07.11.2009
A comme... JOSEPH ARTHUR
Bon, çà aurait du me mettre la puce à l'oreille. Un gars découvert par Peter Gabriel, signé sur son pseudo label word prout prout, c'est louche. Pourtant, le temps de deux albums et un EP, Jospeh Arthur fût brillant avec ses pop song bancales qui sentent bon le crépuscule et l'asile d'aliénés. Bricolés chez lui, ses premiers disques étaient relativement originaux, et surtout, vachement bien produit. Triturant chaque piste sans pour autant en faire trop, il parvenait à compresser 5 minutes de petits miracles lumineux, avec cette voix écorchée, hésitante et touchante.

Et puis, vlan! Plus rien. Soutenu par un groupe au nom improbable qui m'échappe, il enchaîne depuis son second album les disques anecdotiques,, pour ne pas dire littéralement chiants comme un dimanche de plus devant Drucker qui s'entretient avec Danny Boon! Le cauchemar quoi. C'est ce que j'appelle le phénomène Badly Drawn Boy. Tout est dit en deux disque. Merci, au revoir. Dommage, il y avait des choses à faire avec ces ambiances enfumées. Remarquez, deux bons albums, c'est toujours 100 fois mieux que le tout venant que l'on nous fait bouffer à la téloche ou à la radio. Alors, ne boudons pas notre plaisir.
07:42 Publié dans L'Abécédaire qui va bien | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : joseph arthur
30.10.2009
B comme... BRAN VAN 3000
Je n’irai pas jusqu’à dire que le Canada et le Québec sont la lie de l’humanité, m’enfin, au niveau culture, c’est pas brillant brilliant les gars! Car bon, à part Titam et le sirop d’Erable, qu’est-ce qui reste ? Les chanteuses ? Non, on a dit pas les vannes ! L’accent ? Non, on a dit pas les vannes ! Le ciné ? Non, on a dit pas les vannes !!!!!!!
Il y a une bonne dizaine d’années, est sorti de nulle part un disque qui, au départ, n’était qu’un projet collectif sous la direction d’un DJ. « Glee » de BRAN VAN 3000 ne devait être qu’un disque, réunissant une grosse trentaine d’artistes venus de tous les horizons possibles sur feu le label des Beastie boys ! Résultat ? Un des albums les plus réjouissants de l’époque. C’est bien simple, celui qui me colle une étiquette sur cette galette, je lui paye des Pim’s à la cerise ! (putain, mais qu’est-ce que j’ai avec çà, moi ?) Malgré une grosse orientation hip-hop, on retrouvait dans ces 17 chansons du funk façon années 80, du hip-hop, de la soul, de la pop, du Métal, de la fusion, du ragga, de l’électro, de la folk, du slam, de la musette, de la polka….et parfois, dans la même chanson. Et bien, figurez vous que ce collectif était Canadien ! Si si !
Les titres s’enchaînent à une vitesse folle, ne laissant aucun répit à ce disque dément, joyeux, festif, dansant, mais surtout, foutrement efficace. Car il n’y a jamais un effet de style, tout s’enchevêtre royalement comme si cela coulait de source de tout mélangé. A l’écoute, on avait parfois l’impression que la tête pensante de ce collectif avait passé toutes les musiques de ces 50 dernières années au shaker pour tout recracher d’un bloc. Mais le petit miracle qui opère, c’est que jamais ce disque foutraque ne fait dans le capharnaüm. Bref, on s’amuse, on délire, on déconne, mais tout çà est fait sérieusement, dans le but d’amener un vrai projet. A l’époque, je prends ce disque en pleine gueule, comme une hardeuse dans un gangbang ! (c’est d’un goût çà…) . Un même titre débute sur un truc folk et doux, susurré par une voix féminine sexy en diable pour glisser en quelques secondes sur de la jungle. Un autre démarre sur un truc pop très sucré et dévie lentement en Punk rock furieux. Pas une seconde pour se reposer.
Malheureusement, le disque a eu du succès. Ce qui poussa son créateur à récidiver. Et là, on se paye du guest star de luxe, notamment avec Curtis Mayfield qui signait là son chant du cygne. Seulement l’appel des sirènes fût probablement trop fort et le disque ne retiendra que ce qui a marché lors du précédent, et pas ce qui a innové. Un disque dansant, avec quelques bons moments, mais globalement terne qui ne retrouvera pas la flamme du premier opus.
Quelques années plus tard, un troisième album verra le jour, littéralement catastrophique. Plus rien à sauver dans cette soupe limite « Dance » où l’esprit déconneur du début a totalement disparu. Dommage. Ce qui prouve une fois de plus que lorsque l’on fait un disque pour rire, sans avoir particulièrement le but de gagner du blé, on torche souvent un truc plus intéressant que lorsque l’on compte en vendre des camions entiers. Comme quoi, quand même, le Canada et le Québec… sortis de Céline Dion...
Note à moi-même : Faudra quand même que je pense à vérifier la nationalité de mes lecteurs, histoire de ne pas me fâcher avec la terre entière…
07:14 Publié dans L'Abécédaire qui va bien | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : bran van 3000
29.08.2009
S comme... Smith Elliot
Parce que le temps de deux albums, il m'a bouleversé, le temps de deux autres, il m'a ému, parce qu'il pouvait être capable d'être 4 Beatles à lui tout seul, et parce qu'il est parti trop tôt. Elliot Smith n'était sans doute pas le génie que l'on a bien voulu nous vendre, surtout après sa mort, mais il avait un talent pour le songwriting assez impressionnant!
07:02 Publié dans L'Abécédaire qui va bien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elliot smith
11.08.2009
D comme... Delgados
Formé en 1994, les membres du groupe, pour échapper à l'industrie de la musique, vont monter leur propre Label, Chemikal Underground, qui va jouir rapidement d'une bonne réputation dans le monde Indé. Si leur musique n'a au départ rien d'exceptionnelle, pop indé sans prétention, ils vont, le temps de deux albums, devenir éblouissants.
"The great Eastern", sorti en 2000 est produit par l'immense, mais parfois encombrant, David Fridmann. Responsable de l'envol de deux autres groupes et membre à temps partiel et occasionnel, il va faire des Mercury Rev un merveille boisée et subtile avant un crash en pleine ascension, et transformer les Flaming Lips en groupe incontournable d'une pop racée et mélodique. Son sens de la production décuple les évidentes qualités des Delgados en y ajoutant cordes et arrangements compressés.
L'album reçoit les éloges des critiques mais ne rencontre pas le succès attendu. Plus tard sortira "Hate" qui suivra la même lignée, avec mélodies imparables et une nouvelle fois production délicate et grandiose à la fois. Un dernier album verra le jour avant le split du groupe, lassé de l'indifférence générale.
Pourtant, l'espace de deux albums, ce groupe tutoie les plus grands sans jamais donner dans la grandiloquence, contrairement à Mercury Rev qui a finit par se vautrer définitivement dans la chantilly mal tournée. Bien sûr, certains y voient de la pop facile et sans intérêt, pour ma part, j'y vois de la belle ouvrage, tenue par des artisans sans prétention qui ont su, le temps de deux albums fabuleux, trouver une formule magique qu'ils ont depuis emmené avec eux. Et, finalement, c'est tant mieux, ils auront ainsi évité la redite ou pire, la surenchère. Bref, il faut savoir raison garder comme qui dirait, et se contenter de ce que l'on a su nous donner!
07:40 Publié dans L'Abécédaire qui va bien | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : the delgados
28.07.2009
M comme... MAZZY STAR
En ces temps de supposée chaleur, un groupe qui rafraîchit et qui donne plus envie de se blottir sous la couette à faire des trucs coquins, voire un peu sales pour les plus aventureux plutôt que de se balader en string léopard sous le cagnard estival. La chanteuse Hope Sandoval a tout pour vous faire préférer la couette en plus. Allez, moment glacé de la journée. Habituellement, je vous fais un petit résumé de la carrière du groupe, mais là, franchement, j'ai la flemme. En gros, si vous aimez Dylan, le Neil Young acoustique, les ballades folk les ambiances éthérées, et le calme et la volupté, c'est pour vous. Si vous être plus branché Death Metal et sacrifice de vierges à peine pubères une soir de pleine lune... Passez votre chemin. Et allez chez le psy!
mazzy star - flowers in december
envoyé par jesus_lizard. - Regardez plus de clips, en HD !
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22.07.2009
U comme... UNKLE
A l’époque, le projet est annoncé en grandes pompes comme étant le projet de folie de DJ Shadow, entre autres. Truffé de guests prestigueuses, ce n’était plus un disque, mais les marches de Cannes un soir d’ouverture. Tomp Yorke, The Verve, Badly Drawn Boy, un Beastie Boys, et bien d’autres encore. Du coup, attire par une affiche comme celle-ci, j’ai acheté le disque les yeux fermés. Surtout qu’en plus, la promotion du disque annonçait en fanfare la présence du génial Mark Hollis, alors, forcément… Ce type là pourrait chanter l’annuaire que j’ouvrirai une nouvelle ligne téléphonique pour en avoir un exemplaire. Pochette étrange que ces robots venus d’ailleurs, et sans avoir entendu la moindre note, me voici à la caisse ! UNKLE, à cette époque, c’est un mélange de rock, de hip-hop, de pop et de trip-hop.
Du DJ Shadow pur jus comme il sait parfois en pondre, sans le moindre temps mort ou presque. « Psyence fiction » contient des titres percutants, instrumentaux, rappés ou chantés, et forcément, une production sans faille. Bien entendu, il y a une ou deux faiblesses. Le titre avec Badly Drawn Boy encore inconnu à l’époque aurait pu le faire sombrer dans l’oubli définitif. Mais voilà, outre les grandes réussites du disque, il y a « Rabbit in your headlights » avec Tom Yorke. Peut-être le meilleur titre de Radiohead, sans Radiohead. Enorme et lancinant, il bénéficie en plus d’un clip original et bien foutu. Le titre tendu comme un fil de pêche accroché à son squale, ne lâche jamais prise et se termine en feux d’artifices. Yorke y est finalement assez sobre, chantant les dents serrées, et n’ajoutant rien de superflu. Les titres directement orientés Hip hop sont très réussis, ceux qui lorgnent vers le rock sont, eux, nettement moins maîtrisés, mais l’ensemble se tient plutôt bien.
La suite ? Le collectif se désagrège, et si James Lavelle, patron du label Mo’Wax reste aux commandes, DJ Shadow plie ses gaules. Le collectif se recentre alors plus précisément sur le rock avec un succès très relatif. L’album sort mais ne rencontre pas le succès du précédent, puis un troisième album verra le jour en 2007. Depuis le collectif alterne les projets comme les musiques de film, mais on peut se demander quel sera l’avenir d’un collectif qui a été réellement intéressant le temps d’un album, notamment grâce à l’immense DJ Shadow. Mais c’est vrai, quel album !
07:21 Publié dans L'Abécédaire qui va bien | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : unkle
17.06.2009
D comme... dEUS
Belgique, terre de contraste ! Comme expliquer sinon, le fait que sur un aussi petit territoire, on puisse voir émerger Lara Fabian et dEUS, Maurane et VENUS, Jacques Brel et Johnny Haliday, Tintin et Milou, Moules et Frites, Bruxelles et Annie Cordy ! Je suis allé en Belgique un soir. Paumé dans la brousse, je demande mon chemin. Je cherchais un hôtel Formule 1… J’ai compris au bout d’une heure que ce que tous ces belges m’indiquaient comme route, c’était pour me rendre…. Au circuit de Formule 1 ! Cà ne s’invente pas ! Bref, si on a l’habitude de jouer avec les clichés, on peut tout aussi bien se souvenir que la Belgique a été à l’origine de quelques groupes éblouissants, mais qui, c’est vrai, nous ont laissé un peu sur notre faim. J’en veux pour preuve dEUS. Groupe à géométrie variable dont Barman, Carlens et Trouvé sont les têtes pensantes, le groupe va pondre trois albums absolument magnifiques de bout en bout. « Worst Case Scenario » le premier album, ouvertement électrique, mélange distorsion et mélodies, avec quelques touches expérimentales, et une diversité flagrante dans les influences. On entend Beefheart, le Velvet, Zappa, Sonic Youth, du jazz, de la pop conventionnelle. Bref, un album foisonnant et excellent.
« In A Bar, Under The Sea » se fera sans Trouvé, parti suivre sa carrière solo. Album plus léger, mais aussi plus débridé. Dès le Funky-Punk « Fell Off the floor Man », le ton est plus festif. L’album enchaîne les titres pop, carrés de deux minutes, et les longues expérimentations sonores. L’ensemble est également plus calme, avec de belles ballades comme « Little Arithmetics » qui commence calmement avec de belles guitares sèches et un orgue tout en douceur, pour finir en fureur sonique limite cacophonique. Enfin, « For the roses », lente montée bruyante commençant en chuchotements et se terminant au bord de la rupture. « The Ideal Crash », troisième album, voit le départ de Carlens, élément sans doute le plus dingue de la bande, qui part s’occuper de son groupe. L’album est plus ramassé, les compositions moins débridées et la production appliquée. Mais c’est aussi l’album de belles réussites mélodiques qui donne à écouter des ballades pleines d’émotion, et des formats pop s’écroulant sous les cordes électriques.
La suite ? Deux albums de plus en plus décevants. Le groupe se focalise sur un son plus grand public, mais perd de sa folie créatrice. Dommage. En attendant, il reste trois albums fondamentaux et inépuisables, d’une force assez incroyable et d’une intelligence rare. Comme quoi, la Belgique pourrait presque passer pour un pays comme un autre !
PS : Ceci est évidemment une boutade, j’adore nos amis les Belges. Je kiffe le chocolat, la BD, les moules, et les mecs qui pissent dans les fontaines, alors….
07:33 Publié dans L'Abécédaire qui va bien | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : deus
15.06.2009
C comme... CHOKEBORE
CHOKEBORE, c’est le pain dans la mouille! Vlan ! Une gifle énorme, un mur du son façon mac 12, avec des chansons taillées dans la masse, mais sans jamais oublié le côté affectif. Troy Balthazar, qui entamera une carrière solo après la dissolution du groupe, au chant deux frangins aux guitares, et trois batteurs successifs, pour une poignée d’albums hargneux et tendus. Ces tordus viennent d’Hawaii, mais ne vous accueille pas avec un collier de fleurs. Ils vous tendent plutôt une corde, et vous somment de vous coller sur le tabouret pour coller un coup de pompe dedans.
Ils vous emmènent vers le bas, vous harponne comme un baleinier et ne vous lâche plus. Fulgurance des guitares, mélodies sombres et textes à l’avenant, Chokebore ne marquera pas les esprits, à part lors de quelques premières parties de Nirvana. Le groupe se sépare en 2005, après quasiment 15 ans d’existence, comme il est venu, dans l’indifférence générale, et malgré tout le raffut qu’il pouvait faire.
Dommage, ils avaient un potentiel faramineux. Le son de Mogwai, la mélancolie de Slint et de Nirvana, mais un public aussi épais qu’un timbre poste. Ils sont partis voir ailleurs.
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09.06.2009
B comme... Badly Drawn Boy
Badly Drawn Boy, de son vrai nom Damon Gough, fait parti de ces artistes qui promettent beaucoup dès leur premier album, trop sans doute, et qui, ensuite peine à convaincre sur la longueur. Après avoir sorti une grosse poignée d’EP encensés par la critique, il sort un premier album « The hour of Bewilderbeast », lui aussi salué par la critique, qui rencontrera un succès public assez remarquable pour un artiste aussi confidentiel. Mélangeant adroitement pop, folk et bricolage, sur des textes et un accent typiquement anglais, il éblouit par son sens de la mélodie directe liée à l’exigence des arrangements. Produit en collaboration avec Andy Votel, ce disque, peut-être un brin trop long, touche à tout, ou presque. De la musique orchestrale, avec une intro sublimement encordée, à la pop acoustique qui rappelle le Lennon de la fin des Beatles, il enchaîne les titres sans temps mort, ni espace, ce qui donne une impression d’homogénéité assez intéressante. Il semble manier avec autant d’aisance les tempos enlevés et les titres intimistes et mélancoliques.
Malheureusement, dès le second opus, son art semble connaître de sérieuses limites. B.O. de « Pour un garçon », film pour ma part totalement méconnu, l’album enchaîne les chansons anecdotiques et se perd sur des terrains qu’il ne maîtrise pas. « Have You fed the fish » suit la même direction d’une pop toujours moins convaincante, et
Badly Drawn Boy semble avoir perdu ce sens de la mélodie immédiate, et cette urgence qui faisait de son premier album une véritable réussite. Il faudra attendre « One + One is One » pour le voir enfin renaître. Si l’album connaît quelques faiblesses, il renoue malgré tout avec cette inspiration qui faisait son charme. On y croise à nouveau les Beatles, notamment sur cette façon d’entremêler les chœurs, période Abbey Road. Cette résurrection salutaire sera malgré tout de très courte durée, l’album suivant étant à nouveau très en deçà du maître étalon qu’est ce premier album.
Si l’on devait résumer la carrière de Badly Drawn Boy, on pourrait dire qu’après un début en fanfare éblouissant, la suite fait parfois peine à écouter. Bref, replongeons nous dans ce premier disque, qui aujourd’hui encore, parvient à me charmer, voire à m’épater, voire à m’éblouir !
09:47 Publié dans L'Abécédaire qui va bien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : badly drawn boy
06.06.2009
V comme... Violent Femmes
J’aurai pu faire un abécédaire dans l’ordre, mais non. D’abord parce que je n’aime pas ce qui est ordonné, et ensuite parce que je n’ai pas envie de me prendre le citron à suivre un ordre. Et puis, il fallait que je vous dise que Gordon Gano est un con. Oui. En 1981, il intègre le groupe « Violent Femmes », qui invente une sorte de punk-folk. Des chansons survitaminées jouées en acoustique. Bien sûr, cette formule va changer au fil du temps, et ils feront entrer l’électricité. N’empêche qu’en un disque, ils inventent un genre, se trouvent un style, un son, et surtout, pondent un album qui sera propulsé en moins de temps qu’il ne le faut pour devenir culte. Aujourd’hui encore, ce premier disque est considéré, à juste titre, comme un chef d’œuvre du genre. Tendu comme le slip d’un puceau à l’attaque de sa jeune et gourmande voisine, le disque ne lâche pas la barre du début à la fin, ne connaît pas de temps mort, et assène ses vérités comme d’autres des coups de boule. « Kiss Off » deviendra un classique « indé », et la pochette de l’album contribuera à le rendre célèbre. Bref, la carrière se prolongera avec plus ou moins de bonheur, sans jamais parvenir à frapper aussi fort que la première fois. Comme souvent. L’album sera réédité avec de bien bons bonus, comme un live qui reprend intégralement l’album, avec des versions plus sèches et tranchantes que jamais.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais non, ce con de Gano a marqué l’esprit malade de Gaëtan Roussel, leader des fadasses « Louise Attaque », et a même poussé le vice jusqu’à produire leurs deux premiers efforts. Bref, pas de quoi être fier ! Pas si sûr me direz-vous ? Comment ? Et ben oui, sans Gano, point de Roussel ! Certes ! Mais sans Roussel, point de « Blue Pétrole » du regretté Bashung dont il a composé facilement les ¾ des chansons ! C’eut été dommage, non ?
Bon, il s’en tire bien le Louise Attaque. Mais faudrait voir à faire gaffe quand même !
07:08 Publié dans L'Abécédaire qui va bien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : violent femmes; louise attaque


