09.02.2010
MO'FO Festival, Mains D'Oeuvres, St Ouen, 31/01/2010: compte rendu partiel, partial et...pathétique
Excellent festival indé se déroulant une fois par an à St Ouen et permettant de découvrir hors contingence ,commercial ou de mode, de jeunes talents ou des artistes cultes mais confidentiels (ou l'inverse), le MO'FO se déroule sur 3 jours. Je ne vous parlerai que du dimanche et encore de manière fort peu journalistique... En préalable, je dois préciser que j'entretiens une relation plus ou moins amicale avec certain membres des FRENCH COWBOY (ex Little Rabbits) et de PATRIOTIC SUNDAY ( ils vivent à Nantes où j'ai moi même vécu 11 ans) donc par éthique (ça c'est journalistique...) je ne parlerai pas de leurs prestations... Enfin pour être honnête disons plutôt qu'ayant été invité, mon budget buvette a été prodigieusement augmenté et que par conséquent j'ai des souvenirs assez flous de la soirée... Mais bon, pour faire plaisir à Esther, je vais quand même essayer de développer un peu...
Alors par ordre de passage:
LIZ GREEN: pas vue....SHUGO TOKUMARU: pas entendu...
BIGGLES FLYS AGAIN: pas mieux...
PATRIOTiC SUNDAYS:entre pop et post rock avec accords et structures compliqués mêlé d'une touche d'électro...s'ils étaient américains on les retrouverait chez Southern ou Thrill Jockey mais ils sont Nantais et donc signés chez Effervescence...
TAKE IT EASY HOSPITAL: Salle pleine à craquer pour nos "Chats Persans" échappés de Téhéran (et du film susnommé)... succès inversement proportionnel à la durée du concert, le duo (elle au chant,lui à la guitare et chant) ne livrant qu'un set de 20 minutes (dont une reprise d'Arcade Fire...) et s'en excusant (actuellement en studio à Londres avec leur groupe ils n'ont pu se libérer qu'au dernier moment pour cette 1ere date française...) Charmants mais un peu court...
FRENCH COWBOY : après 2 titres quelques peu ronronnant, le groupe se réveille (et nous réveille) retrouvant son peps et sa verve qui en font, depuis 20 ans, l'un des meilleurs groupes de par chez nous... A la veille de la sortie de leur 2eme album, il perpétue l'héritage de Jonathan Richman mais à la sauce Tucson (Arizona) tout en nous délivrant quelques morceaux plus groove et un nouveau single très Pulp (voir l'excellent imitation de Jarvis Cocker par Fédérico dans la vidéo plus bas)... Ils seraient américains, ils s'appelleraient les FRENCH MODERN COWBOY LOVERS mais ils sont français et s'appellent les FRENCH COWBOY...Zut, j'avais dit que je ne parlerai pas des copains...
TV PERSONALITIES: retour en France pour un de mes beautiful looser préféré, Dan Treacy,et en tête d'affiche s'il vous plait. Auteur d'un merveilleux 1er album "And don't the kids just love it" en 1981 et de singles géniaux,le groupe qui "aurait pu être plus gros que les Beatles" (comme le proclamait leur 3eme album), se contenta d'être un groupe culte pour quelques milliers de personnes à travers le monde... Dimanche soir, fidèle à lui-même, le bonhomme s'est pointé désaccordé et archi défoncé (pis que moi..) et,avec son groupe de besogneux, ne rendit pas service à ses chansons pourtant fantastiques ("Part time punk", "Silly girl", etc...). Je me surpris alors à rêver des mêmes chansons mais jouées par le Teenage Fanclub par exemple... Cela aurait eu une autre classe... Je ne me souviens plus très bien de la fin du concert... sans doute par peur de le voir s'effondrer pathétiquement sur scène j'ai préféré retrouver mes copains Cowboy à la buvette...
Quelques images pour me faire pardonner mon manque de professionnalisme et mon imprécision éthylique...
Benoît
07:28 Publié dans Concert | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Le Label FARGO....
L’excellent label FARGO a eu la curieuse mais bonne idée d’ouvrir un magasin dans le 11ème arrondissement de Paris. Je relaye l’info qui m’a été fournie par l’excellent blog « L’oreille en feu ».
A mon sens, l’un des moyens, pour les labels, d’exister face au téléchargement, c’est aussi d’ouvrir ce type d’enseigne où l’on a affaire à des gens forcément concernés et connaisseurs… Je ne me suis pas encore rendu sur les lieux, mais je n’y manquerais pas, et vous tiendrai au jus.
Juste pour rappeler que la musique s’écoute, c’est vrai, mais que parfois, lorsqu’elle en vaut la peine, elle s’achète également !
00:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.02.2010
ORNETTE COLEMAN - The shape of jazz to come
C'est bien simple, on parle là des premières notes. Des premiers souffles. Charlie Haden martèle à l'entrée du disque une rythmique tendue comme un fil de vie, de celui qui vous accroche et qui rompt pour mourir.Le tempo est déjà au paroxysme. Pas le temps de se poser, de se préparer, les cinq premières minutes de ce disque s'annoncent vitales, presque asphyxiées. Ornette Coleman et Don Cherry se partagent ensuite la tâche sur cette trame mélodique improbable, entre le polar d'une noirceur absolue, et ce balbutiement... Non, ce n'est pas encore du Free Jazz, pas tout à fait. Mais Dieu que c'est tendu. Autant d'émotions dans les feulements du sax alto de Coleman qui n'avalanche pas les notes à la manière d'un coltrane, mais qui fleurte avec la note d'à côté, celle qui n'a rien à voir au milieu de çà... Et pourtant, tout est en place, limpide. Les musiciens jouent serrés, les uns collés aux autres, jouant 10 minutes en 5, jouant toute la mélodie sur la moitié des mesures prévues... Une urgence se dégage alors de ce premier morceau d'une rare intensité... «Lonely Woman » venait d'entrer, en 5 minutes, dans mon panthéon absolu, tous styles confondus.
Ma première écoute de ce disque fût une sorte de fascination. J'ai passé et repassé ce premier titre une bonne dizaine de fois, ocultant la suite de ce disque pourtant énorme, car dès le second titre, Coleman enfonce le clou.... Toujours tendu et joué à tombeaux ouverts, il aborde un peu plus encore le Free Jazz sans s'écrouler tout à fait dedans. Il faut dire que le Free Jazz n'est alors qu'une ébauche, une idée, et pas encore tout à fait un style radical et sans concession qui joue parfois la carte de la surenchère se prenant les pieds dans le tapis. »Eventually » n'oublie jamais de se coller au plus près du propos de départ. Ici, pas de solo qui n'en finit pas, qui se mélange sans écouter à côté, et surtout, pas d'esbrouffe. C'est d'une fluidité, d'une précision désarmantes, tout en triturant une folie douce qui remue les tripes et qui groove indéfiniment.
« Peace » ralentit le tempo, mais n'abandonne pas cette tension palpable, notamment lorsque Haden s'empare de l'archet pour glisser ses notes dans un écrin fait d'épines. Pourtant, le morceau semble plus classique, avec cette contrebasse qui sent bon le blues, car oui, toujours et encore, ce disque est une histoire de blues. Mais finalement, ce disque n'existe peut-être que pour rappeler que, quoi que l'on puisse écouter, jazz ou rock, folk ou Polka, tout vient plus ou moins du blues, qu'on le veuille ou non.
Si, avec ce disque, on ne peut pas encore tout à fait parler de Free Jazz, (Free Jazz: A Collective Improvisation enregistré deux ans plus tard, fait lui figure de point de départ du mouvement Free jazz, mouvement qui tira son nom de ce disque justement...), il est indéniable qu'il possède une liberté de ton assez novatrice pour l'époque. Même les Miles Davis et autre Coltrane n'avait pas encore exploré cet aspect là de la musique. Bien sûr, Miles Davis partira ailleurs, vers des contrées tout aussi révolutionaires, et Coltrane rattrappera le mouvement pour le maîtriser à la perfection peu après jusqu'à le transcender. Mais Coleman, Haden et Cherry font tout de même figures de précurseurs dans le domaine.

Si le free Jazz effraie, je conseille tout de même de commencer par ce disque, pas Free, mais qui abandonne sur le bas côté une bonne partie des bases du Jazz de l'époque. D'ailleurs, ce disque n'est pas seulement intéressant de par les lignes mélodiques utilisées, mais aussi par les structures, et les cassures adoptées lors de morceaux tels que « Focus On Sanity ».
« Chronology » qui termine l'album est également construit d'une façon surprenante, les musiciens envoyant des silences à des endroits inattendus, et surtout utilisant des tonalités déconcertantes pour qui a l'habitude d'un jazz plus conventionnel.
Coleman possède une discographie assez impressionnante, mais a peu participé aux albums des autres. Il poursuivra sa quête tranquille d'un ailleurs durant toute sa carrière.
Cet album et un album fondateur, qui restera dans l'ombre du fameux Free Jazz, forcément plus radical...
07:01 Publié dans Jazz | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ornette coleman, free jazz, haden, cherry
07.02.2010
Mercury Rev - car wash hair
Pendant qu'Esther enfile ses platform boots pour laver sa caisse, je me vautre sur le canapé apercevant ma voiture qui attend également un geste de ma part, mais là, c'est trop d'efforts. La meilleure chanson "j'ai 2 de tension" du monde !
10:12 Publié dans La Chanson qui déchire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : mercury rev, car wash hair
Rose Royce - Car Wash
Vous avez remarqué comme parfois, on se prend les pieds dans le tapis pour justifier ses choix, ses goûts et ses couleurs. Ben, là, je justifie rien, je m en cogne. Je kiffe en grand, et je le revendique!
07:15 Publié dans Week-end Funky | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : funk
06.02.2010
BRIGITTE FONTAINE - Le noir c'est mieux choisi
Samedi. J'ai du temps vous allez me dire. Je pourrais faire une note à rallonge, une chronique pertinente et pointue sur l'une des collaboration les plus passionnantes de l'Histoire de la musique française... Rien que çà? Oui oui, rien que çà. Lorsque Brigitte Fontaine et l'Art Ensemble Of Chicago se croisent, çà donne simplement un des meilleurs disques que l'hexagone ait jamais porté. Mais bon, le mieux, c'est encore d'en écouter un extrait, le reste...
07:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : brigitte fontaine, art ensemble of chicago;
05.02.2010
Brainstorming
Le décor est planté. Un lundi brumeux, aux aurores. L’âme chavirée par le ravissement d’aller au boulot. Ce matin, réunion. Toutes les têtes pensantes de ce blog se sont données rendez-vous pour une séance de Brainstorming forcenée pour trouver la matière qui abreuvera nos sillons et qui remplira ce blog à haute teneur culturelle. Bref, au programme, du jus de cervelle qui va dégouliner de nos oreilles tant nous allons réfléchir. Si si.
Evidemment, j’arrive en premier vers 8 heures. Ensuite, les membres vigoureux de l’équipe se pointent un à un. Il est maintenant 9 heures…. 11 h 45, la réunion peut commencer :
« Esther : Bon, les gars, de quoi qu’on va causer ?
Oyster : Moins fort chef, j’ai mal au crâne !
Myrrhman : Moi, j’ai un sujet passionnant sur du Métal Teuton beuglé en patois de Frankfurten, par une ancienne nageuse Est-Allemande…
Esther : Heuu… Cà à l’air bien… Tu peux en dire plus ?
Myrrhman : Et ben, c’est un quadruple album de 5 heures où il n’y a que deux morceaux sur lesquels le groupe répète sans cesse la même phrase jusqu’à extinction des voix…
Esther : Heuuu… Mouais. Rien d’autre ?
Beachboy : Moi, j’ai un sujet sur un groupe qui a vendu deux exemplaires de leur nouvel album qui sort dans six mois, enregistré sur un quatre pistes qui n'en compte plus qu'une, produit par un manchot qui habite La Nouvelle Zélande, au fin fond d’une grotte pour…
Esther : Ok, quelqu’un d’autre ? Titam ?
Titam : Ben moi je pourrais…
Esther / Oyster / Beachboy / Myrrhman / Benoît / No Fun : Poster une photo de toi à oilpé ?
Titam : Non, mais vous coller un steak à 5 doigts en travers de la mouille à chacun, c’est envisageable…
Esther : Bon, No Fun ?
No Fun : Ah ben là, j’suis au taquet.
Esther : C'est-à-dire ?
No Fun : Ben, je travaille depuis 3 semaines sur une note sur le dernier film du cinéaste Japonais Kézaco Koitessdon !
Esther : Et alors, çà avance ?
No Fun : J’ai le titre !
Esther: Oyster?
Oyster: Hips?
Esther: Mais encore?
Oyster: Je travaille sur une note qui parle de l’influence du Bourbon sur le blues?
Esther : T’en es où ?
Oyster : J’ai déjà effectué un gros boulot à propos du Bourbon !
Esther : Bien bien bien…. Benoît ?
Benoît : J’écris un compte-rendu énorme sur le dernier concert que j’ai vu…
Esther : Ok, Cà avance ?
Benoît : Grave ! Il me manque une phrase.
Esther : Sur combien ?
Benoît : Ben deux…
Esther : Ok, tout le monde, je vois qu’on a bien avancé !
Titam / Oyster / No Fun / Myrrhman / Beachboy / Benoît : Ouais, et toi, au lieu de marioller ?
Esther : Et ben moi, j’ai écrit une note de douze pages…
Titam : Sur quoi ?
Esther : L’influence des Pink Floyd sur le mouvement indie Indou en Basse provence durant les années..
Titam / Oyster / No Fun / Myrrhman / Beachboy / Benoît : Esther ?
Esther: Oui?
Titam / Oyster / No Fun / Myrrhman / Beachboy / Benoît : TA GUEULE!”
C'est alors que Dan s'est réveillé et a dit: "Bon, alors, on commence quand cette putain de réunion les bulots flappis?"
C’est vraiment bien le travail collectif…
07:00 Publié dans suicide collectif | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
04.02.2010
RETRIBUTION GOSPEL CHOIR - 2

Si ,comme moi, tu aimes LOW et NEIL YOUNG, tu aimeras RETRIBUTION GOSPEL CHOIR. Sobrement intitulé "2", le deuxième album d' Alan Sparhawk (chanteur guitariste de LOW et mormon notoire) et de ses 2 potes de Duluth (Minnesota) vient de sortir chez Sub Pop et ,contrairement à sa pochette quelques peu réfrigérante, s'avère chaud bouillant.10 titres au programme pour 34 minutes de tonnerre électrique rappelant le meilleur du Loner (comment ne pas penser à "Cinnamon Girl" en écoutant "Workin' hard")
Vivement recommandé...
A noter qu' ils seront sur scène à Paris au mois de Mars et que, fin Mai, LOW jouera "The Great Destroyer" au Primavera Sound à Barcelone...
Benoît
07:16 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : retribution gospel choir, low, neil young
03.02.2010
THE BEATLES - With The Beatles (1963)
Soyons honnêtes, il serait vain de faire une chronique décente des albums des Beatles. Cela a déjà été fait tellement de nombreuses fois qu'il paraît impossible de dire quelque chose de pertinent à propos de l'une des discographies les plus décortiquées au monde...
With the Beatles, deuxième album est à mon sens le véritable point de départ du groupe. Les compositions sont plus travaillées et les arrangements beaucoup plus fins que lors du premier album, « It won't be long », « All I've got to do » et « All my loving », le trio magique qui ouvre l'album suffit à le démontrer. La science des harmonies vocales est déjà au point, notamment sur la dernière, avec des harmonies en escalier qui ne cessent de monter et descendre. A ce titre, la version « Live At BBc » est encore plus réussie.

La première composition de Harrison est relativement anecdotique, et sonne beaucoup plus convenu que ses copains. Qu'on le veuille ou non, à cette époque en tout cas, au niveau des compositions, il avait un métro de retard.
Les reprises sont de bonne tenue, même si « Till these was you » par exemple a relativement mal vieillie, face à « Mr Postman » toujours aussi percutante. Lennon aurait pu faire un chanteur soul très honnête, c'est évident. « Roll over Beethoven » est LA reprise de Harrison, il la maîtrise à l'aise et ayant toujours été le plus fin des trois guitaristes, il survole la composition de Berry sans pour autant dépasser l'originale... Faut pas déconner quand même.
« You really gotta hold on me » de Robinson prouve une fois de plus que Lennon aurait pu, sans rougir, avoir du sang black dans les artères... Cette chanson me colle des frissons à chaque écoute.

Bref, ce second album, réalisé avec plus de soins, est bien meilleur que le premier et se termine sur « Money », avec, une fois de plus Lennon au meilleur de sa forme.
Alors, mono, stéréo?
Et bien, le stéréo propose une clareté ahurrissante, notamment face à l'édition de 87, tous les instruments se détachent, et toues les lignes deviennent claires...
Sauf que, à l'époque, le stéréo n'était pas monnaie courante. Si le déséquilibre droite gauche n'est pas aussi présent que sur certains albums, il n'en reste pas moins une sensation étrange. Le piano de « Money » collé à gauche, existe en intro, s'entend très clairement si on se concentre dessus, mais finit par disparaître. La version mono, c'est déjà tout autre chose, c'est dynamique, et si certains instruments se fondent dans la masse pour ne plus ressortir, on a tout de même l'impression persistante d'écouter le disque dans les mêmes conditons qu'à l'époque. La version LP originale que je possède a été gravée en stéréo et possède les mêmes inconvénients que ceux du remasterisé, à la diffèrence de cette chaleur propre aux vinyles. Du coup, faut-il préférer le mono au stéréo? Et bien, ma foi, les deux sont agréables, mais l'un sonne beaucoup plus rock que l'autre. La version stéréo fait un peu gentillette et son écoute au casque s'avère, une fois le mono comparé, très inconfortable. Par ailleurs, le mixage, légèrement différent, semble mettre en avant certains parties en mono qui rendent l'ensemble nerveux et tendu
Bref, tout cela n'est qu'une question de goût bien sûr, mais à mes yeux, la version mono l'emporte. Mais pas d'une façon aussi écrasante que pour certains autres...
07:10 Publié dans The Beatles | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
02.02.2010
Happy Mondays
En d'autres lieux, un débat féroce mais passionnant posait récemment la question de savoir, qui de MacCartney ou de Lennon, était le vrai génie. Notre Esther national en spécialiste es Beatles fit la remarque pertinente et quasi indiscutable que le miracle des Beatles était due à cette alchimie incroyable entre les 2, voire les 4 si on veut être sympa et ne pas toujours ranger le batteur dans les oubliettes de l'histoire du rock et que l'un sans l'autre, il manque quelque chose.
Comme Esther, c'est le chef, je suis tout à fait d'accord avec lui, et je m'en vais vous le prouver en prenant exemple sur le plus incroyable phénomène de l'histoire du rock, à savoir les Happy Mondays, ramassis de drogués tarés vicieux et complètement décérébrés de mais qui en quelques albums confirma que Manchester, c'est autre chose que cette ville de gentils garçons de Liverpool.
Les Happy Mondays, c'est Shaun Ryder et Bez, je ne vous causerais même pas des autres, à part leurs parents et encore, plus personne ne s'en souvient. Par contre, mes 2 zigues, c'est autre chose. Commençons par Shaun Ryder, d'abord postier puis chanteur approximatif, amateur éclairé de cocaine et ecstasy. Qu'il soit encore vivant à près de 50 balais, ça tient du miracle, certes il a méchamment dégusté côté physique mais il tient encore debout ou presque, s'offrant il y a peu un gros carton avec les Gorillaz.Interdit d'anntenne sur Channel 4 (trop de fuck à la minute), poursuivi pour toutes sortes de choses, Shaun Ryder est John Lennon + Yoko Ono qui auraient définitivement bouffé le gentil Paulo.
Ensuite, Bez, là, on touche au sublime, Mark Berry de son vrai nom, est le joueur de maracas le plus célebre du monde et le danseur le plus pathétique mais influent (je lui dois tout !) de tous les zombies du monde. Shaun Ryder refusait de monter sur scène sans sa présence, et, il faut avouer que voir ce grand singe halluciné bougeait ses bras faméliques, c'était pour moi comme voir Hendrix bruler sa guitare ou Dylan découvrir l'électricité, un choc, un moment d'histoire, une révélation !
Bez et Shaun Ryder pris individuellement, c'est quand même ce qu'on peut imaginer de pire pour la race, mais ensemble, on n'a jamais vu mieux, un sens de la mélodie propre au Nord de l'Angleterre et un gars qui danse mieux que James Brown, le meilleur groupe du monde tout simplement.
01:39 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : happy mondays, shaun ryder, bez


