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de la musique

  • Korn revient en promotionnant le jeu « Haze » sur Playstation 3

    C’est un peu comme la poule et l’œuf, mais version néo-métal. Korn revient en promotionnant le jeu « Haze » sur Playstation 3. Mais la chanson associée au lancement fait aussi l’objet d’un single du groupe. En réalité, on ne sait plus quoi promotionne qui…

     

    haze.JPGC’est une association lourde en bruit et en dollars qui vient a été annoncée. La compagnie Ubisoft et les néo métalleux de Korn ont en effet décidé de bosser main dans la main sur le lancement d’un nouveau jeu vidéo sur Playstation 3 appelé Haze : sortie le 22 mai. Le deal (car il ne s’agit pas uniquement d’une belle histoire d’amour…) prévoit que la chanson Haze, qui vante bien sûr les mérites du jeu, sera téléchargeable à partir de celui-ci : mais aussi à partir des plateformes normales et habituelles, comme un vrai single qu’elle est aussi.

    Et comme les membres de Korn ne veulent pas se mettre à dos les acheteurs d’albums CD, le titre est aussi trouvable sur diverses nouvelles versions à bonus (au Japon, en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande) de leur dernier disque. Il est donc très difficile pour un fan du groupe, même mal informé, d’échapper à « Haze »….

  • Destination Tanger : Jazz ensoleillé

    Tous les ans, juste avant que l’été ne s’installe, Tanger vit durant cinq jours à l’heure de la musique. Placé sous l’égide du jazz, ce festival de jazz est à l’image d’une ville qui voit s’accroître la population à grande vitesse : il grandit, sans perdre cette convivialité qui est sa marque. Nous sommes allés voir sur place. Reportage entre ciel et mer, entre Méditerranée et Atlantique et comme on dit à Tanger : « Get high before you fly ! »

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    Place Ibéria, Rue des Anglais, Rue des Juifs, Quartier California… Une simple promenade à pied dans les rues de Tanger vous rafraîchit la mémoire : vous êtes en terre marocaine, mais le passé international de cette ville située au carrefour de la Méditerranée et de l’Atlantique est lisible partout. Il y a les noms des rues, mais il y a aussi les cimetières, l’allemand, le français, l’espagnol, jusqu’au cimetière des chiens anglais, et ce n’est pas une blague. Tanger, longtemps ville juive, a servi de refuge à des femmes et des hommes venus de partout.

    C’est donc très naturellement que vient de s’y tenir la neuvième édition d’un festival de jazz ouvert à toutes les influences musicales. Une façon de renouer avec cette époque où dix-neuf nations administraient en commun la ville, chacune rivalisant pour offrir la plus belle réception, le plus remuant thé dansant, avec des disques tout droit venus des Etats-Unis.

    Le jazz s’était accidentellement arrêté de tourner à Tanger ; par l’entremise d’un ancien publicitaire français reconverti en amoureux de la ville (et de la musique), Philippe Laurin, le voilà de nouveau en cours.Aujourd'hui il est bien implanté avec tanjazz

     

  • Album jazz : Robert Glasper , Mood, 2003


    Le pianiste de Marcus Strickland à la tête de son propre trio. J'ai acheté ce disque sur un coup de coeur après avoir entendu sa reprise pleine de feeling du Maiden Voyage de Herbie Hancock sur TSF, avec le chanteur de nu-soul Bilal qui murmure la mélodie plus qu'il ne la chante. Le reste du disque est aussi excellent, ce qui en fait l'un des tous meilleurs parus sur FSNT à mon sens. Glasper est par ailleurs la toute dernière recrue de Blue Note. On attend maintenant avec impatience ses débuts pour le label mythique.

  • Climax Série

    Le label indépendant Océanik Créations est de ceux que l’on a suivit pendant quelques mois . Mieux, cette fois, nous allons faire la connaissance de six nouveaux artistes au travers de cette "Climax Série" qui est bien en effet un zénith de l’innovation musicale.

    Cela commence avec Les Astragales, bel effort d’electro jazz éthéré autant que touffu digne de Nils Peter Molvaer, et ça se poursuit par un morceau très reichien signé Laurent Rochelle (il y a du "Eight lines" dans "Lumen in lumine").

    Quant à Altaï, direction l’espace, les galaxies lointaines : ça commence bizarro-futuriste et puis un xylophone vient s’inviter, pour un moment de calme, avant lâcher les beats à la moitié du morceau... et retour sur terre en douceur, les yeux plein d’étoiles...

    Place aux guitares furieuses de Lokka avant de retrouver un peu plus de calme avec Clément Edouard dont le titre "Olo" est une mini symphonie pour instruments à vent, et enfin DoWnTaO et son mot de passe pour une électronica froide mais vibrante...

    Cinq petites perles à déguster là nuit.

  • chronique album : Clare And The Reasons, « The Movie »

    clare.JPGUne haute exigence artistique et un sens aigu des arrangements font de cet album une étrange création dans l'époque. C'est vrai, quoi, on n'est plus trop habitué à ces orchestrations luxueuses. On comprend mieux ses options stylistiques en repérant dans les crédits les noms de Sufjan Stevens, et surtout celui du grand Van Dyke Parks, qui, des Beach Boys à Ry Cooder, via U2, a laissé sa trace sur une proportion considérable de ce que nous avons entendu depuis 40 ans.

    Des gens qui appartiennent à la même planète musicale, et dont Clare et ses Raisons continue d'illustrer l'ambition, celle de faire encore et toujours des chansons taillées dans les plus belles étoffes. On aura compris qu'on est à cent lieues du lo-fi petits bras, et que l'on a pris tout le temps qu'il fallait pour écrire chaque note de corde, de flutiau, que l'on a dessiné au millimètre le plan des cathédrales de choeurs (« Sugar In My Hair », « Love Can Be A Crime »), que l'on a dosé au laser le souffle de l'harmonica dans « Rodi », et qu'une fois terminé le disque on s'est regardé en studio pour être bien sûr qu'on avait pensé à tout.

    En bonne fille de folk singer (son père est Geoff Muldaur, chanteur des 70's toujours en exercice), elle a d'ailleurs écrit depuis la sortie du disque une chanson de soutien à Obama. Ses chansons peuvent jouer d'espièglerie, comme dans « Pluto », où la voix de Clare nous rappelle celle d'Ambrosia Parsley, de Shivaree, elles peuvent aussi nous cajoler avec quelques touches de violoncelle (« Nothing/ Nowhere ») et nous livrer pieds et poings liés à la béatitude la plus profonde(«Science Fiction Man »), ce qui n'empêche pas Clare d'entreprendre avec brio une version crédible de « Everybody Wants To Rule The World », de Tears For Fears.

     

    Et si' l'album porte le titre de « The Movie », c'est sans doute qu'il s'écoute mieux dans le noir.

    Artiste : Clare And The Reasons

    Album : « The Movie »

    Label : Fargo (Dist. Naïve)

  • Biographie de BJÖRK - fin

    Björk dans les années 90

    Un deuxième disque, Post, confirme en 1995 l'avant-gardisme de Björk et sa suprématie sur la pop. Coproduit par Nelle Hooper, Graham Massey de 808 State, et Tricky, il pousse encore plus loin les expérimentations sonores : Isobel et Hyper-Ballad deviennent des classiques, les tournées mondiales sont tout simplement triomphales et Björk gagne son deuxième Brit Award de meilleure chanteuse. Elle est devenue une star, les branchés comme le grand public l'adorent et la suivent dans tous ses délires, un peu trop parfois, puisqu'elle sera régulièrement harcelée par ses fans et recevra même un colis piégé envoyé par un admirateur qui se suicidera par la suite. Elle se marie, et divorce dans la foulée, avec Goldie, figure haute en couleurs de la jungle londonienne, se bagarre avec un journaliste qui s'intéresse d'un peu trop près à son fils et sort en 1996 Telegram, un album de remixes de Post. Elle trouve ensuite refuge en Espagne où elle met au point sa nouvelle bombe, Homogenic, en collaboration avec Mark Bell de LFO, bombe dominée par les arrangements de corde luxuriants de Deodato et les percussions, les premiers se référant aux nerfs du corps humain et les secondes aux battements du coeur, selon les explications de la chanteuse. Sa musique a beau s'assombrir quelque peu, elle n'en reste pas moins intensément lyrique et originale.

    Avec une telle personnalité et une telle photogénie, il était inévitable que le cinéma s'intéresse à elle et c'est avec le Danois Lars Von Trier, qu'elle fera ses premiers pas pour le septième art. Contactée à l'origine pour écrire la bande originale de Dancer In The Dark, Björk devient finalement l'actrice principale du film. Le tournage sera un cauchemar et il faudra attendre le festival de Cannes 2000 pour voir Von Trier et Björk se réconcilier à l'ombre des récompenses : Palme d'or et Prix d'interprétation féminine vont quelque peu éclipser la bande-son écrite par Björk, Selma Songs.

    En trois albums et grâce à sa personnalité unique, l'elfe islandais s'est mué en véritable diva, pulvérisant toutes les références pop sur son passage. Son nouveau disque Vespertine sortira le 28 août prochain : après avoir eu dix ans d'avance, Björk sera-t-elle l'artiste de ce début de siècle ?