léger, plus acoustique, malgré une intro qui pourrait servir de musique à un cortège funèbre. Il contient son lot de perles pop, et donne à l’arrivée un album assez réussi.
C’est ensuite que les choses se gâtent. E va se perdre, avec Parish pour un album bruyant et à moitié raté, « Souljacker », puis seul pour un album blues relativement anecdotique, « Shootenanny », et enfin, le gargantuesque et ennuyeux (car trop gargantuesque) « Blinking lights and other revelations ». Ce disque ambitieux utilise des cordes, des orchestrations complexes, mais c’est sûrement là qu’il se perd. La simplicité immédiate de « Beautiful freak » fait défaut, et la longueur de l’album, double, vous fait décrocher en cours de route. Mais, là où E est très fort, c’est qu’à chaque album, même les plus mauvais, il parvient à placer au moins deux ou trois morceaux absolument magiques et fabuleux, à la beauté mélodique évidente qui laisse espérer qu’un jour, il reviendra à sa formule gagnante.
Il existe deux live, pas forcément indispensables, plus une poignée d’autres dans le circuit plus confidentiel.
A noter enfin que cette année est parue une double compilation. L’une sous la forme d’un simple Best of, intéressante car elle présente, en plus du « meilleur » (çà se discute) de Eels, quelques titres parus çà et là, comme notamment « I need some sleep », fabuleuse chanson écrite pour Shrek 2, l’autre sous la forme d’un double réunissant des raretés, des live (la reprise de Prince postée il y a deux jours), des remix, nettement plus intéressante à mon goût.
Pour vous faire une idée, je vous propose d’écouter un extrait de chacun des trois premiers albums, un peu plus bas.
Bref, si Eels n’est probablement pas un groupe historique, il s’agit tout de même d’un groupe très intéressant, qui voyage au gré de ses envies, en toute modestie, et c’est suffisamment rare pour s’y intéresser.
15:01 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : eels
10.12.2008
MISSISSIPPI JOHN HURT

A l’heure où l’on se fane complètement, que les premiers flocons s’effondrent sur nos fronts refroidis, il est de ces chaleurs dans la voix, dans le regard qui vous tiennent lieu de cheminée interne. Un blues sans drame, noyé dans une douce mélancolie, un silence entre deux plages, entre deux respirations. Quelques rires compatissants. Une musique simple et basique qui vous frôle le cœur pour vous l’aérer. Certes, ce John Hurt là a des yeux de cocker triste, mais a le sourire généreux, comme une ritournelle douce et amère, un bonbon acidulé. Difficile de parler de lui tant je ne connais rien, mais que ce disque est bon, et chaleureux, comme un feu de camp au milieu d’un iceberg.
Aux longs rivages sans âge s’ajoutent quelques rides, une note sur un passage, quelques années qui s’éternisent. On peut se battre, se déchirer sur les routes principales, il restera toujours une aire d’apaisement sur les rebords d’à côté. On peut déployer autant de force que l’on veut, pour déplacer des montagnes ou bien réconforter, il suffit parfois d’une guitare et d’une voix joliment mêlées. Il y a aussi des connaissances lointaines qui sont parfois plus proches, que le sang qui coule en vos veines ou que les flèches que l’on décoche.
11:31 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mississippi john hurt
09.12.2008
Instant Eels
14:07 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


