29.09.2010

NEIL YOUNG - Le Noise

Je ne suis pas critique musical. D’ailleurs, je ne suis pas critique du tout. Un simple auditeur lambda. Un peu plus fondu que la moyenne de certains artistes dont Neil Young. Mais force est de constater que depuis dix ans, Neil Young, c’est la roue libre. Il alterne les disques folk acoustiques pépères et les disques plus rock sans grande saveur. Le dernier en date constituait probablement l’apothéose de cette roue libre… Alors qu’attendre d’un nouveau Neil Young ? Et surtout, pourquoi tant de ferveur… Les critiques ici ou là se multiplient avant même la sortie. Avec l’avènement du net, on peut critiquer un disque un mois avant sa sortie et l’enterrer aussitôt. Alors qu’il sort, il n’est déjà plus sur aucune oreille, il a déjà été remplacé par un disque plus intéressant, ou plus anecdotique… Et finalement, qui prend le temps d’écouter un disque de nos jours ? Alors que sort Le Noise, nombreux sont les fans qui se demandent déjà ce que le Loner prépare pour la suite… Fût une époque, un disque faisait un an, aujourd’hui, il fait souvent une heure, le temps d’une écoute, jugé et archivé dans la foulée. Bien sûr, là encore avant la sortie, on entendait le troupeau de si… Et s’il avait fait un disque acoustique, et s’il avait joué avec le Crazy Horse, et si et si et si… Et si nous l’écoutions ce disque ? Bon ou mauvais, raté ou réussi, c’est avant tout le disque d’un artiste qui regarde l’Amérique au fond des yeux depuis 40 ans qui a souhaité sortir une œuvre telle qu’il l'a imaginée.

Soyons honnêtes, ce disque ne figurera pas dans les sommets du Loner… Mais soyons honnêtes jusqu’au bout, les sommets, ça fait un bail qu’il ne les atteint plus. Mais est-ce vraiment important ? Non. Un artiste, c’est un être humain, pétri de talent, de défauts, d’erreurs, de blessures, de renaissances ou de doutes et ce disque est un peu tout ça à la fois. Du talent, dans ce disque, il y en a, mais pas forcément exploité. Là où le disque surprend le plus, c’est dans la production et dans les choix qui l’accompagnent. Pourquoi tant de réverbération sur les voix, pourquoi toujours plus de guitares saturées alors que Lanois est l’un des producteurs les plus fins qui soient. Pour autant, une fois l’objet entre les mains, les conditions d’écoute s’avèrent nettement plus confortables que ces Mp3 moches que l’on écoute sur un PC inadapté. Le disque possède une ampleur considérable qu’un PC et sa paire d’enceintes 2x2 W ne peuvent évidemment pas retranscrire.

D’abord les chansons. Il y en a de bien belles… Passons rapidement sur les évidences, les deux morceaux acoustiques sont les plus réussis. Pas seulement parce qu’ils sont acoustiques, mais également parce qu’ils possèdent les plus belles mélodies du disque et que Neil Young, notamment sur « Peaceful Valley Boulevard » utilise une progression d’accords relativement inédite pour lui. D’ailleurs, Lanois sort enfin de sous les nuages et offre le meilleur de son talent de production en tarabiscotant les effets à sa manière, par petites touches, sans en rajouter, sans en oublier. C’est beau, c’est du grand Neil Young. Alors, si tout le disque avait eu cette couleur ? Et bien… Je n’en sais rien. Et à vrai dire, je m’en fous un peu. Il n’y aurait pas eu de débat, et entre nous, à part Dylan, quel artiste avec une carrière comme la sienne, parvient encore à déchaîner autant de passion autour d’un nouvel album ?

« Walk with me » qui ouvre le disque déroule une mélodie à côté de ses pompes, sans grand intérêt et même au niveau du riff, c’est du service minimum… C’est sur le final que se joue le morceau. Lanois triture la matière et le morceau mue vers un magma électro répétitif que l’on regrette de ne pas voir s’allonger pour prendre véritablement le pouvoir du disque. Si regrets il y a, personnellement, c’est ici. Les deux compères ont eu envie d’oser, tout en étant trop frileux pour se lancer dans un truc expérimental et complètement barré. Le loner prend des risques avec ce disque, mais à son niveau, on ne peut pas parler de suicide commercial… il s’amuse, mais avec la conscience de l’auditoire, ce qui freine sans doute ses ardeurs. Dommage. Le disque souffre aussi de son côté linéaire. Les morceaux électriques se ressemblent beaucoup et si « Hitchiker » sort du lot et s’avère très intéressant, des morceaux nettement plus faibles comme « Sign Of Love » ou le limite pénible « Rumblin’ » plombent un peu l’ensemble. Du coup, « Le Noise » nous donne à entendre un Loner énervé, parfois caricatural, notamment sur le « Angry Wolrd » où Neil Young est tout colère et tient à nous le faire savoir, mais aussi fatigué et parfois impuissant face à un raffut qu’il ne maîtrise visiblement pas toujours.

Bref, au bout d’une quarantaine de minutes, on se dit que si ce disque n’est pas une grande réussite, il n’est pas non plus le naufrage dans lequel nous avons été nombreux à vouloir l’embarquer après une première écoute déconcertante. Neil Young est parfois à terre, mais la bête bouge encore.

 

51rMim7WEsL.jpg

 

 

08.09.2010

NEIL YOUNG - American Stars'n Bars

Il trônait là, au milieu des autres, comme un peu perdu, sans savoir où aller, comme un contenu égaré au milieu d’un contenant sans murs. Et pourtant, je ne le sais pas vraiment encore, mais du haut de mes quinze ans, c’est la vague incandescente de ma vie qui s’apprête à déferler tout à coup.
Mon disque de Neil Young à moi. Pourquoi celui-ci ? C’est pourtant un des moins intéressants (le moins intéressant ?) de la décennie 70. Après une première face country de bonne facture (sans plus quand même) que j’aime bien, notamment « The old country waltz » et « Hey Babe », ou rock moins réussi avec le rageur et raté « Bite the Bullet », sur laquelle Neil Young réunit quelques amis (notamment Linda Ronstadt), une seconde face plus désordonnée apparaît… Entre les chutes de « Chrome Dreams », les titres montés à la va vite, le disque n’est pas très homogène…. Le très beau « Star of Bethlehem » est plus dans la veine d’Harvest, avec Emmylou Harris en backing vocals. Ce superbe « Will to love », enregistrée seul, où il s’occupe de tous les instruments…et bruits, 7 minutes flottantes, un peu étranges, des bruits que l’on pense être un feu de bois, une voix passée à la moulinette avec un effet assez difficile à déterminer, et des chœurs en décalé, et une fin en eau de boudin…mais que je considère comme l’une des deux plus grandes réussites du disque. Déjà, ce coton se plaît à tapisser mes rêves d’une douceur maladroite qui accueille mes maux les plus enfouis. Et une conclusion, « Homegrown » assez anecdotique…. Bref, un album fatigué, en demi teinte, qui m’a toujours plu, enfin, pas passionné, non, mais au moins séduit, mais ce n’est plus le principal pour moi…

Non, le principal n’est pas là. Le principal, je le prends en pleine tronche, un soir, une nuit. J’ai 15 ans. Je connais seulement Harvest que j’écoute depuis des lustres. Bizarrement, étrangement même, je n’ai jamais eu envie de chercher à fouiller plus avant dans cette discographie. Harvest me plaît, je ne sais pas trop pourquoi, mais le reste… Quel reste d’ailleurs ? Je ne le connais pas, et Harvest semble suffire à mon bonheur.
Et puis là, je tombe sur le vinyle de cet album que j’ai chourré, avec plusieurs autres, à mon père quelques années auparavant… « Tiens, je ne l’ai jamais écouté celui-ci ». Alors, je l’écoute, peinard. C’est bien, c’est tranquille. neil_y10.jpgCà bouscule pas un train de marchandises comme dirait un @mi, mais ce n’est pas désagréable du tout. M’enfin, je sens bien qu’il se passe quelque chose… Ou plutôt non, je sens qu’il va se passer quelque chose. Comme toujours, il est tard. J’ai toujours eu l’impression qu’il était tard dans ma vie. Je vis la nuit, même lorsqu’il fait jour, et les révélations les plus profondes, les lumières les plus intenses apparaissent au milieu de la nuit. Alors, j’écoute, je me balade, dans un train, au milieu d’une réserve, des apaches, des bars, mais qui est donc ce cheval fou, hein, qui ?
Et tout à coup, une guitare explose, d’entrée, sans autre forme de procès, Vlan ! Dans ta gueule semble-telle me dire. « Like a Hurricane » démarre sur le théme principal joué à la guitare. Une guitare sale et saturée, avec une vrai réverb’ d’ampli Marschall, pas une merde ajoutée post prod’. Et la mélodie s’empare de moi, s’enroule autour de moi. Il fait de plus en plus nuit. Forcément. Mes yeux ne sont plus mi-clos, ils sont fermés. J’écoutais souvent de la musique au casque, à fond, et dans le noir de mes yeux éteints… Pour ne plus survivre que par un sens, pour ne plus respirer que par l’ouïe, pour ne plus voir que les notes, les sons, les sensations. Neil Young entame son premier solo, et je n’ai pas encore réalisé à quel point cette première écoute va me bouleverser. La voix reprend le dessus, avec toujours ce synthé en fond, si léger que l’on l’entend à peine, et là, Neil Young porte le coup de grâce. Son deuxième solo, qui s’enflamme, souvent une note, rejouée encore et encore, puis sombre dans le chaos. A la fin, il se sert de la réverb’ comme d’un instrument de torture et frappe ses cordes avec son médiator, le fait crisser, mais ne joue plus vraiment. Un peu comme s’il voulait vider au maximum tout ce qu’il a à sortir de sa guitare, qui pleure, qui hurle tout ce qu’elle peut et lui sert de purge. Le Crazy Horse assène un dernier accord, qui tombe tel un couperet, le point final d’une œuvre. Puis le Cheval Fou me laisse, assommé, seul, par terre, avec pour seule envie, celle de remettre encore et encore cette chanson. Allez savoir pourquoi une chanson vous touche plus qu’une autre.

Depuis ce jour, j’ai écouté, lu ou regardé tout ce que j’ai pu sur Neil Young, et encore aujourd’hui, lorsque j’écoute cette chanson, je pense à cette nuit pas comme les autres, et je ne m’en remets toujours pas.

 

 

04.02.2010

RETRIBUTION GOSPEL CHOIR - 2

 

 

retribution_.jpg

 

Si ,comme moi, tu aimes LOW et NEIL YOUNG, tu aimeras RETRIBUTION GOSPEL CHOIR. Sobrement intitulé "2", le deuxième album d' Alan Sparhawk (chanteur guitariste de LOW et mormon notoire) et de ses 2 potes de Duluth (Minnesota) vient de sortir chez Sub Pop et ,contrairement à sa pochette quelques peu réfrigérante, s'avère chaud bouillant.10 titres au programme pour 34 minutes de tonnerre électrique rappelant le meilleur du Loner (comment ne pas penser à "Cinnamon Girl" en écoutant "Workin' hard")

Vivement recommandé...

A noter qu' ils seront sur scène à Paris au mois de Mars et que, fin Mai, LOW jouera "The Great Destroyer" au Primavera Sound à Barcelone...

Benoît

 

 

 

 

 

 

20.12.2009

GEORGE BENSON - On Broadway

Reprise des Drifters, "On Broadway" connaîtra un succès énorme par cette reprise qui cartonna plus que n'importe quel titre écrit par Benson ou presque. Plus tard, Neil Young le reprendra à son tour, sur l'album "Freedom" dans une version plus discutable. Bref, je ne suis pas grand fan de Benson qui a fait plus de soupe à lui tout seul que Royco et Knorr réunis, mais il n'en reste pas moins un fabuleux guitariste et un chanteur pas dégueu qui aurait pu, s'il n'avait choisi la voix de la facilté et de la sucrerie, faire de très belles choses, notamment en jazz, comme peuvent en témoigner ses premiers opus et son travail chez les autres. Reste donc cette version, que je trouve personnellement très bonne.

 

 

13.12.2009

NEIL YOUNG - Dreamin' Man Live 92

p1020211.jpg

J'ai décidé de ne pas chroniquer ce disque. Parce que, Neil Young, parfois me fait perdre tout sens commun. Toute forme d'objectivité. Notamment lorsqu'il tutoie à ce point la perfection. Harvest Moon était un bon album. Pas le meilleur, mais dans le peloton de tête. Seule la production de ce disque, un peu trop léchée à mon goût l'avait fait manquer le podium.

Dans sa course effrenée aux sorties des Archives, Neil Young a décidé de sortir le volume 12. Ne me demandez pas pourquoi. Certains pensent que c'est parce qu'il n'en fait qu'à sa tête, d'autres parce qu'il pourra sortir ce disque dans le volume 3 de ses archives dans une dizaine d'années sans que l'on crie au scandale à cause des doublons. Personnellement, je pense simplement que Neil Young est un génie en musique, mais qu'il est une quiche absolue en maths. C'est tout.

Enregistré à l'époque de la tournée d'Harvest Moon, ce disque reprend l'intégralité de l'album, dans un ordre différent, mais sans la production un peu pesante. Donnant ainsi une nouvelle dimension à toutes les chansons, il épaissit le propos et surtout bouleverse à chaque accord.

Excusez du peu, mais la version dépouillée des synthés / cordes moches de "Such A Woman" ferait pleurer un membre de l'équipe des Old Blacks dès la première note. Piano / voix, l'essentiel. Quand au reste, il est à l'avenant, et même sur les quelques rares faiblesses du disque Studio, Neil Young réussit le tour de force de réhausser le niveau.

On frôle ici le niveau de qualité du live at Massy Hall, même si les chansons sont forcément un peu moins bonnes. Mais de peu. Même les dix minutes, pourtant un peu longuettes, de "Natural Beauty" s'avalent ici avec une impression de fluidité désarmante.

N'ayant pas le temps nécessaire pour en dire plus long sur le meilleur album du Loner depuis... le Live At Massey Hall, j'ai donc tout natuellement décidé de ne pas chroniquer ce disque. Mais croyez-moi sur parole, c'est un chef d'oeuvre.

 

 

 

12.12.2009

NEIL YOUNG - Words

Bon, comme je l'ai dit à plusieurs reprises, je suis débordé en ce moment, et cela jusqu'à Lundi. Ce week-end, je bosse, et je n'ai pas le temps de me consacrer à cet endroit de haute culture et franche rigolade. Pour autant, je vous livre une version fabuleuse de "Words", extrait de Harvest. Depuis le temps que l'on se connaît, vous avez conscience de mon obsession pour le bonhomme. Bref, çà dépote.

Bon week end à tous à part çà!

 

16.09.2009

NEIL YOUNG - Harvest

C’est vrai, je l’avoue. Pendant longtemps, j’ai crié à l’escroquerie dès qu’on me parlait d’une version remasterisée, Deluxe et tout le toutim. Cà foutait un peu le gadget pour fondu transi à qui l’on donne en pâtures les chansons de son idole reprises en studio ou sous la douche en guise de bonus. Et puis, peu à peu, sont apparues des éditions intéressantes. Les premiers Cure donnèrent une belle poignée de Live, et des démos, puis ensuite, les Pavement, plein jusqu’à la garde de faces B, de live, démos et autres raretés… Aujourd’hui, on ne compte plus les éditions Deluxe, plus ou moins pertinentes, mais qui possèdent toutes un dénominateur commun, j’ai nommé la resmasterisation. Et là, je dois bien admettre que je reste dubitatif. En effet, remasteriser un album qui a dix piges, alors que les techniques d’enregistrement de l’époque n’étaient pas si mauvaises, çà paraît un peu foutage de gueule. D’autant que pour Pavement, par exemple, c’est purement ridicule. Rendre propre le son d’un groupe qui s’est évertué à le salir tout au long de sa carrière, on peut tout de même se poser des questions. Aujourd’hui, c’est le catalogue complet des Beatles qui passe au dépoussiérage, mais sur cette question, je me suis déjà exprimé.

 

Il y a quelques semaines sortaient les archives tant attendues de Neil Young. 15 ans d’attente pour une semi déception. Mais s’il y a bien quelque chose d’incontestable, c’est le son ! La vache ! C’est énorme ! Quelle claque ! Du coup, lorsque j’apprends que les 4 premiers albums du Loner vont ressortir, intégralement remasterisé, je me tâte. D’abord parce que, dans le cas de Harvest par exemple, je l’ai déjà en deux exemplaires, et parce que la moitié de ces remasterisés sont déjà dans le coffret des Archives. Finalement, je me laisse tenté par Harvest, et After The Gold Rush. Et là, c’est à nouveau une gifle. Fini la batterie poussiéreuse qui donnait l’impression d’avoir été enregistré avec une bâche au-dessus, fini la voix souffreteuse du Loner, et surtout, fini ce son bouilli mal mixé et monobloc. Les Stray Gators sonnent enfin clair comme de l’eau de roche, chaque instrument brille et se détache de l’ensemble, mais finalement pour mieux faire corps avec les autres. neil_y10.jpgUne nouvelle homogénéité apparaît et Harvest se laisse à nouveau découvrir. Tout se joue sur du détail, et sur l’ensemble. Evidemment, on ne découvre pas un nouveau couplet ou de nouvelles paroles, et les moments qui plombent un peu le disque existent toujours, « Here’s a world » et « A man needs a maid » restent lourdingues au possible, avec leur armée de cordes pompières, mais bon sang, « Words » est plus explosif que jamais quand au reste, c’est bien simple, on sent que tout revit. Un peu comme un printemps sans hirondelle qui navigue au creux de l’ingénue qui se laisse apprivoiser par la douce folie d’une clairière dardée d’un soleil estival d’une nuit d’automne… Oups, je m’égare. Bref, du bel ouvrage, pour un album qui méritait bien mieux que cette production médiocre. A noter que si la valeur de la remasterisation est moins criante sur les autres, étant donné que la production n’était pas aussi mauvaise, elle reste de très haute tenue, notamment sur « Everybody knows this is nowhere » où se dévoile une nouvelle facette de « Round & round » par exemple. Bien sûr, le point noir de ces rééditions, à l’instar de celles des Fab Four, c’est le prix. 20 € en moyenne pour un album que je possède deux fois, c’est un peu rude, mais quoiqu’il en soit, je ne regrette pas mon achat.

Demain, je vous parlerai de la réédition du back catalogue de Johnny, et on verra si vous ferez autant les malins !

 

08.08.2009

Forum Neil Young

Tu aimes Neil Young? Tu te couperais la jambe gauche pour lui? Cà tombe bien, c'est à peu près le prix du coffret des archives. Tu aimerais discuter Neil Young avec des gens fins et cultivés? Et bien cherche encore, j'en connais pas! (non non, je déconne!)

Bref, tu cherches le forum du siècle qui parle de Neil Young, encore de Neil Young et toujours de Neil Young, et bien vazissi mon jaune ami!

http://neilyoung.forumeast.com/forum.htm

09.07.2009

NEIL YOUNG – Archives Volume 1 – Disc 8 – North Country (1971-1972)

neil_y18.jpg

Voici donc le dernier volume de ce premier coffret. Enfin, dernier volume pour la version CD, puisque pour les possesseurs de la version DVD, voire Blue-ray, il reste le film « Journey throught the past », et le live « Sugar Mountain » qui a déjà vu le jour indépendamment. Ce dernier volume se tourne vers la période Harvest. A partir de ce disque, Neil Young va acquérir la notoriété qu’on lui connaît aujourd’hui, mais va aussi commencer à enchaîner les emmerdes. 14 titres, dont la moitié d’inédits ou de raretés. « Harvest » est donc largement représenté dans sa version studio, mais la remasterisation, je dois bien l’avouer, profite grandement aux extraits. Plus clair, et possédant plus de relief, le son est nettement moins étouffé que ce que rendait la production à l’époque. « Heart of gold » ouvre le disque dans une version acoustique, similaire au live du Massey Hall. « Bad Fog of loneliness » issu des sessions avec les fabuleux Stray Gators dévoile une chanson finalement très belle, et n’en finit pas de prouver que Neil Young tenait, avec les Stray Gators l’une des meilleures formations de sa carrière (la meilleure ?). Son parfaitement équilibré, chacun est à sa place, sans excès ou fausse modestie. Brillant, tout simplement. Ensuite, Neil Young retrouve ses collègues du CSN&Y pour une version inédite de « Dance dance dance » qui, sans être mauvaise, n’ajoute rien à la version d’origine. « A man needs a maid » est ici présentée dans un mix différent. Sur le papier, c’est plutôt alléchant, on se dit que l’orchestre a sauté et se fait discret, et puis non, c’est même presque l’inverse. Des notes sont ajoutées ici ou là. Bref, il faut avoir l’ouïe très développée pour entendre ce qu’apporte ce nouveau mix. Par contre, la version de « Journey throught the past » est asse éblouissante. Totalement différente de la version piano, elle est jouée par les Stray gators qui amène une jovialité bienvenue à un morceau pourtant très mélancolique. Preuve que ce groupe en avait encore sous le pied, les chutes des sessions d’Harvest sont les plus riches du ce premier volume des archives. « Words », enfin, énorme, majestueux, et grandiose. Un quart d’heure du pur bonheur, issu d’un des rares morceaux intéressants de l’album « Journey throught the past ». Neil Young se fend d’un solo un brin bavard, mais qui, au bout du compte, l’emporte malgré tout. Enfin, le sublime « Soldier », extrait du même album est présenté dans un mix vraiment différent, puisque la voix et le piano ne sont plus autant étouffés par la réverbération. Le single « War song », toujours avec les Stray Gators, et Nash en guest star clôture définitivement ce premier volume aussi pertinent que décevant, que l’on doit regarder et écouter comme une rétrospective, et non comme de véritables archives, et qui permet d’admirer l’œuvre de Neil Young, mais aussi de critiquer certains travers de l’industrie de la musique qui prend, parfois, le consommateur, et les fans en général pour des vaches à lait. Sans rancune, je sais déjà que j’achèterai le volume 2 s’il sort un jour….

08.07.2009

NEIL YOUNG – Archives Volume 1 – Disc 7 Live at Massey Hall (1971)

neil_y17.jpg

Difficile de parler de ce disque que tout le monde ou presque connaît. Lors de sa sortie, je me suis précipité dessus comme un seul homme, et je me retrouve aujourd’hui avec un doublon. (A ce propos, je vends un CD de Neil Young pas trop cher, si intéressé, me contacter, merci ! Pas sérieux s’abstenir, femmes aux mensurations avantageuses bienvenues !)

 

Un album de Neil Young, seul avec sa guitare et son piano. Sur le papier, l’entreprise aurait pu s’avérer soporifique. Il n’en est rien. Le disque est fabuleux du début à la fin, Neil Young n’a jamais aussi bien joué, aussi bien chanté. Il ne bavarde pas des plombes et enquille les perles sans discontinuer. Inutile de vous ressortir la setlist, chacun la connaît par cœur. « Tell me why » est bouleversante, « Journey throught the past » était enfin l’occasion de réentendre cette chanson absolument bouleversante, jusqu’ici seulement trouvable sur le rare « Time Fades away ». Seule (petite) ombre au tableau, son medley « A man needs a maid / Heart of Gold ». D’abord parce que je hais les medleys et ensuite parce que “A man needs a maid” mise à nue est cent fois plus belle que la version studio plombée par une orchestration lourde et indigeste. Par ailleurs, il a eu le bon goût de changer des paroles ouvertement misogynes, même si l’interprétation à tiroirs de cette chanson a toujours laissé planer le doute. C’est aussi l’occasion d’entendre des chansons qui se feront rares en Live et quelques morceaux de ses aventures en groupe avant de se plonger en solo dans le monde de la création musicale. Un album fragile, magnifique, brillant et précieux, qui donne même à penser que, peut-être, il s’agit là de son meilleur album (Live)… Allez savoir.