30.06.2008
Plâtre et ciment
J’aime bien bosser avec un petit fond musical. J’ai d’ailleurs conscience d’avoir beaucoup de chance sur ce point, car je sais que ce n’est pas donné à tout le monde. J’en profite d’ailleurs pas mal, car je ne sais pas combien de temps cela va durer. Mais, depuis ce matin, une entreprise fait des gros travaux dans mon bâtiment. Cool. Cà abat des murs à coups de masses, çà perce dans le béton, çà cloute, çà ponce…. Et ce, pendant deux semaines. Du coup, la musique, je peux me la tailler en pointe. « Désolé pour les petits désagréments à venir » disait une affiche du service technique qui gère les travaux. Tu m’étonnes, j’ai les pieds qui vibrent depuis ce matin, les oreilles de Mickey, un pivert au milieu du crâne, un brouillard londonien s’est lentement installé dans les locaux…. »Keuf, keuf, keuf… tiens, keuf keuf keuf, les nuages sont vachement bas aujourd’hui…. Ah non, c’est la poussière… ! »
Heureusement, c’est pour avoir de beaux locaux tout neufs….
- Ah bon, la baie vitrée plein sud, c’est obligé ?
- Ben ouais, mais y’aura des stores.
- Ah bon, sur toutes les fenêtres ?
- Ouais ouais.
- Ah bah çà va, cet été, on n’aura pas trop chaud…
- Ah bah non, c’est l’année prochaine, on n’a pas eu le budget !
- Une clim’ ?
- Pas le budget !
- Un ventilo ?
- Pas le budget !
- Un glaçon ?
- Pas le budget !
- Bon, ben, moi, je viens plus bosser !
- Ah bon, tu n’as plus de bagnole ?
- Non, plus d’essence !
- Ah bon ?
- Hé non, pas le budget !
16:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
25.06.2008
Dialogue
De nombreux sous-doués, boursouflés d'inculture me demandent pourquoi la Vénus (De Milo) et le Petit Prince (de Saint-Exupéry) étaient fâchés à mort. C'est simple. Revoyons les faits. La Vénus de Milo avait mauvais caractère.
PETIT PRINCE - Bonjour, Vénus de Milo.
VENUS DE MILO (Battant des Moignons) - Bonjour, Petit Prince.
PETIT PRINCE - S'il te plaît, dessine moi un mouton.
VENUS DE MILO - C'est Malin! Petit Con.
Pierre Desproges.

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18.06.2008
Bien bien bien...
Je vois que je passionne le monde avec ma théorie des cordes. Demain, je vous parle de ma bite, peut-être que vous serez plus attentifs!
22:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.06.2008
La théorie des Cordes
Hier, je vous parlais des fantômes, des esprits, et autres trucs un peu obscurs. Dans la plupart des cas (tous ?), il s’agit d’entourloupes de tout poil, sans fondement, preuve et trace concrète. Soyons fous, et, sans aller jusqu’à spécialiser ce site, qui dès demain redeviendra un haut lieu de la gaudriole et du rock’n roll, abordons l’épineuse question de la théorie des cordes.
En gros…existe-t-il un (ou plusieurs) mondes parallèles….
Je vous vois déjà (en haut de l’affiche) me disant : hé l’aut’ mais t’es fou non, il est même pas 14 heures !
Certes, mais il n’y a pas d’heure pour en parler. Et justement, je ne vais pas m’amuser à vous parler d’un truc que je ne maîtrise pas vraiment, alors si vous avez du temps devant vous, je vous conseille ce documentaire qui cause de tout çà vachement mieux que je n’aurai pu le faire….
Et comme disait l’autre….
« Moïse a dit : tout est loi
Jésus a dit : tout est amour
Marx a dit : tout est argent
Freud a dit : tout est sexe
Puis Einstein a dit : tout est relatif ! »
Par contre, faut avoir un peu de temps devant vous. C’est un peu long….
13:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : la théorie des cordes, einsteint, arte
16.06.2008
Cà vous paranormal à vous?
Je suis quelqu’un de relativement pragmatique. La tête sur les épaules, tout quoi. Du coup, le jour où j’ai vécu un truc un peu bizarre, pas normal, je me suis posé un tas de questions. Est-ce que j’ai tourné la carte ? Est-ce que les autres vont me regarder bizarrement ? Surtout que mon histoire prête plus à se bidonner qu’autre chose.
En clair, et pour faire court, un soir, dans une vieille baraque, chez un pote, en plein milieu de la cambrousse, alors, qu’on mangeait tranquille, dans une lumière un peu tamisée et autour de tous les bruits qui vont avec une vieille demeure de ce genre….. J’ai vu de mes yeux vu, un pot de Nutella familial tout neuf (donc relativement lourd…), posé au-dessus d’un frigo (au milieu de ce frigo…) tomber au sol. Tout seul.
Ouais, je sais, on se marre, on se tient les côtes :
Cà y est, il a vu la lumière, faites ripper la camisole… n’empêche que je sais ce que j’ai vu ! Et du coup, je me suis mis à fouiller sur les trucs paranormaux. A lire des bouquins, regarder des émissions, chercher sur le net. Et là, faut bien se rendre à l’évidence, les preuves, documentaires un peu sérieux sont plutôt rares…
Encore une fois, je suis du genre à avoir les pompes bien accrochées au sol, et la tête sur les épaules, alors, c’est d’autant plus troublant de ce dire qu’on a vu un truc qu’on ne maîtrise pas.
Alors, qu’en est-il des témoignages divers et variés ? Malheureusement, ils ressemblent plus souvent à çà….
14:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : la dame blanche
10.06.2008
Fête de la Musique
Ahhh, la Fête de la Musique. Encore une bien belle initiative que nous devons à notre Lang national. Le temps d’une soirée, vous et moi, pour peu qu’on sache jouer plus de deux notes d’affilée sur n’importe quel instrument, avons la possibilité de se prendre pour Elvis Halliday.
Les initiatives apparaissent à chaque coin de rue dans un Paris qui revit et qui reprend, l’espace d’un instant, cet air festif qui a peu à peu disparu sous l’ère Chirac. Bref, on peut faire du boucan autant qu’on veut sans avoir les voisins sur les endosses.
C’est comme çà qu’un soir de Juin de l’année… 1997 ( ?), mon « groupe » et moi-même avons organisé le concert du siècle ! « LES FRAISES TAGADA » jouaient live ce soir là, en exclusivité mondiale, pour la modique somme de gratos, pas au Parc des Princes, Pas à Bercy, pas au Zénith, non, dans l’arrière cour de chez Momo, un pote qui tenait la brasserie du coin, dans un arrondissement perdu. Autant dire qu’il s’agissait là du deuxième évènement planétaire du siècle, après Woodstock quand même…
Perso, j’étais bassiste, une sorte de réplique exacte de Paulo le scarabée, avec quand même un côté John Paul Jones, parce que bon, on n’est pas des tapettes ! Notre créneau, c’était plutôt le rock couillu, avec des paroles marrantes, un brin keupon quoi…
Tout commençait bien puisqu’il rinçait comme vache qui pisse, et que donc, nous voici en train de monter le matos sous des cordes en se disant que le concert pourrait bien être annulé, mais fort heureusement, une éclairci nous permis enfin d’espérer…. Evidemment, mes petites baskets ont vite morflé, et me voilà affublé d’une paire de chaussures en terre glaise du meilleur goût. Rock’n roll.
L’ambiance est chaude comme un décolleté à TITAM, on enquille une bière ou deux, et le public se pointe par milliers, enfin, par centaines, ouais, par dizaines… Hein ? Ouais par poignées… de deux. Bref, au bout de quelques heures, nous arrivons péniblement à amonceler une vingtaine de personnes… Que des potes.
Evidemment, sur l’avenue joue (de mémoire) SINCLAIR, le juré actuel de la nouvelle star, et forcément, d’un point de vue strictement décibélique, çà envoie un poil plus. Pas grave, on entame !
Le leader chanteur/guitariste/compositeur/producteur/conducteur d’estafette, monte sur la scène….sur l’estrade et lance un : « Bonsoir Paris ! » Tout le monde est mort de rire, nous, on ne comprend pas vraiment pourquoi. Bref, on, two, tree…. Et pan ! On entame. Sauf que le batteur frappe comme un sourd (ahhhh ….. C’est çà l’intérêt de la « Balance ») et que du coup, personne n’entend rien…. Rock’n roll.
Je me ruine donc les doigts sur la basse pour essayer de me faire entendre, et on finit par régler, plus ou moins le problème…. Les bières continuent de couler à flots, au point que le guitariste/chanteur/leader/alcolo est rond comme une queue de pelle, et aligne péniblement son texte…quand aux accords, ils sont tout simplement faux une fois sur deux…
Et là, l’air de rien, le chanteur/ivrogne lance des œillades meurtrières à une donzelle du public au point de ne pas voir qu’il est au bout de l’estrade, du coup, il se bâche royalement, emportant avec lui, le micro, et l’ampli… Rock’n roll.
Cà suinte la merguez façon charbon de bois, et les relents de binouze, mais bon, on se marre bien… Et après trois rappels (çà fait trois fois qu’on joue les mêmes morceaux quand même…) nous massacrons joyeusement un titre de R.E.M….et le chanteur/cirrhosé lâche sa gratte tout à coup pour aller gerber tripes et boyaux en backstage… sur le stock à Momo qui apprécie moyennement… Il finira dans les loges….dans les chiottes à prendre conscience de ce qu’est la gloire. Rock’n roll.
Ce soir là, il s’est remis à pleuvoir quand on a remballé le matos. A deux. Bah oui, Le leader de notre groupe était écroulé dans son vomi. Nous, tous justes bourrés. Juste ce qu’il fallait pour prendre conscience du fiasco de l’aventure, même si on avait bien rit.
Depuis, je n’ai pas remis les pieds à la fête de la musique. Ce soir là, perso, je me fais un plateau téloche. Avec un jus de fruits.
15:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : fête de la musique
05.06.2008
BON WEEK END
Et à bientôt!
Oh putain, je crois que je tiens la note du siècle!
23:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
27.05.2008
Nos amis financiers
Tom Waits passe prochainement au Grand Rex. L’occasion de voir un mythe passer devant ses yeux, sauf que le prix du billet moyen est équivalent au P.I.B. de la Belgique , et que du coup, le mythe se passera de moi. Déjà que les mômes sont réticents à l’idée de claquer 100 balles pour un disque, mais près de 1 000 balles pour une place de concert, faudrait voir à pas trop se foutre de la gueule du monde. Habituellement, je colle une image, ou un bout de son pour agrémenter mon petit mot, mais là, j’ai un peu peur de casquer des arriérés qui mettraient en péril mon P.E.L.
Neil Young avait fait le même coup en février dernier… On imagine bien le gars Tom appeler le lascar Neil pour lui demander quelques conseils. Financiers, forcément financiers.
- Salut Tom !
- Salut Neil !
- Alors mon con, çà baigne ?
- Ouais pas mal, et toi ? Il paraît que tu vas faire le Grand Rex ?
- Ouais. C’est bien comme salle ?
- Oui, c’est plutôt bien décorer, et puis il y a plein de beaux pigeons sur le rebord des balcons.
- Ah bon, ils ont installé un refuge pour piafs ?
- Non, mais au prix où on vend les places, y’a bien que des pigeons pour se pointer !
- C’est vrai que sur ce coup là, on se fait pas chier !
- Tu comptes te payer quoi pour ce prix là ?
- J’ai repéré un putain de déambulateur en or massif, il déchire sa race ! Et toi ?
- Je n’ai pas arrêté mon choix, un cendar en or incrusté de diamands…. Une horloge de chez Rollex… On verra.
- Tu te souviens de l’époque où tout le monde pouvait se payer nos billets ?
- Ouais, qu’est-ce qu’on était con !
- C’est vrai que c’est quand même plus classe de voir les costards cravates propre sur eux devant nous que des morveux qui viennent nous voir les larmes aux yeux.
- Tu m’étonnes, j’aime pas les jeunes. Cà fume, çà gueule, pis surtout, çà paye pas les impôts.
10:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : tom waits; neil young; le grand rex
23.05.2008
Coup de mou
Des jours comme çà, où l’on tenterait bien de dire un truc pour faire rire son voisin, mais faire rire quand on n’a pas spécialement envie de rire, ce n’est pas si évident. Alors, on ne dit rien, c’est plus simple. C’est plus en rapport avec la situation. C’est plus sincère aussi.
11:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.05.2008
Nostalgie camarade!
Aujourd’hui, je me sens dépassé. Par les évènements, par le temps qui passe, par la Porsche sur le périph’, mais bon, çà, c’est logique, je n’ai qu’une familiale.
Je suis un amoureux des disques. Un vrai, un pur, et si ceux de ma colonne sont déjà écrasés, ceux de ma discothèque sont en bon état, aussi vieux qu’ils puissent être. Je dis çà car, j’ai récemment pris conscience de ce que j’ai connu et de ce que mon fils ne connaîtra peut-être jamais. Quand j’étais gosse, j’admirais les disques en vinyle de couleur de mon père (rose, blanc, bleu, transparent, orange…). Je les regardais tourner sur la platine, et écoutais religieusement la moindre note, puis le temps a passé, et en 1983, il a acheté une platine CD.

Et là, déjà, ce n’était plus la même chose. Les pochettes ne sentaient plus le vieux carton, on ne pouvait plus les ouvrir comme un livre, ils étaient minuscules, alors que les vinyles, ils étaient presque aussi grands que moi, j’étais encombré et malhabile avec.
Et puis, j’avais beau regarder, plus moyen de les voir tourner. De toute façon, ils tournaient trop vite, bien trop vite pour lire le rond central.
Enfin, ni craquement, ni sillon, ni diamant posé dessus. Juste un bout de plastique moche qui se faisait avalé sans bruit. Sans vie. Certes, 20 ans après, on pouvait l’écouter encore et encore, mais bon, le plaisir n’était plus le même.
Et aujourd’hui alors ? Alors, les disques se trouvent sur internet, en deux clics, sans le plaisir d’aller fouiller un rayon et de tomber par hasard sur un chef d’œuvre qu’on recherche depuis des lustres. Et les lecteurs ? Aussi gros qu’un timbre poste, aussi froid qu’un frigo.
Je n’évoque pas le contenu, car chacun voit midi à sa porte, même si, là encore, je sens bien que je ne suis plus à l’heure. On préfère télécharger en masse une sonnerie de portable à la con plutôt que de claquer le moindre centime pour acheter un disque.
Et la prochaine génération alors ? Aura-t-elle un baladeur mp3 directement greffé dans le fondement, histoire de rester en accord avec la musique écoutée ? Pourra-t-on appeler directement l’artiste pour qu’il vous chante son dernier titre ?
« - Allô ? Pascal ?
- Oui ?
- Tu peux me chanter ta dernière merde ?
- Ben, il est trois heures du mat’ !
- Oui, mais j’ai un besoin vital !
- D’écouter ma musique ?
- Non, de faire chier mon voisin Ducon ! »
Mais je résiste comme je peux. Je prouve que j’existe comme dirait cette sacrée France. Et la relève est assurée. L’autre jour, je me baladais dans un magasin dont je tairai le nom, et j’étais avec mon fils de 21 mois. Je farfouillais les rayons, comme j’aime tant le faire… Mon gosse s’est posé à côté de moi, m’a regardé faire, puis, dans la pile d’à côté, s’est mis à faire la même chose. Prendre le disque, le retourner, le regarder, le reposer…. Il me regardait en bredouillant son baveux « Papa… ». La vache, j’étais fier. Jusqu’au moment où j’ai vu qu’il avait un disque de Phil Collins dans les pognes, le p'tit con!
Maintenant qu’il sait comment chercher les bons disques, va peut-être falloir qu’il apprenne à les trouver.
14:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



