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28.03.2008

KELLY DE MARTINO - Honest

KELLY DE MARTINO ne travaille pas dans l’administration, et heureusement pour elle.

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Elle aurait sombré dans la fainéantise la plus totale, se levant à des heures indues pour ne se pointer au « boulot » que vers les 11 heures du matin. Bien sûr, elle aurait sans doute pu bénéficier d’avantages substantiels tels qu’une exonération total des impôts, un droit sur toute les lois, une mise à disposition, pour un prix dérisoire d’un appartement de 300 m², un salaire mirobolant frisant le P.I.B. de la Belgique et surtout, la possibilité de ne rien faire d’autre que de boire du café toute la journée.

11 h 30 : arrivée sur son lieu de travail avec MERINOS tatoué sur le front, et toujours en pyjama.

11 h 32 : Pause café / cigarettes, car il faut savoir se ménager.

12 h 00 : Enfin un peu de répits, l’heure du déjeuner au bistrot du coin.

13 h 30 15 h 34 : Retour chancelant au bureau les yeux jaunes et plein de sommeil.

15 h 36 : Je glisse le nouveau KELLY DE MARTINO
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dans mon lecteur, et je me laisse emporter… Une reprise des Beatles en plage 3, « Long, Long, Long » vient me conforter dans l’idée qu’il s’agit d’un des plus beaux disques entendus en ce début d’année, feutré et accueillant, classe et lumineux. Guitares boisées à tous les étages, voix éthérée, ambiance façon MAZZY STAR.

16 h 20 : Houlà là, il va bientôt être l’heure de rentrer. S’agirait pas de faire une minute de rab’. On se prépare donc en rangeant tranquillement ses dossiers magazines.

17 h 00 : Enfin l’heure de la délivrance sonne. Je vais pouvoir reprendre le chemin de la maison et me reposer pour, demain, être à nouveau prêt à défendre les intérêts de la France.

Bien sûr, on pourrait croire que l’administration ne fait, malheureusement, qu’appliquer des lois édictées par des nabots en talonnettes affublé d’une endive macaroni, et que, si elles sont stupides pour les usagers, elles le sont également pour ceux qui les appliquent.

On pourrait croire que dans l’administration, il y a autant de sombres crétins que dans les autres corps de métiers, mais étant donné que les usagers sont plus souvent confrontés à eux qu’aux autres, çà a tendance à se remarquer plus.

On pourrait croire tellement d’autres choses, mais non, restons plutôt avec nos idées reçues, c’est tellement plus commode. Et puis au moins, on peut se dire que KELLY DE MARTINO n’aurait jamais pu faire ses sessions acoustiques si elle avait été fonctionnaire.

 

 

26.03.2008

WHY? - Alopecia

Ma mamie est généreuse. Ce midi, elle m’a dit, tiens, prends çà, et va t’acheter un disque ou deux si tu veux ! En ces temps de récession, où l’on enferme pour un mois des smicards qui volent un sandwich pour manger, c’est plutôt bienvenue. Du coup, et même si depuis quelques temps, je n’achète que des disques de jazz, je me suis dit : « tiens, c’est l’occasion d’aller acheter une nouveauté ou deux. ! »

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Me voici donc parti chez un revendeur pas trop mal, (non non, ce n’est pas l’agitateur d’idées !), bien décidé à trouver l’un des deux disques récents qui tournent le plus dans ma platine ces derniers temps…. Je cherche dans le rayon, et non, pas de trace de la galette… Je vais voir plus loin, après tout, je ne suis peut-être pas dans le bon rayon…. Après avoir parcouru tous les rayons disques, livres, vidéos, jeux, tricots, canevas et lingerie fi….Bref ! Je me décide donc à aller voir un revendeur sans la moindre illusion :

«  Bonjour sympathique vendeur !

-         Bonjour !

-         Je me demandais si vous aviez le nouveau WHY ?

-         Euuuhhh si…. »

Et là, je sens bien que le vendeur est gêné !

« Ah bon ? » lui dis-je d’un air étonné.

« Oui, je l’avais gardé pour moi » me répond-t-il en rougissant à moitié. Il me ré étiquette aussitôt, et me regarde droit dans les yeux, une presque larme qui coule sur sa joue, et me dit :

« Cà fait plaisir de croiser enfin un client qui me demande un disque de bonne musique ! »

Et là, pour le coup, c’est moi qui me mets à rougir ! Nous nous sommes alors longuement regardé, puis instinctivement, nous avons couru l’un vers l’autre au ralentit, sur une musique d’Ennio Morricone, pour nous embrasser fougueusement au rayon indépendant ! Des scènes de liesse ont alors éclaté un peu partout dans le magasin, une annonce public s’écriait « on a un client qui écoute de la bonne musique, on a un client qui écoute de la bonne musique,

on a un client qui écoute de la bonne musique,

on a un client qui écoute de la bonne musique ….» alors que dehors déjà la fanfare résonnait au son de la marseillaise. Bien sûr, aux infos, entre le massacre des Tibétains, la nouvelle Rolex du nabot hongrois et la culture des potirons en basse provence, Jean-Pierre « Oui, un pernod, merci… » ne manqua pas de faire un reportage d’une bonne dizaine de minutes sur l’évènement. On annonce d’ores et déjà une jour férié annuel en guise de célébration. Cà peut paraître beaucoup, mais ne me remerciez pas, c’est normal !

A propos, pour ce qui est de WHY ?, son nouvel album, ALOPECIA est bien, vraiment bien.

 

25.03.2008

OVNI es-tu là?

L'île de la réunion.

C’est beau les réunions. Passer des heures dans un bureau surchauffé qui schlingue la sueur des autres et les relents de déjeuner pour se dire : « Salut, tu vas bien ?

-         Ouais, et toi ?

-         Ben moi, pareil, et toi ?

-         Ben pareil, je viens de te le dire !

-         Ben ouais, je sais, mais je meuble ! »

Parce que bon, à part çà, qu’est-ce que vous voulez qu’on se dise ? On passe déjà son temps au bigophone à essayer de régler des problèmes qu’on se créée pour être sûr d’avoir un truc à se dire lors de cette réunion que l’on met une semaine, voire deux à monter. On arrive avec des dossiers de la taille d’un annuaire sous le bras, et juste un stylo. Et on parle. A grands coups de « nonobstant, en outre, qui plus est…. »

Et vous savez si ? Je ne sais pas, peut-être ! Qui s’occupe de ? Pourquoi pas, je l’appelle !

conclue, après deux heures de réunion par un « Bon, on se revoit dans deux semaines, et on en reparle ! », le tout autour d’un café fumant, et pour les plus chanceux, d’un pétard.

C’est un mal très français paraît-il que de se voir pour un oui ou pour un non.

Voilà à quoi ressemble la France qui travaille plus pour gagner plus. A une île où tous les habitants seraient en réunion. Pis qu’est-ce que c’est pratique : « Bonjour, je peux parler à machin ?

-         Non, il est en réunion !

-         Encore ?????????

-         Oui, mais ce n’est pas la même. Il est rentré en réunion directement en sortant de l’autre ! »

Tout çà pour vous dire qu’aujourd’hui, je ne vais pas pouvoir faire de note digne de ce nom, j’ai une réunion.

24.03.2008

DAZZLING KILLMEN: La musique adoucit les moeurs!

Ce matin, en allant chercher des croissants (bah oui, c'est dimanche, on ne se refuse rien, soyons fous, allez, je passe par la rue sadi carnot aujourd'hui, youpi, je n'ai plus de limite!), je me retrouve à un feu. Rouge de surcroît! Dingue, non? Je patiente donc, quand tout à coup....le feux passe au vert, et vlan! Je repars.

Dazzling Killmen ne joue pas de Tango. dkillmenpic.jpgSans doute par manque de temps. Par contre, c'est très sympathique pour évacuer le stress! 

Arrivé au carrefour suivant, je retombe sur un feu. Rouge également, décidemment, après les élections, la municipalité recommence à faire chier son monde. Je descends donc de ma voiture afin de démonter le feu, quand tout à coup, en face de moi, un scooter grille le feu. Une bagnole arrive sur le côté, logique puisqu' il passe au vert!  L'automobiliste klaxonne de toutes ses forces histoire d'avertir le pilote de l'engin plus bruyant que puissant, et le mec en scoot' pète un câble, frappe sur la bagnole à coups de pompes, et remercie l'automobiliste de lui avoir évité un séjour à l'hosto à grands coups de "Hé bâtard, enculé, je fais ce que je veux"! Et que je lui coupe la route, et que je me barre comme une balle en pointant mon majeur en l'air.

Evidemment, l'autre lui a également fait part de sa gratitude avec un bon vieux "fils de pute" des familles, c'est toujours çà de pris!

Du coup, voyant çà...ben, j'ai rien fait, personnellement, j'en avais rien à carer, il pouvait bien se foutre sur la tronche, moi, j'étais afféré à démonter mon deuxième feu rouge.

N'empêche que je me suis dit: "C'est pâques, forcément, tout le monde est un peu nerveux, du coup, quand on se parle, on marche un peu sur des oeufs. M'enfin, quand même, se fâcher pour si peu, c'est dommage. 

M'est d'avis que c'est deux là n'ont pas écouté Dazzling Killmen. Ils ont tort, çà les détendrait sûrement.

 

23.03.2008

PUMICE - Pebbles

La vache! C'est étrange, pénétrant, et incompréhensible. Voilà ce que l'on peut ressentir lors de la première écoute de ce groupe.

PUMICE, c'est un peu aller à l'aveuglette sur un terrotoire que l'on ne connaît pas mais qui vous devient vite familier, pour peu que vous preniez le temps d'entrer dedans. C'est le chaos, le désordre, et pourtant la beauté, la subtilité, la tristesse, une terre aride, un désert, fait de puits rafraîchissants.

Sorte de folk psyché lo-fi dans un monde saturé, il faut bien l'admettre, ce n'est pas simple d'accès. Du pump organ, de la guitare, de la pop qui laisserait penser à un Brian Wilson sans les choeurs, au milieu du désert, tous les amplis à 15, une batterie en retrait, métallique, une épopée de 12 minutes, hallucinée, avec une seule mélodie qui s'accroche, vous sature les oreilles et l'âme, qui vous laisse au milieu d'un océan houleux et inhospitalier. Un disque dont je ne suis pas ressorti indemne. Son site myspace pourra vous en dire plus sur un gars dont je ne connais rien, si ce n'est ce disque, et uniquement ce disque pour une discographie qui en compte pourtant plusieurs.

En écoute, Northland, extrait de l'album pebbles 61aL4UM2WSL.jpgmais je vous conseille également les titres du dit site pour vous faire une idée plus précise de cet ONVI indéfinissable, mais pourtant terriblement addictif.

Un piqûre de rappel sur la radio ICI & MAINTENANT.

Cette radio, propose, comme je l'ai déjà dit, une vision particulière, et intriguante de la musique, sous un angle expérimental, sans barrière et surtout sans jugement. Ce qui manque cruellement de nos jours.

Bien sûr, vopus vous dites, mais où est la chute qui nous fait, habituellement, tombée de notre chaise tant nous rions.... Et si la chute, pour une fois, c'était qu'il n'y a pas de chute? Cà vous la coupe çà, hein?

Du coup, voilà, je ne propose rien de drôle, même pas un jeu de mot à la con. Cà me fait tout drôle. J'ai l'impression de ne plus être moi-même. Mais que m'arrive-t-il? Ils me l'avaient pourtant dit, mais je n'ai rien voulu savoir, ma chère maman, et alors que la lumière blaffarde de ma chambre s'écaille peu à peu, je t'écris sur ma dernière feuille de papier, pour te dire que nous avons perdu la guerre, le rose a gagné, et déjà, au loin, nous pouvons entendre la voix de la répression. Il paraît même qu'ils vont baisser le prix des tickets restos, les fumiers.

Une semaine maintenat que je suis enfermé ici sans rien d'autre à manger qu'un peu de pain sec et une peu d'eau croupie. Il paraît qu'ils mangent les enfants. Je suis plus un enfant, certes, mais alors, que vont-ils faire de moi?

Je te laisse, ma chère Maman, j'entends la milice se rapprocher, ils viennent me chercher pour m'emmener dans la salle de torture. Il paraît qu'on nous oblige à écouter du CELINE DION! Du Céline DION!!!!!!! Je savais que l'horreur ètait à nos portes, je ne savais pas qu'elle prendrait une forme aussi ignoble.

Je te dis adieu, je n'y survivrai sans doute pas.

Ton fils. 

22.03.2008

Happy birthday to me!

Aujourd'hui, j'ai 34 ans, alors, j'ai le droit de faire ce que je veux. Et je me fais plaisir, avec ce titre étrangement prophétique.

 

20.03.2008

STEVE REICH - Music for 18 musicians

C’est marrant comme les gens paniquent pour le moindre petit truc. Hier, je passais un examen professionnel. Je vous passe le détail du dit examen, mais, l’aboutissant de cet examen, c’est à tout casser 10 € de plus sur ma paye. Vous allez me dire, pourquoi le passer ? Et bien, pour cumuler des points sur mon hypothétique retraite, à moins que notre cher président ne fasse purement et simplement sauter les retraites, et là, il est temps de se réveiller nom d’une pipe à eau, et de sacrifier des vierges marie sur l’hôtel du Nord, est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère, non mais, je vous le demande !

Bref, pour des candidats composés à 90 % de femmes (entre parenthèses, les concours administratifs, c’est un vrai nid à gonzesses !) qui ne risquaient pas grand-chose à rater l’examen, je les trouvais bien tendus. Les yeux dans des bouquins, calculette en pogne, sueur au front et goutte au nez (bah oui, il caillait pas mal dans les longs couloirs d’un bâtiment aussi accueillant qu’un hôpital russe à deux mois de la démolition), tout le monde se regardait dans le blancs des yeux l’air de dire : « Alors qu’est-ce que tu as révisé ? ». Evidemment, çà tranchait pas mal avec mon envie irrépressible de demander : « C’est où les gogues ? »

Parce qu’il faut replacer les choses dans leur contexte, çà faisait bientôt deux heures que j’attendais, et du coup… Ben la nature quoi. Le matin, chez un revendeur agitateur de mon blé, j’étais tombé sur une promo : deux disques achetés, le troisième gratuit, et comme gratuit, c’est dans mes prix, je me suis permis d’acheter un disque au pif. STEVE REICH. Ne connaissant que de nom, le titre « Music for 18 musicians » , le label ECM, et la pochette ont attisé ma curiosité. Arrivant donc sur les lieux bien en avance, je glisse la galette dans mon auto-radio, et là, première surprise, un seul titre. Diantre, le CD déconne ? 1512780571.jpgNon, le titre en question dure une heure…. Les premières notes de marimba débutent, et là, je sens que çà va me plaire…. Xylophone, violons, violoncelles, piano, marimba, clarinette et voix, c’est le programme annoncé…. Peu à peu, la musique me transporte, et voilà que…je m’endors.

En voici un court extrait.

Steve Reich, né le 3 octobre 1936 à New York, est un musicien et compositeur américain de renommée internationale. Il est considéré comme un des pionniers du minimalisme et de la musique répétitive. Pour caractériser son œuvre, il préfère utiliser l'expression musique de phases (traduite de l'américain) pour la différencier de la musique répétitive dixit wikipédia. Vous pouvez en savoir plus, ….en cherchant.

Au bout d’une heure, je suis doucement réveillé par des klaxons et des « avance connard ! » car il y avait un bouchon énorme dans la rue, et je m’aperçois que je suis à la bourre.

Environ une heure après, je viens de terminer d’écrire sur ma feuille. J’ai parlé en long et en large d’un sujet dont je n’ai fondamentalement rien à cirer je regarde les autres en train de chopper des maux de tête à répétition à chercher la meilleure façon de définir « Urbanisé », mais personne ne semble concerné par la musique de Steve Reich. C’est bizarre, je l’ai entendu tout le long de mon examen, moi.

14.03.2008

Deux jours avant!

Deux jours avant les élections, je n'ai plus envie d'en dire plus. Voici tout ce que ce marasme m'inspire!

13.03.2008

La dernière danse

Faut bien dire ce qui est, j’ai du bol. Enfin, si je regarde certains de mes collègues, j’ai du bol. J’ai un collègue avec qui je partage pas mal de goûts en matière de musique. Il a beau faire parti de la génération qui précède la mienne, çà l’empêche pas d’être cool, et ouvert. Alors, on a pris l’habitude d’échanger nos disques, nos avis, à grands coups de tiens « tiens, tu connais, tu vas voir, çà déchire ! » Du coup, il n’est pas rare que l’on s’octroie une petite pause pour causer musique. J’ai aussi une autre collègue qui, je n’en suis pas peu fier, a découvert quelques très bons disques à mon contact. Quelques bons films aussi, et elle est toujours demandeuse d’une nouvelle découverte. Enfin, tout çà, c’est fini, il faut le savoir. Depuis dimanche dernier, l’odeur de la mort rôde parmi nous, le spectre fatal de la grande faucheuse se dessine de façon plus précise jour après jour. Nous allons tous mourir dans d’atroces souffrances, trippes à l’air, baignant dans l’hémoglobine! Car, c’est une possibilité, notre commune d’adoption pourrait bien passer à droite. Et là, c’est fini les petites incartades récréatives et culturelles. Bon, d’accord, je noirci très légèrement le tableau. Mais, malgré tout, nous serons sans doute bannis, au mieux, vêtus d’un pyjama rayé, un boulet à la cheville, et une étiquette sur la poitrine « AMATEUR DE CULTURE ! ». Le ciel pourrait se draper de bleu, mais pas ce bleu azur qui fait les beaux jours de nos heureuses vacances, non, ce bleu infecté par le souffre, la haine et la douleur.

Nous serons sans doute contraints de brûler nos disques de jazz, de soul, de rock, et autres musiques déviantes, notamment toutes celles qui puisent leurs racines au fin fond d’un esclavagisme probablement remis au goût du jour. Nous serons alors parqués au Stade De France, un soir de Mai 2009, contraints et forcés de se taper l’intégrale du concert d’adieux de Johnny, pour faire plaisir à notre dirigeant bien aimé. Nous apprendrons, avec force et plaisir, l’intégrale des textes de Michel Sardou, que nous réciterons le matin, sourire aux lèvres, main sur la poitrine, larme à l’œil et conviction sur nos cordes vocales.

Sur le front de la médiathèque sera gravé dans le marbre « Ci gît La Culture , dernier vestige de l’insoumission ! »

Nous nous retrouverons tous devant un micro, à nos dépends, mais pas pour y chanter, pour y expier nos fautes, et délatter nos camarades. Nos opinions changeront, de gré ou de force, et surtout, nous serons vidés de nos neurones, condamnés à aimer Big Brother et ses copains.

Bien sûr, çà pourrait être pire, bien pire même. Nous pourrions voir le ciel se draper de rose, et là, je ne vois plus d’issue possible. Je commence alors à penser au suicide. Jamais au mien. Mais au leur, souvent, oui, souvent.

Pour épitaphe et sans doute dernier mot ici, je vous fais parvenir un dernier signe de vie, un dernier espoir de rébellion. CHARLES MINGUS, grand rebelle devant l’éternelle.

C’était « La lutte finale ». A vous les studios.

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