05.05.2008

CA TEUTONNE?

Ah…. L’Allemagne. En voilà un pays à peu près aussi excitant qu’une endive trop cuite dans sa béchamel tournée. Avant, il y avait la RDA et la RFA. Le mur écroulé, l’Allemagne réunifiée s’est construite une identité… Mais bon, si on devait retenir quelque chose de l’Allemagne culturellement ? Certes, Lang (Fritz hein, pas Jack, un peu de sérieux tout de même….), certes Goethe, certes Ruben, certes Beethoven, mais bon, Derrick aussi, la choucroute aigre de nos dimanches foirés, l’accent tue l’amour qui vous transforme la plus belle des sirènes en routier moustachu pas sympa qui veut vous conter fleurette sur le bord de la route entre deux saucisses… Bref, ce n’est pas pour dire, mais les allemands cumulent. Et musicalement, c’est carrément catastrophique. Une tornade, un tsunami, les big-bang du mauvais goût. Comme si nous n’avions pas assez des nôtres, il a fallu qu’ils exportent leurs boutonneux. Tokyo Hotel. Rien que le nom me donne envie de torturer des chatons au fond d’une baignoire.

Question bouffe, c’est souvent aussi fin que culturellement… Au menu, charcuterie, patates et charcuterie. Le tout noyé sous un tonneau de houblon bien épais. La bière là-bas, n’est bonne que si elle est consommée directement dans un bocal.

Je sais, j’exagère, je crache des clichés mousseux qui sentent le graillon, mais il faut bien reconnaître que les Allemands, çà fait un moment qu’ils ne pondent plus grand chose. Pourtant, il y eut une époque ou les Teutons étaient bons. Surtout en musique. A la fin des années 60 et au tout début des années 70 par exemple. C’est environ à cette période que vit le jour le krautrock. Je ne m’étendrais pas sur l’histoire de ce mouvement, vous avez le lien qui le fera mieux que moi.

Tout çà pour dire que l’Allemagne, j’y suis allée trois fois. Et à part le fait que j’ai longuement peloté ma copine au fond du car scolaire lors de mon dernier voyage, que j’ai vomi deux repas sur trois, qu’on s’est fait coursé, moi et mon pote, par des fachos (je ne considère pas tous les allemands comme des fachos, très loin de là), que j’ai écouté ce qui se fait de pire en techno et que j’ai pris une cuite mémorable parce que j’ai bu un tord boyau maison à jeun, le matin en me levant, je n’ai pas gardé grand-chose comme souvenirs. Si ce n’est qu’en allant en Allemagne, nous sommes passé par la frontière Belge (et oui, à l’époque, il y avait encore des frontières….), et que la première chose que j’ai vu en entrant en Belgique, c’est un panneau STOP. Posé à l’envers. Comme quoi, l’Allemagne, c’est pas terrible, mais y’a pire ailleurs.