30.04.2009
COURTIS / MOORE - Brokebox Juke
Cette musique, amère, douce, aimantée. Considérée de haut mais qui parfois donne le vertige. Au détour improbable d’une écoute sans attention, un bébé a pleuré et tout s’est envolé. Pourtant, l’oreille s’est arrêtée, et a retenu. Pochette sombre, d’un noir et blanc immaculé, comme une ombre sans tableau, d’un obscur éclairé. Si l’on pense à laisser ses préjugés aux vestiaires, ces éternels couplets qui font siffler sous les douches même écossaises, il devient aisé de se laisser embarquer dès les premiers instants de ces crissements métalliques aux ressorts de boîte à musique, agrémentés d’une guitare encordée sous les rivages ibériques, et qui vous mènent sur un océan en friche asséché jusqu’à l’os qui ne mène nulle part. Bientôt les feulements du violon épais comme un coucou servent de berceuse à une ligne de basse en forme de ritournelle qui va lentement se déployer grâce à cette batterie irrégulière qui mène une danse presque macabre. La Constellation qui nous vient du Canada et qui a révolutionné le Post-Rock se fait laminer sur son propre terrain, ridiculisant en sept minutes les efforts de tension d’un Godspeed You Black Emperor ! Bien sûr que tout cela est organique, bien sûr qu’elle frissonne, bien sûr qu’elle hante…cette musique. Les titres improbables des voyages proposés ajoutent au mystère épais comme une brume Londonienne un soir de sortie pour un Jack ordinaire, comme ce «Bluifedls=I feed bulls » des plus angoissants qui semble enterrer vos petites frayeurs pour mieux déterrer vos terreurs. Et les choses ne s’améliorent guère lorsque débute « Conpcion=p-cone conie », lente montée d’un seul accord, d’une seule note, d’un seul bruit qui fait corps avec vos tripes tout au long des dix minutes qui s’intensifient à chaque seconde. Pas une mélodie, pas une seule petite note ne viendra trahir cette fascinante dégénérescence qui rappelle le monolithe de Kubrick. Après cela, on crie au désespoir de se voir accorder un peu de répit, mais non, le violon de crécelle et cette pluie de tintements vous plongent au milieu d’un film horrifique, jusqu’à ce que la voix s’élève, annonçant la frayeur commune que les sens exacerbés craignent maintenant. Arrive enfin le drapeau à damiers qui vous indique que la course est terminée, non sans vous asséner un dernier virage, bruyant, amplifié, qui s’effrite pour mieux exploser, qui doit autant au free jazz qu’au post-rock ou au punk rock. Au final, reste un disque d’une beauté insondable, profonde et torturée, aussi bruyante qu’immaculée, d’une musique amère, douce mais qui vous a aimanté.
12:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : courtis, moore
29.04.2009
Luce in the sky
Hier, avec une violence inouïe, je me suis fait littéralement agressé, à cause d’une note une peu tirée par les cheveux (le premier qui se marre se ramasse un steak à 5 doigts !), que je concluais avec Tom Waits. C’est vrai, le bonhomme mérite une note plus intéressante, mea culpa. Je le ferai sans doute d’ici quelques jours. En attendant, je n’ai pas de mots pour exprimer la douleur que j’ai pu ressentir devant tant de mots cruels, et…bon, non, je déconne, en fait, ce commentaire m’a permis de découvrir un blog qui m’était inconnu, et dont je vous fais la pub ici.
Tu aimes la musique ? Tu aimes la littérature ? Tu aimes le cinéma ? Tu aimes le blé ? Tu aimes les légumes ? Bref, tu aimes la culture ? Ce blog est pour toi. Charmant sans être pompeux.
Le lien est trouvable toujours à la même place !
11:39 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
28.04.2009
Capitaine Kirk au micro
Nouvelle rubrique: La curiosité du jour!
Extrait de son album un peu barré "Fear of pop", voici Ben Folds qui laisse le micro à William Shatner alias Capitaine Kirk...

22:58 Publié dans La curiosité du jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ben folds, fear of pop, capitaine kirk, star trek, william shatner
De gauche à droite...
Il y a parfois de quoi rire, de quoi rester dubitatif, de rester quoi ? De rester coi ? Mais non. Coi qu’il en soit, il y a de coi faire sourire….( dis-donc, tu vas nous gonfler longtemps avec ton jeu de mots ?)
En ce moment, il y a une pétition d’artistes qui tourne contre le Parti Socialisme. Comme s’ils avaient besoin de çà. C’est vrai que tirer sur une ambulance à qui il manque un pneu et qui est en panne d’essence, ce n’est pas sport. Un artiste, par convention, conviction ou contradiction (rayez les mentions inutiles) c’est de gauche. Parce que çà fait toujours mieux d’être proche du peuple quand, pour la majorité, on s’adresse à lui dans ses chansons, films, livres, ou porte-clés. Preuve en est, le soutien immodéré de la plupart des artistes de renom genre Renaud, Pagny et j’en passe et des bien pires. Quand on est de droite et artiste, il faut une certaine dose de… Bon, je ne trouve pas de terme élégant. Faut une sacrée paire de roubignolles. Ou alors s’appeler Jauni ou Sardou.
Récemment, le parti Socialiste a massivement voté contre la loi Hadopi qui prévoit d’envoyer quasiment à la potence tous les téléchargeurs de France et de Navarre. Je ne reviens pas sur la loi, qui défend les intérêts des artistes, mais aussi et surtout des maisons de disques et qui enterre le petit internaute. David contre Goliath. Enfin, c’est plus compliqué que çà. Je ne soutiens pas particulièrement les artistes, mais je ne suis pas pour le téléchargement non plus. Je ne referais pas le débat ici, car si c’est vrai qu’un jeune est prêt à coller 100 Euros dans une paire de pompes et qu’il peut considérer que l’embarquer sans la payer, c’est du vol, il n’est pas prêt à mettre 15 Euros dans un disque qui a pris du temps à faire, et considère que le télécharger, ce n’est pas du vol. Pour ma part, je suis partager entre le fait qu’effectivement, télécharger c’est une forme de vol, et le fait que demander à un Smicard de mettre 15 euros dans un disque (bon ou pas, ce n’est pas la question) c’est exagéré. Si les maisons de disques prenaient le temps de recruter des artistes de talent qu’on a pas envie de benner le mois qui suit l’achat, s’ils proposaient des produits de qualité, avec de belles pochettes, de beaux packaging, et qu’ils arrêtaient de prendre les consommateurs pour des vaches à lait en sortant des best of, des éditions de rééditions de rééditions avec un inédit à chier tous les quatre matins, qui sait, les choses changeraient peut-être un peu. Sauf que, c’est trop tard. La plupart des jeunes ou moins jeunes qui téléchargent en ont pris l’habitude, et pour eux, c’est devenu illogique de payer pour un disque. Mais ce n’est pas leur loi stupide qui changera les choses Moi, j’avoue télécharger. Peu, mais çà m’arrive. Mais c’est avant tout pour découvrir. Etant monomaniaque, il me faut l’objet…. Enfin, bref, je ne vais pas refaire le débat.
Ce qui me fait doucement rire, ce sont les artistes qui signent des pétitions contre les internautes. Eddy Mitchell qui déclare qu’un internaute qui télécharge devrait aller en prison… En voilà un qui a le sens de la relativité. Et lors de cette dernière pétition, les artistes de gauche racontent en substance qu’il ne faudra pas que le PS s’étonne si eux, les artistes, changent de bord, et deviennent des artistes de droite. En bref, dés qu’il s’agit de défendre la veuve et l’orphelin, les sans- papiers ou sans logis, on est de gauche, mais dès lors qu’on touche à mon portefeuilles, on est de droite… Bonjour la conviction girouette. Personnellement, je suis de gauche. Je ne vote pas PS, mais je suis de gauche. Par conviction et puis par logique. Je gagne à peine plus que le Smic, pourquoi est-ce que j’irai voter à droite, je vous le demande… Encore que parfois, je me demande aussi pourquoi je vote à gauche. Guy Bedos, pour ne citer que lui, signe une pétition qui va pourtant à l’encontre pas de ceux qu’il appelaient ses « enfants », les gosses des cités, qui certes, ne réfléchissent pas à ce qu’ils font, mais à qui ont ne proposent pas non plus beaucoup d’autres alternatives… Soit vous achetez, soit vous n’avez le droit à rien en termes de culture. Il serait peut-être temps de trouver des solutions autres que répressives, mais je dis çà, je dis rien, je ne vote pas pour le Parti Socialiste.
09:39 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : loi hadopi
27.04.2009
Tom attends que j'ai du temps et ce, par tous les temps (rarement vu un titre aussi à chier!)
Lorsque le manque de temps s’accouple avec le manque d’inspiration, çà donne Tom Waits. Bref, on a vu pire. Aujourd’hui, je n’ai rien de spécial à dire et je n’ai vraiment pas le temps de développer dessus. Résultat ? Ben, résultat, je prends du retard sur mon taf tout çà pour ne pas vous laisser en carafe car, je le sais que vous attendez mes notes comme un puceau attend sa première vérole. Mais quoi ? Vous ne voudriez tout de même pas que je passe mon temps à rédiger une bafouille pour satisfaire vos plus basses envies au risque de me voir viré de mon taf car je passe du temps sur mon blog. Et ensuite, hein, ensuite ? Je vous le demande ? Je vais boire, oui, boire, puis taper sur mon chien et insulter ma femme jusqu’au jour où je ferai l’inverse. Alors je coucherai sous les ponts, et là ? Ben vous serez bien emmerdés, car sous les ponts, point de connexion internet ! Alors ? Vous aurez l’air malin ! Ah çà fait réfléchir tout de suite ! Alors, je retourne bosser, bande d’ingrats !
16:42 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : tom waits
26.04.2009
La chanson qui déchire: Ann Peebles
Lorsque le temps vient à manquer, on ressort la catégorie "La chanson qui déchire" pour se faire plaisir un dimanche matin maussade. Ann Peebles, elle vous change une météo en un tour de chant.
07:26 Publié dans La Chanson qui déchire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.04.2009
BEN FOLDS
Alors oui, vous allez me dire « tiens, tu nous parles pas du nouveau DEPECHE MODE ???? ». Et bien non. Un disque aussi mauvais mérite au mieux une chronique dans un Télé Z Poche du 11 janvier 2019, avec pour titre « 10 Ans plus tard, qu’en est-il de cette bouse ? »
Pour l’heure, on s’occupe de Ben Folds. Un type rigolo, né en 1966, qui, et c’est ce qui va le perdre peu à peu, apprécie autant Elton John que Lennie tristano. Résultat ? Avec son groupe, les Ben Folds Five (car ils étaient 5 originellement….), il va produire une musique pop matinée de touches jazzy. Car c’est avant tout un virtuose du piano, qui, sur scène, explose littéralement, et c’est bien là le soucis du groupe. Autant, sur scène, c’est l’explosion, autant sur disque, on le croirait bridé par une production un brin étriquée. Le groupe sortira trois albums, puis un quatrième qui regroupe des faces B, des live et autres raretés. De ces trois albums studio, un seul est véritablement réussi. Le premier est trop scolaire, pas assez mature, et un peu timide.
De plus, les chansons ne possèdent pas encore ce lyrisme propre au groupe qui va faire de « Whatever and ever amen », leur second album, une merveille. Des chansons pop, sans être trop calibrées, sur des grilles d’accords de jazz qui nagent au milieu de refrains imparables. Mais parfois, oui, parfois, de petits travers pointent leur bobine chantillysée…. En effet, certaines ballades sont un peu mièvres et nous ramènent à sa culture pop, pas toujours de très bon goût, tel que Billy Joël. Mais lorsqu’il s’en prend à ses souvenirs de jazz, qu’il y met des chœurs pop de toute beauté, on frôle parfois la perfection, comme sur « Smoke », sublime de fragilité. Il y a aussi des titres nerveux et enjoués car Ben Folds Five s’écoute avec le sourire façon banane ou le rictus d’une mélancolie familière.
Avant la sortie de l'album suivant, Ben Folds sort un album anonyme « he fear of Pop volume 1 », sorte de mélange de pop, de funk, le tout dans un bordel expérimental très réussi, qui ne sera malheureusement pas reconnu à sa juste valeur et passera totalement inaperçu.
Le troisième album va quand à lui, passer la ligne jaune à plusieurs reprises. « Narcolepsy » qui ouvre l’album est tout bonnement fantastique, avec ses notes de piano égrenées à la vitesse d’un ouragan, et sa construction en mille feuilles… 5 minutes intenses qui placent la barre tellement haute que du coup, la suite va peiner un peu. Les mélodies ne seront pas toutes à la hauteur de ce premier titre, et les arrangements parfois trop grandiloquents font que les titres se prennent souvent les pieds dans le tapis. Mais ne boudons pas notre plaisir, le tonitruant « Army » avec son pont en claquettes, le dramatique (au sens noble du terme) « Hospital song », le « Jane » tout droit sorti du « Gaucho » de Steely Dan, ou le merveilleux « Mess » redressent une barre parfois un peu larmoyante comme sur « Magic ». C’est sûrement avec « Regrets » que Ben Folds se ramasse le plus, où la chanson, qui prend dès le début un envol casse gueule se vautre littéralement en fin de course dans une débauche d’énergie, de chœurs et de chantilly….
Le groupe se sépare ensuite, laissant un goût de trop peu, car, mise à part leur deuxième album quasi parfait, les autres ont des allures inachevées. Ben Folds entame alors une carrière solo, avec tout d’abord deux albums plus axés sur la pop, dans l’ensemble assez réussis pour qui aime la pop légère, qui fait sourire ou chanter sous la douche. « Annie Waits » par exemple est une chanson parfaite pour se réveiller. « The ascent Of Stan » sur son premier album est peut-être le point culminant entre excédant de sentiments et réussite des arrangements feu d’artifices. Tout n’est pas excellent dans ces deux premiers albums solos, et surtout, il n’oublie pas pour autant ses travers un peu pathos parfois, mais lorsqu’il réussit une chanson qui n’en fait pas trop, il l’a réussi parfaitement, et çà lui arrive tout de même très souvent. Il reste avant tout une bête de scène qui bouffe littéralement son piano lorsqu’il joue.
Et là, c’est le drame, un troisième album totalement raté où Ben Folds quitte le mélodrame pour naviguer dans le kitch. Une horreur du début à la fin. Ne reste plus qu’à espérer qu’il reprenne enfin le cours de sa création modeste et colorée, un peu comme il ne reste plus qu’à espérer que DEPECHE MODE se sépare enfin.
21:32 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ben folds
Critique Rauque
J’avais préparé une belle note, mais bon, comme je n’ai plus accès à Youtube, çà attendra que je puisse l’éditer chez moi. En attendant, je vais vous parler de mon destin gâché.
Je m’aperçois ce matin que je me suis trompé de métier. Oui, j’aurais du faire critique rock dans un magazine de programmes télévisés. Mais pas un truc pompeux où il faut compulser le petit Larousse à chaque tournure de phrase pour faire un peu sérieux. Plutôt un canard comme mon programme télé qui ne s’embourbe pas dans des explications littéraires à la croque moi le jambonneau. En lice aujourd’hui, pour accéder au disque de la semaine de mon journal télé, le nouveau CALOGERO, et le nouveau BOB DYLAN. Bon, perso, j’avais déjà une petite idée sur la question, pas par manque d’objectivité, mais plutôt parce que je n’ai entendu qu’une chanson du nouveau CALOGERO alors que j’ai déjà entendu le nouveau BOB DYLAN.
En substance, le canard dit que DYLAN joue la tranquillité en ressortant de vieilles recettes (ce qui n’est pas vraiment exact) alors que CALOGERO ose des trucs. Ah bon ? A part qu’il fait appel à de nouveaux auteurs type Goldman ou Dominique A (cherchez l’erreur…), j’ai comme un doute. Admettons. DYLAN joue toujours ce vieux blues du Bayou, sans âme, et se rapproche de l’univers de TOM WAITS, notamment sur un titre… Excusez-moi du peu, mais çà m’a tout l’air d’être quand même une petite nouveauté. CALOGERO, quant à lui, façonne des pop-songs calibrées FM bien ficelées et bien produites. Mouais, rien de bien nouveau sous le soleil en fait.
A l’arrivée, le nouveau DYLAN est qualifié de « Bon album » alors que le CALOGERO est qualifié de « Bon disque » (ou l’inverse, je ne sais plus….). Bref, photocopier un avis pour deux disques radicalement différents, sans même parler de la « question de goût », c’est un raccourci éblouissant. C’est également oublier que l’un a plus de 40 ans de carrière et quelques uns des disques qui ont le plus bouleversé le paysage musical du siècle passé à son actif, et qu’il peut donc se permettre de se reposer en sortant un bon disque, même « tranquille », pendant que l’autre aligne poussivement 4 albums laborieux (je le sais, j’ai eu le malheureux hasard de les écouter….) depuis 10 piges à peine. Qu’on aime ou pas Dylan, qu’on aime ou pas son dernier album, je trouve juste effarant d’avoir l’audace de coller ces deux artistes côte à côte, analysés sur 10 lignes, avec, visiblement, la même attention et le même vocabulaire.
Du coup, je me suis dit que j’aurai pu être critique rock dans ce canard les doigts dans le nez.
AUJOURD’HUI EN NOUVEAUTE DANS VOTRE JOURNAL PREFERE :
Miles Davis : Kind of blue (Réédition)
Ce joueur de trompette très connu dans les années 50 et 60, amant de Juliette Gréco joue de la trompette comme BHL manie le stylo. Avec aisance, grâce et pertinence. Par ailleurs, il est très bien entouré puisque certains des musiciens sont assez connus dans le monde du jazz et auront, grâce à ce disque une petite carrière. Un certain Coltrane, et un certain Evans qui auront le (France) Loisir de sortir une poignée de disques reconnus par les connaisseurs comme faisant parti des disques plutôt réussis. Miles Davis joue donc de son instrument d’une jolie manière, enchaînant des titres plutôt beaux, bien qu’un peu répétitifs et longuets. Seul vrai reproche à faire à ce disque, il est un peu mou. Bref, à l’époque, le disque connu un petit succès et ce n’est que justice de le voir enfin réédité…. (Hein ? çà fait longtemps qu’il a été réédité ? Ben, qu’est-ce que je fous là ? Hein ? C’est une nouvelle réédition ? Putain, c’est dur journaliste rock ! Je ne bosse pas à TELERAMA moi, merde !)
Norah Jones : Not Too Late
On ne sait que choisir. Autant de titres lumineux sur un seul disque, c’est presque surréaliste. Norah Jones semble touchée par les anges à chaque fois qu’elle effleure son piano et que sa voix de déesse palpite au creux de votre oreille. Certains diront vulgairement « Mouais, Norah Jones, t’en as entendu un, tu les as tous entendu ! » Et bien non, d’abord parce qu’elle change de robes à chaque pochette et qu’en plus, elle change de chansons à chaque disque. Elle ne s’éternise pas dans des solos à rallonge, elle construit son jazz si novateur de façon très subtile, en ne calculant absolument rien, pas même ses bénéfices.
Et puis, elle a su amener le jazz sur NRJ et rien que pour çà, elle devrait être félicitée. Un nouvel album qui implique un changement dans la continuité et qui vous garantit des heures d’écoute sans la moindre lassitude. (Heuuu, Robert, c’est bien elle qu’a chanté « My baby just cares for me » ? Hein ? C’est qui ? Nina qui ? T’es sûr ? Cà me dit rien. Bon, ben, je mets rien, pas envie de passer pour un con non plus….)
En conclusion, je dirais bien qu’un journal Télé devrait se contenter de filer le programme, de coller 2 étoiles au « Parrain » pendant qu’il en file 3 au « Grand Pardon » sans se mêler de donner son avis sur la musique, bonne ou mauvaise, çà lui permettrait peut-être d’être lu ailleurs que sur les chiottes.
09:58 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
20.04.2009
Je suis une couille
Je suis une couille. Vous vous dîtes : « qu’est-ce que c’est que ce titre, çà fait un bail qu’on le sait ! » Franchement, c’est moyen de votre part. Car après tout, chaque jour ou presque, je me tue à vous faire découvrir des choses que tout le monde connaît, et çà, c’est pas donné à tout le monde. Je pourrais vous parler d’un truc de fou qui sera célèbre dans deux mois, tellement c’est d’la balle se race, mais franchement, je crois que je vous décevrais. Et puis, surtout, comme tout bon auteur qui se respecte, je prends soin de mon lectorat. C’est vrai, si je faisais dans le trop fin, le trop subtil, le trop dur à comprendre, le trop « Hé ho, t’es mignon, mais j’ai même pas le bac ! » vous seriez largués. Alors, je vais quand même pas prendre le risque de me priver des quatre pèlerins qui me lisent avec autant d’intérêt que s’ils regardaient le sucre fondre au fin fond de leur café sans saveur, payé une fortune dans une machine à café qui leur déverse du jus de chaussette sous vide en leur faisant croire que pour ce prix là, ils vont pouvoir causer de toutes urgences à George Clooney ! Non, je dis non, et non. Voltaire déjà à son époque trouvait que c’était fort de café que de payer pour traverser les rivières sans nom du désir absolu d’un couloir de sentiments. Alors, vous pensez bien, quand ce matin, on m’a dit : « Au fait, t’as sorti un truc à manger pour ce soir ? » je me suis dit que la journée était mal engagée. Alors, franchement, me sortir les doigts du fondement pour torcher une note brillante pour des gens qu’en n’ont rien à carrer et qui ne pensent qu’à prendre du café avec El Gringo, moi, çà me débecte! Je ne peux même plus dire que je suis en colère, non, là, çà dépasse ce stade ! Pour vous dire, je suis déçu !
PS : Cette note est probablement la plus « Cà part en couilles » de ma vie, mais, je l’avais plus ou moins annoncé dans le titre.
PS 2 : Elle était pas mal, bien mieux que la PS 1.
PS 3 : Je ne sais pas, j’ai pas les moyens de me l’offrir.
PS 4 : Pas encore sortie !
PS 5 : Si vous trouvez le rapport entre le titre et le groupe dont vous trouverez un extrait plus bas, vous gagnez un truc.
PS 6 : J’espère que mon lectorat a un sens de l’humour très développé, vu que je viens de copieusement le traiter de buse du siècle…
14:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
18.04.2009
Blog à part
Dans la série publicité pour les copains, j'annonce la naissance d'un blog attendu par le plus Calemboureur d'entre nous, le roi de la vanne carambar, l'enterreur de grosses têtes, le faux soyeur de bide & musique... L'immense, le grand... Ah ben oui, au fait, c'est quoi son nouveau pseudo sur la toile????? Bon, bref, c'est ici http://uneplumesurlefil.hautetfort.com/
Comme toujours, vous retrouverez le lien en haut à droite!
23:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


