03.07.2009

ONEIDA - Rated O

L’année dernière sortait le premier album d’une trilogie annoncée par Oneida. Oneida, c’est un groupe affolant, imprévisible et probablement drogué. Des longues étreintes sonores bouillonnantes attendent l’auditeur. La suite de cette trilogie sort ces jours-ci sous la forme d’un triple album époustouflant. Lo pochette ressemble fort au précédent opus, à la différence que le code couleur a changé et qu’il annonce justement la couleur ; Ce disque sera noir ou ne sera pas !

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Impressionnant de tension, sans le moindre temps mort, Oneida invente un langage musical qui rappelle le Krautrock le plus fou (Can période Tago Mago), les Stooges (période Fun House), le dub le plus dément, les sonorités de Suicide (période Suicide) et des guitares façon Sonic Youth ou Liars (période Drum’s Not Dead). Bref, un mélange volcanique qui débute par une déflagration électo qui surprend un peu et qui va lentement évoluer vers des terres de plus en plus hostiles et jusqu’au boutistes. Au fur et à mesure que l’album se déroule sous vos oreilles éberluées, les morceaux prennent de l’ampleur pour s’étendre jusqu’à la vingtaine de minutes. Une musique ultra répétitive mais qui ajoute des couches soniques de plus en plus assourdissantes. Au milieu de ce chaos d’une beauté insondable se love un sitar que jamais, qui n’oublie pas son psychédélisme au passage mais saborde peu à peu les rares tentatives mélodiques. A l’arrivée, un album qui ne laisse pas une seule place au calme, qui se prend pour une poupée russe et vous migraine le cerveau jusqu’à l’abandon. Un disque tonitruant, douloureux et abscons. Un excellent opus pour qui a les nerfs solides ! Un must de cette année 2009 !

03.05.2009

Henry Flynt & the insurections - I don't wanna

Disque du mois:

Je ne suis pas quelqu’un de fin. Il m’arrive d’être vulgaire même paraît-il. Ce n’est pas impossible. Malgré tout, il faut bien comprendre que cet endroit est avant tout fait pour écrire tout ce qui passe par la fenêtre. Parfois, je me récure le béret pour tourner de belles phrases, parfois non. Mais, j’essaye toujours de ne pas être prétentieux. Je n’ai jamais prétendu être la voix céleste de la raison commune en matière de goûts ou même de couleurs. Il m’arrive donc parfois d’employer des termes qui peuvent paraître excessifs ou inadaptés, mais c’est toujours sciemment, pour sombrer dans l’exagération. Une sorte de pied de nez à la réalité. Par exemple, lorsque je dis que Clapton serait mieux au bout d’une corde à nœud plutôt qu’au bout d’une corde de guitare, c’est juste pour dire que je n’aime pas Clapton. Je trouve sa musique, et notamment son blues trop aseptisé et démonstratif. Mais, encore une fois, tout est affaire de goût. Alors, si je vous dis que les White Stripes, Les Black Keys ou même le Jon Spencer Blues Explosion (que j’aime beaucoup) et autres Bluesmen feraient bien de prendre des notes à l’écoute de l’album de Henry Flynt, c’est à titre purement indicatif. Pour simplement signifier que je préfère l’aridité de son blues aux rondeurs des Black Keys. La guitare d’Henry Flynt n’est pas accordée, ou presque. Pourquoi faire d’ailleurs, il ne semble pas se soucier de ce qu’elle joue. Primaire et sauvage, rêche et cannibale. Un blues près de l’os, sous cutané qui vous gratte la plaie, cette plaie qui ne consent à guérir. Il y a chez Riton une rage indéniable, les dents serrés, à hurler les silences des douleurs. Ici, il n’y a pas de solos interminables, ni de grilles d’accords usés, abusés et désabusés. IL n’y a pas d’esbroufe, il n’y a que de l’authenticité ! Pour vous situer en deux mots cet hurluberlu, il fût mathématicien, philosophe, et musicien. Mais aussi, un des rares adhérents au Parti Communiste Américain ! C’est vous dire si le bonhomme a de l’énergie à revendre.

 

Vous donc un extrait de cet ouragan de trottoir, aux fins fond d’une Amérique sous chant de coton.

 


Henry Flynt
envoyé par impluvium

16.01.2009

THE CREATION - How does it feel to feel

J'inaugure une nouvelle rubrique aujourd'hui. Toujours centrée sur la musique. Rassurez-vous. Toujours bourrée d'humour. Rassurez-vous. Toujours aussi essentielle. Rassurez-vous. Toujours aussi con celui-là! Rassurez-vous.

The creation, groupe des années 60. C'est un peu les Kinks au Pays des Pixies. Un peu les Beatles au pays du crazy horse. Bref, de la pop classieuse et énervée, avec des choeurs à faire parfois pâlir les Beach boys. Qui nous rappelle que parfois, quand même, c'était mieux avant.

 

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J'ai découvert çà il y a un an environ, et depuis, ce groupe s'accroche à mes oreilles. Alors, lorsque j'ai trouvé une impression vinyle, je n'ai pas hésité. Groupe totalement méconnu, pour ne pas dire ignoré ou oublié, sa réhabilitation est pourtant fortement conseillée. Pour vous en convaincre, un extrait de l'album en question, et trois titres live, fabuleux.