04.07.2009
Sun Kil Moon / James Brown
Hier midi, j’avais envie de flâner. Faire les soldes. Enfin, pour moi, faire les soldes, c’est aller chez le disquaire, et grossir ma discothèque à moindre coût, mais cette fois, rien, nada, wallou, peau de zob ! Du moins, c’est ce que j’ai pensé jusqu’au bout. J’ai bien cru quitter le magasin sans la moindre galette dans la main ! Moi ! Incroyable, non ? Et puis, d’un œil distrait, je tombe sur le dernier bac à soldes ! Et dedans, brillant de tous ses feux, face à l’inconsistance du reste de la pile, m’appelait le dernier SUN KIL MOON. Qui remonte à tout de même plus d’un an. Longtemps, j’ai repoussé l’achat, trouvant l’objet trop cher, puis…. Ne trouvant plus du tout l’objet. SUN KIL MOON, c’est l’ex RED HOUSE PAINTERS, Mark Kozelek ! Une musique douce, acoustique, folk et feutrée. Pourtant, sur ce disque magnifique, obscur et clair, tapis dans une pénombre bienveillante, on y entend de beaux solos de guitare dignes d’un Neil Young des meilleurs jours. Alors, pensez donc, 5 €, c’est une aubaine à ne pas laisser passer. Je vous propose un extrait sans rapport avec ce disque (je n’ai pas trouvé d’extrait) mais qui donne une très bonne idée des sonorités que propose Mark Kozelek.

Alors que je m’apprête à remballer mes gaules, heureux de ma trouvaille, mais un brin frustré (repartir avec un seul disque, c’est un peu dur pour moi…), je me dirige en désespoir de cause vers le rayon « Soul », et j’y trouve, ô bonheur, le premier album du Godfather, que je ne connaissais que de nom. L’air de rien, la galette date de 1957, et si James Brown est alors plus proche du rythm’n blues que du funk, on peut y déceler quelques traces de ce qu’allait devenir l’un des plus grands artistes Afro Américain de tous les temps. Loin devant M…. J…… !
Une merveille par ailleurs agrémenté de quelques bonus pas négligeables du tout et qui font chaud au cœur ! Bref, des soldes moyennes, mais de belles trouvailles !

07:48 Publié dans Achat du Jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.07.2009
ONEIDA - Rated O
L’année dernière sortait le premier album d’une trilogie annoncée par Oneida. Oneida, c’est un groupe affolant, imprévisible et probablement drogué. Des longues étreintes sonores bouillonnantes attendent l’auditeur. La suite de cette trilogie sort ces jours-ci sous la forme d’un triple album époustouflant. Lo pochette ressemble fort au précédent opus, à la différence que le code couleur a changé et qu’il annonce justement la couleur ; Ce disque sera noir ou ne sera pas !

Impressionnant de tension, sans le moindre temps mort, Oneida invente un langage musical qui rappelle le Krautrock le plus fou (Can période Tago Mago), les Stooges (période Fun House), le dub le plus dément, les sonorités de Suicide (période Suicide) et des guitares façon Sonic Youth ou Liars (période Drum’s Not Dead). Bref, un mélange volcanique qui débute par une déflagration électo qui surprend un peu et qui va lentement évoluer vers des terres de plus en plus hostiles et jusqu’au boutistes. Au fur et à mesure que l’album se déroule sous vos oreilles éberluées, les morceaux prennent de l’ampleur pour s’étendre jusqu’à la vingtaine de minutes. Une musique ultra répétitive mais qui ajoute des couches soniques de plus en plus assourdissantes. Au milieu de ce chaos d’une beauté insondable se love un sitar que jamais, qui n’oublie pas son psychédélisme au passage mais saborde peu à peu les rares tentatives mélodiques. A l’arrivée, un album qui ne laisse pas une seule place au calme, qui se prend pour une poupée russe et vous migraine le cerveau jusqu’à l’abandon. Un disque tonitruant, douloureux et abscons. Un excellent opus pour qui a les nerfs solides ! Un must de cette année 2009 !
07:03 Publié dans Disque du mois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.07.2009
Un Beatles à toi tout seul!
Bon, perso, je vois pas l'intérêt de ce truc, mais après tout, pourquoi pas!
07:44 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.07.2009
ALAN WILKINSON / JOHN EDWARDS / STEVE NOBLE – Live At Oto
J’en ai connu des contrées sauvages, faites de bosses, de plaies de montagnes infranchissables à l’azur obstrué. J’en ai connu des chants de coton perturbés par l’Afrique insoumise, de ces combats qui mènent à la chute ou à la gloire sans que l’on sache pour qui l’on s’est battu. Ce cri primaire qui ouvre l’apothéose, annonciateur d’un jazz libéré, aux contraintes démantelées, se prolonge encore et encore au bout de ce saxo démesuré.
Alan Wilkinson, John Edwards et Steve Noble derrière ce trio endiablé qui jongle avec le free jazz sans complexe, alternant la fureur la plus flamboyante et les parenthèses groove sans dessus dessous. De l’humour chaotique comme on n’en fait plus, la première demi-heure en est pleine. Le morceau fleuve « Spellbound » s’écoule sans jamais s’écrouler, évolue, mue, se transforme note après note, sans but apparent, sans chemin itinéré. Une tension incroyable se dégage de cette vitalité, qui vous fait transpirer à grosse goute noyant le front de cette bataille sous la sueur des combattants. Un souffle, un ouragan permanent assène ses coups sans cesse répétés, puis c’est l’Art ensemble of Chicago qui semble être convoqué pour ces expérimentations étranges et suraigües, aux sillons tout à coup reposés. Mais ce n’est qu’une impression, car la machine s’emballe à nouveau, comme un cheval fou que l’on ne peut plus arrêter, la batterie martèle, frappe, tape, elle tabasse tout ce qui passe sous ses baguettes, comme pour trouver le point d’impact qui fera enfin cesser cette cavalcade. Le morceau s’éteint, épuisé, à bout de nerfs et de force, non sans avoir réduit son auditoire en morceaux. « Recoil » prend le relais, et c’est à nouveau l’Afrique que l’on traverse, mais une Afrique plus groovy, qui sonne comme un James Brown croisé avec Ornette Coleman. Le batteur tente visiblement d’occire son instrument le plus rapidement possible, accélère le rythme, encore et toujours, frise alors le Punk rock, puis se souvient alors qu’il doit sonner jazz et se met à swinguer élégamment, rappelant ainsi ce petit club de jazz où l’ouragan vient de passer. Le morceau de bravoure, d’une intensité rarement entendu, s’évapore alors dans les applaudissements d’un public que l’on imagine ébahit mais K.O. Ce disque est énorme, je vous le dis.
PS: Merci au guide spirituel qui saura se reconnaître pour m'avoir fait découvrir ce disque!
07:34 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : free jazz
30.06.2009
Achat du jour
Dorénavant, et à partir de maintenant, et dès aujourd’hui, je vous parlerai, au jour l jour, de mes trouvailles et achats. Je ne développerai pas forcément sur le ou les albums en long, en large et en travers, mais je vous toucherai un petit mot sur ce qui m’a fait ouvrir mon portefeuilles.
Commençons donc par ce Tom Waits, que j’avais en copie depuis fort longtemps, mais que j’ai eu la chance de dégoter en vynile. L’un des sommets de sa carrière, sorti en 1983. Tom Waits n’était plus vraiment jazzy, et se lançait à bras le corps dans une musique nettement plus expérimentale. Une merveille brutale et sans fard. On s’accroche un peu car ce n’est pas forcément la partie la plus simple de la discographie à aborder, mais une fois dedans, c’est le bonheur assuré ! Preuve en image à la fin de la note.



07:33 Publié dans Achat du Jour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
29.06.2009
PINK FLOYD - Obscured By Clouds
11:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le tuning à la con du jour!

07:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28.06.2009
Donny Hataway - Little Ghetto boy
07:51 Publié dans La Chanson qui déchire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.06.2009
FUNKADELIC
Je vous aurai bien touché un mot ou deux sur Jackson qui a calanché, mais franchement, çà me bouleverse à peu près autant qu'un restant de nouilles qui daterait d'une bonne semaine, oublié sur un radaiteur en plein soleil. Bref, il a révolutioné la musique, bla bla bla.... Mouais, il a réussi à pondre 4 tubes planétaires et a basé sa carrière solo là-dessus, parce que le reste, à franchement parler, çà casse quand même pas des briques. D'ailleurs, il serait bon de ne pas oublier que sans Rod Temperton, qui a écrit la plupart des gros morceaux de Jackson, et pas seulement sur Thriller, et qui, au passage, a écrit la plupart des tubes Funk du début des années 80 et que Sans Quincy Jones à la production, "Thriller" aurait sans doute été un disque de plus dans la carrière du Peter Pan de la Motown. Bref, ne minimisons pas le succès interplanétaire de "Thriller", mais rappelons tout de même qu'il ne s'agit pas d'une oeuvre fondatrice. En matière de Funk et plus encore de pop, il y a eu des choses bien plus pertinentes. Alors quand j'entends Manoeuvre, jamais en panne d'une connerie à énoncer, qui dit, sans sourciller, que dans l'histoire de la musique, il y a Mozart ET Mickael Jackson, je me bidonne léger. Quid de Bach, des Beatles, des Stones, de Dylan, des Sex Pistols, du Velvet, des Floyd, de CAN, de....j'en passe et des meilleurs, bref, tous ceux qui ont façonné la musique populaire actuelle, et qui sont passés bien avant le moonwalker qui, rappelons le au passage, doit son pas de danse au Mime Marceau!
Tout çà pour dire que moi, je préfère FUNKADELIC!
07:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : funkadelic
26.06.2009
Art Urbain

Invader : Retinium 2007, 24 cm x25,5 cm, estimation £ 2,000/3,000. Crédit : BONHAMS. Un artiste qui ne souhaite pas se démasquer. Depuis 1998, l’artiste français sème ses mosaïques dans le monde entier : de Londres à Los Angeles en passant par ToKyo, New York, Bangkok ou Paris (la ville où il a le plus sévit). les mosaïques de cet artiste représentent des personnages d’un célèbre jeu vidéo des années 1970 Space Invaders. Son œuvre est à la charnière de la culture du jeu vidéo et du mouvement graffiti. Il a adapté son travail urbain pour présenter des tableaux pixels plus complexes que ses mosaïques des rues dans des expositions dans des galeries ou des musées.
Source: http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://pierrickmori...
Ce soir, je m’arrête sur le bord du périphérique, et j’enlève celui devant lequel je passe tous les jours, en rentrant du boulot !
07:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


