07.05.2008

Viaduc

- Tu fais le pont?

- Ouais, enfin, le viaduc.

- Comment çà?

- Ben ouais, je reviens seulement mardi!

- Et ton blog, tu vas faire une note?

- T'es gelé ou bien? Dans 2 heures, j'ai presque une semaine de break, tu crois quand même pas que je vais m'emmerder pour le peu de tocards qui me lisent!

Ah, pardon, vous étiez là? Bon, ben, bon jour férié, bon pont, bon week-end et bon nie & Clyde!

05.05.2008

CA TEUTONNE?

Ah…. L’Allemagne. En voilà un pays à peu près aussi excitant qu’une endive trop cuite dans sa béchamel tournée. Avant, il y avait la RDA et la RFA. Le mur écroulé, l’Allemagne réunifiée s’est construite une identité… Mais bon, si on devait retenir quelque chose de l’Allemagne culturellement ? Certes, Lang (Fritz hein, pas Jack, un peu de sérieux tout de même….), certes Goethe, certes Ruben, certes Beethoven, mais bon, Derrick aussi, la choucroute aigre de nos dimanches foirés, l’accent tue l’amour qui vous transforme la plus belle des sirènes en routier moustachu pas sympa qui veut vous conter fleurette sur le bord de la route entre deux saucisses… Bref, ce n’est pas pour dire, mais les allemands cumulent. Et musicalement, c’est carrément catastrophique. Une tornade, un tsunami, les big-bang du mauvais goût. Comme si nous n’avions pas assez des nôtres, il a fallu qu’ils exportent leurs boutonneux. Tokyo Hotel. Rien que le nom me donne envie de torturer des chatons au fond d’une baignoire.

Question bouffe, c’est souvent aussi fin que culturellement… Au menu, charcuterie, patates et charcuterie. Le tout noyé sous un tonneau de houblon bien épais. La bière là-bas, n’est bonne que si elle est consommée directement dans un bocal.

Je sais, j’exagère, je crache des clichés mousseux qui sentent le graillon, mais il faut bien reconnaître que les Allemands, çà fait un moment qu’ils ne pondent plus grand chose. Pourtant, il y eut une époque ou les Teutons étaient bons. Surtout en musique. A la fin des années 60 et au tout début des années 70 par exemple. C’est environ à cette période que vit le jour le krautrock. Je ne m’étendrais pas sur l’histoire de ce mouvement, vous avez le lien qui le fera mieux que moi.

Tout çà pour dire que l’Allemagne, j’y suis allée trois fois. Et à part le fait que j’ai longuement peloté ma copine au fond du car scolaire lors de mon dernier voyage, que j’ai vomi deux repas sur trois, qu’on s’est fait coursé, moi et mon pote, par des fachos (je ne considère pas tous les allemands comme des fachos, très loin de là), que j’ai écouté ce qui se fait de pire en techno et que j’ai pris une cuite mémorable parce que j’ai bu un tord boyau maison à jeun, le matin en me levant, je n’ai pas gardé grand-chose comme souvenirs. Si ce n’est qu’en allant en Allemagne, nous sommes passé par la frontière Belge (et oui, à l’époque, il y avait encore des frontières….), et que la première chose que j’ai vu en entrant en Belgique, c’est un panneau STOP. Posé à l’envers. Comme quoi, l’Allemagne, c’est pas terrible, mais y’a pire ailleurs.

 

 

 

30.04.2008

BOB DYLAN & The Band - The Basement Tapes

Vous connaissez l’histoire de « THE BASEMENT TAPES » ? Tout commence en 1967, au fond de la cave d’une maison louée par quelques membres de « The Band », back band officiel du gars Dylan. Ensuite ? Ben, ensuite, j’en sais rien, étant donné que je n’ai pas été capable de déchiffrer les notes du disque. De même que je ne vous en propose pas d’extrait, tout simplement parce que j’en ai pas trouvé. Avouez que c’est une bonne raison. En tout cas, j’aime beaucoup. Son brut et blues. Voilà voilà… Bon, ben du coup, je vais vous parler d’autre chose, histoire que vous ne vous soyez pas déplacé pour des prunes.

albumsDylan.jpg

Ce midi donc, profitant d’une budgétisation de Mamie, je me rends au disquaire du coin pour y acheter la dernière nouveauté qui va bien. Et puis bon, ben, faut bien avouer que rien ne me passionne en ce moment, du coup, je flâne, virevolte, et navigue au milieu des rayons. Je m’arrête sur Dylan, et tombe sur ce disque dont j’avais une copie, fournie par une âme bien intentionnée, mais qui a été plus ou moins pulvérisée par mon adorable bambin. Allez, tiens, je le prends….Par acquis de conscience, je vais voir le vendeur :

« Bonjour sympathique vendeur,

-         Bonjour sympathique client,

-         Vous avez un rayon musique expérimentale, concrète….

-         Euuuhhh, non, ici, j’ai pas la clientèle pour.

-         Allons bon, le neuf cube, ce tiers monde Français n’a donc pas le droit à un peu de culture ?

-         Vous cherchez quelqu’un en particulier ? »

Après avoir demandé deux groupes qui figuraient aux illustres inconnus sur son ordinateur, je m’en retourne dans les rayons, à la recherche d’autre chose quand tout à coup !!!!!!!!! Musique de Bernard Herrmann (ouais, j’aime bien, çà fait suspense un peu, non ?) Le vendeur me dit : « C’est pas vous qui m’avez acheté le WHY ? il y a un mois ?

-         Ouais ouais, lui répondis-je d’un ton assez étonné.

-         Ben, j’ai une place en rab’ pour le concert de ce soir, çà vous dit ?

-         Euuuuhh, ben, c’est gentil, mais je ne vais pas pouvoir…

-         Ah ? (l’œil humecté par l’incommensurable douleur que n’a pas manqué de lui provoquer ma réponse, telle une lame tranchant dans le vif une bavette à l’échalote (faîtes revenir les échalotes jusqu’à les faire roussir, puis les retirer aussitôt, sinon, elles noircissent, et c’est dommage !).

-         Ben, ouais, je suis père de famille, mais c’est gentil quand même…. »

Et là, soit je suis vraiment son seul client intéressant, et c’est quand même un peu inquiétant, soit je plais beaucoup aux homos, et c’est quand même un peu inquiétant…. Non pas que j’ai le moindre grief contre les homos, non, ce qui me chiffonne, c’est que j’ai toujours eu beaucoup de succès avec les hommes. Je veux dire, proportionnellement à celui que j’avais avec les femmes.

Bref, non seulement mon fils a ruiné ma copie des BASEMENT TAPES, m’obligeant ainsi à les acheter, il me fait louper un concert de WHY ?, mais en plus, je remets en cause ma sexualité ! C’est ingrat, les enfants.

PS: Ah ben si, finalement, j'en ai trouvé un extrait...

28.04.2008

LA PAGE NOIRE (juste pour faire chier!)

Lorsque l’on est un grand écrivain comme Victor Hugo, ou bien un tocard comme moi, et qu’on se décide à prendre plume ou clavier, la question qui vient tout de suite à l’esprit c’est : « La vachte, qu’est-ce que je vais bien pouvoir torcher comme bafouille… » (Enfin, mon collègue, Victor Hugo, devait se poser la question légèrement différemment, mais bon, passons….) Un blog, c’est très souvent comme un journal intime, sauf que là, le monde entier peut savoir à tout instant un truc primordial : Tu as une vie dénuée de tout intérêt et tu ne sais pas écrire ! Formidable. Arrivée devant son écran, la page est blanche, à l’instar de ma cervelle à l’instant T précis où j’écris ces quelques mots.

Dès lors, de quoi parler ?

Des 280 000 € qu’ont coûté la récente interview de notre cher Président qui, face à un PPDA au charisme proche de celui d’un beignet trop cuit, ou à un Pujadas aussi intéressant qu’un débat sur la vie des truites en milieu urbain, nous a rappelé qu’il nous fallait faire des gosses pour le bien de la patrie, et qu’il nous fallait bosser plus, ramassis de feignasses que nous sommes, si on espérait faire nos courses ailleurs que chez Leader Price ?

Non, pas envie.

De Cauet, qui, enfin, n’a jamais été aussi proche de la porte de sortie de TF et qui va pouvoir asséner son humour gras de l’aisselle dans un Supermarché Mammouth, au fin fond d’une cambrousse aussi déserte qu’un programme électoral du Modem ?

Non, je ne tire pas sur les ambulances.

 

Du énième dérapage de Le Pen, concernant les chambres à gaz et ce point d’une histoire qui n’a d’ailleurs peut-être pas existé, puisqu’il s’agit d’une vision de la guerre mondiale, mais qu’il ne s’agit pas forcément de la sienne ?

Non, ce serait donner de l’importance à la lie de l’humanité, et je préfère encore noircir (tiens, un terme approprié comme il faut !) une feuille pour rappeler qu’il y a 20 ans, Pierre Desproges pliait ses gaules, et qu’aujourd’hui encore, son réquisitoire sur le bas du front est toujours d’actualité. Démonstration !

 

 

23.04.2008

JANDEK

Il faut bien le reconnaître, il y a des choses moins accessibles que d’autres. Il y a des choses moins faciles que d’autres. La notion de plaisir est vaste. Le plaisir que l’on prend à boire lorsqu’on a vraiment soif n’est pas le même que celui que l’on prend lorsqu’on boit l’apéro entre potes.

En musique, c’est un peu la même chose. On ne prend pas le même plaisir à écouter un truc qui se sifflote sous la douche qu’un truc vraiment difficile à appréhender à cause d’une oreille pas forcément prête à çà.

Du coup, lorsqu’une oreille peu aguerrie tombe sur Jandek, la première fois, et pourquoi pas, la dixième fois, l’accroche n’est pas immédiate. Et 9 fois sur 10, l’accroche ne se fera jamais d’ailleurs. Je ne connais pas grand-chose de Jandek, comme beaucoup. D’ailleurs en sait-il lui-même plus que moi sur son compte, c’est loin d’être sûr. Et si je n’écoute pas sa musique sous la douche ou le soir en rentrant du boulot pour me détendre, il n’en reste pas moins qu’elle m’intrigue. De l’art brut, m’a-t-on dit. Qu’est que l’art brut ?

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Art_brut

Soyons franc, je ne sais pas vraiment. Toujours est-il que Jandek, du coup, s’envisage d’un point de vue artistique, mais plus vraiment d’un point de vue musical. Encore une fois, je ne connais rien ou presque de ce grand bonhomme maigrichon et spectral si ce n’est sa discographie gargantuesque dont je connais à peine le quart (et encore…).

jandek3.jpg

Jandek, c’est l’antithèse d’à peu près tout ce que je connais. Sonic youth qui couche avec Dylan, Scott walker qui se vautre dans le chaos, Gérard Lenorman qui splitte avec Slayer… (non, je déconne, c’est pour faire enrager une connaissance…). Ici, point de mélodie, d’accord majeur, mineur ou adolescent, point d’harmonie, point de rupture. Voilà. Jandek, c’est un point de rupture. De la musique improvisée sur de la poésie qui m’échappe (ne parlant l’anglais que sous la torture…). Bref, je m’arrête là pour ce qui est de la description, je vais dire des âneries.

Toujours est-il que lorsqu’il entre en scène (pour le peu de concerts qu’il donne…) on le croirait tout droit sorti d’un western post moderne tourné en Pennsylvanie. Clint Eastwood sous l’œil de Jarmush, Dylan vu par Murnau. La musique commence, et peu à peu, on perd ses repères, on entre en terrain, certes hostile pour beaucoup, aride et effrayant pour d’autres, mais indéniablement fascinant. Après une heure de concert, peut-être éprouvant, on ressort du visionnage en ayant eu l’impression d’assister, au-delà du concept de musique et de concert, à une expérience rare et intense. Et c’est finalement ce que veut véhiculer jandek, en tout cas, je le crois. La musique n’est pas qu’une question d’art mineur, de beauté lumineuse, et d’accords cristallins, c’est aussi une rencontre, une expérience.

 

Le site de JANDEK: http://tisue.net/jandek/

22.04.2008

L'informatique pour les nuls!

Vous avez des collègues ? Moi oui. Comme pas mal d’entre nous en fait. Les collègues, c’est un peu comme la famille. On ne les choisit pas. Pire encore, on les subit, la famille, on peut toujours décider de ne plus la voir, mais les collègues…. Il en existe de toutes sortes. Ceux qui sont feignants, ceux qui sont cons, ceux qui puent, ceux qui sont incompétents, et pour peu qu’on soit verni, il y a ceux qui sont cumulards et qui regroupent à eux seuls toutes les catégories. J’en connais. Certains bossent même au centre névralgique de l’institution pour laquelle je bosse : le service informatique.

Moi, je suis à peu près aussi bon en informatique que Cantona en philosophie, voyez, çà met en condition. Hé ben, je trouve quand même le moyen d’être meilleur que mes collègues de l’informatique.

Vendredi dernier a déboulé une des lumières du service avec, sous le bras, un scanner pour le service…mais aussi, des poils et de la sueur.( c’est important pour la suite)

A 10 h, il entre dans mon service, le sourire aux lèvres :

« Bonjour, je viens installer le scanner !

-         Cool, çà fait jamais que trois ans qu’on l’a demandé….

-         Je le mets où ?

-         Dans ton c… Heu, ben dans le bureau là…

-         Ok ! »

Et chacun repart à ses occupations. Au bout de deux heures que je l’entendais grommeler dans son coin, je tente un taquin : « Alors, çà va ?

-         Ben non, je comprends pas, dès que je l’allume, il fait ramer le moulin…

-         Ben y’a peut-être pas assez de mémoire…

-         Je sais pas, j’ai pas regardé… »

Tiens, bizarrement, j’aurai regardé la configuration avant d’installer un bouzin pareil moi… Bref, vérifications faites, le bordel est trop puissant pour la machine.

« Bon, on va l’installer chez vous, le vôtre est plus puissant…

-         Ok, mais là, je vais manger.

-         Je repasse. »

13 h 30 pétantes, le gaillard se repointe et là…détail qui m’avait échappé, le bonhomme sudoripare dégage des effluves pour le moins troublantes qui ne manquent pas de me piquer les yeux pour ainsi dire instantanément.

« Bon, je vous laisse bosser, hein… »

Il est 16 h 30 lorsque je remets mon nez dans le bureau (et croyez moi, si j’avais pu m’en passer…). Alors que le papier peint est sur le point de se décoller tant l’odeur est « bestiale », il me dit… « Ah ben, je pige pas, çà mouline toujours autant.

-         Allons bon. Peut-être que c’est le scanner qui déconne…

-         Mouais, ce serait quand même la première fois, mais bon…,    Je reviens Lundi. »

Le week-end s’est déroulé dans l’angoisse la plus absolue. Va-t-il pouvoir m’installer le scanner, va-t-il comprendre ce qui ne va pas, va-t-il….trouver son putain de déodorant ?

Et lundi matin, je le vois revenir, armé d’une sérieuse envie d’en découdre avec la machine infernale, armé d’un fumet des plus capiteux, et armé…d’un collègue à lui… tout aussi malodorant. Formidable, j’ai toujours eu beaucoup de chance.

Les voici donc deux à entreprendre mon PC qui n’en demandait pas tant. Et à grands coups de « j’comprends pas », « çà marche pas », « çà devrait marcher », « j’vois pas ce qui déconne », ils finissent par abdiquer… à 15 heures, pour finalement me dire : « Bon, ben on vous le reprend parce que, à notre avis, il marche pas !

-         Vous croyez ?

-         Ben non, il doit pas fonctionner. Ou alors on ne comprend rien, mais à deux, ce serait étonnant ! »

Mouais, enfin, moi, je m’étonne plus de rien.

20.04.2008

THE VELVET UNDEGROUND - Sunday morning

Je n'aime pas le Dimanche matin. D'abord parce que, lorsqu'on se réveille, on sait qu'il s'agit du dernier jour avant de reprendre le boulot. Ensuite parce que, se réveiller un dimanche matin, c'est se rapprocher un peu plus du grand voyage (bah oui, une journée de plus dans la suire!)

C'est se dire que j'aurai pu profiter encore quelques heures à dormir au lieu de rédiger une note à la con que personne ne va lire puisque tout le monde est assez raisonnable pour continuer à dormir!

Lou Reed et ses copains du velvet ont bien compris mon problème. Sur les images, lorsque l'on voit ses yeux, on sait qu'il a encore sommeil, et que non, définitivement, le dimanche matin, c'est fait pour dormir.

En plus, maintenant que je suis debout, je vais devoir aller chercher des croissants et à bouffer pour ce midi.

Bon, à part çà, le Velvet underground, c'est vachement bien, la face du rock'n roll a définitivement été changée après leur passage, bla bla bla...

 Parfois, j'oublie un peu que je suis censé tenir un blog musical, et donc dispenser des conseils pointus.

 

19.04.2008

OCCUPE

Non, là, j'ai vraiment pas le temps. Du coup, je dis rien, c'est mieux.

16.04.2008

BORIS VIAN - J'suis snob!

C’est vrai, j’suis con. Certes me direz-vous, mais comme ce ne sont pas les occasions de le prouver qui te manquent, pourquoi donc me direz-vous ?

Ben j’aurai pu bêtement crécher dans le 16ème arrondissement, où l’on flatule dans la soie, où l’on tient son clope avec un porte-garrot, où l’on pense que c’est bien triste d’être pauvre et qu’il faut les aider, car après tout, c’est la lutte finale, et que... hein ? Ah bah non, pas chez moi, y’a pas la place dans mon 200 m² !

Au lieu de çà, j’habite la Seine-Saint -Denis, le tiers monde français, la lie de l’humanité, le mouroir des âmes perdues et des sacs à main volés !

Je dis çà parce que hier, pour la énième fois, je me suis fait taxer de prétentieux, uniquement parce que j’ai tendance à écouter des choses qui sortent un peu de l’ordinaire, et que « comme personne ne l’achète, t’aimes bien ! ».

C’est sûr que, lorsque j’achète un disque (oui, car moi, je les achète mes disques, ce qui n’est pas forcément le cas de l’accusatrice !), je me pose la question de savoir si je suis le seul sur la planète à l’écouter, si ce disque est assez bien pour mon rang social, ma classe, mon génie. Bref, tout seul devant mon rayon, je ne me demande pas si ce disque va me plaire et me procurer de belles émotions, non, je me demande s’il suffira à épater la galerie (quand on connaît ma vie sociale, c’est assez savoureux !).

De fait, lorsque je suis chez le disquaire, avec un disque de Charles MINGUS dans les pognes, j’arrête la populace, je monte sur un podium dédié à cet effet, et hurle à qui veut bien l’entendre « Hé, regardez moi, tas d’incompétents sonores, ce que moi j’écoute, c’est quand même autre chose que votre soupe populaire pour atrophié du marteau et de l’enclume (c’est la lutte finale ! Ah non, merde, ce n’est pas une enclume)! Alors, les gens se lèvent, m’applaudissent, certains veulent me toucher, telle l’apparition divine à Lourdes, en espérant que je les guérisse de leur inculture crasse, et que je prodigue mes soins auditifs pour qu’enfin, ce monde sorte du marasme que ce conducteur de négriers de Pascal nous sert à chaque seconde sur le monde qu’il contrôle si bien.

Et puis, je rentre chez moi, épuisé par les étreintes féminines qui n’ont pas manqué d’émailler mon retour au bercail, et je fais tomber la cellophane, allume ma chaîne, et glisse le dernier M POKORA sur ma platine en rangeant délicatement le Charles Mingus sur une étagère, bien sagement à côté des autres, en attendant que de nouvelles perles viennent garnir ma discothèque qui me sert à briller en société.

Pour finir, un petit texte de Boris Vian. Seul personnage plus snob que moi.

BORIS VIAN – J’suis snob !

J'suis snob... J'suis snob
C'est vraiment l'seul défaut que j'gobe
Ça demande des mois d'turbin
C'est une vie de galérien
Mais lorsque je sors à son bras
Je suis fier du résultat
J'suis snob... Foutrement snob
Tous mes amis le sont
On est snobs et c'est bon

Chemises d'organdi, chaussures de zébu
Cravate d'Italie et méchant complet vermoulu
Un rubis au doigt... de pied, pas çui-là
Les ongles tout noirs et un tres joli p'tit mouchoir
J'vais au cinéma voir des films suédois
Et j'entre au bistro pour boire du whisky à gogo
J'ai pas mal au foie, personne fait plus ça
J'ai un ulcère, c'est moins banal et plus cher

J'suis snob... J'suis snob
J'm'appelle Patrick, mais on dit Bob
Je fais du ch'val tous les matins
Car j'ador' l'odeur du crottin
Je ne fréquente que des baronnes
Aux noms comme des trombones
J'suis snob... Excessivement snob
Et quand j'parle d'amour
C'est tout nu dans la cour

On se réunit avec les amis
Tous les vendredis, pour faire des snobisme-parties
Il y a du coca, on déteste ça
Et du camembert qu'on mange à la petite cuiller
Mon appartement est vraiment charmant
J'me chauffe au diamant, on n'peut rien rêver d'plus fumant
J'avais la télé, mais ça m'ennuyait
Je l'ai r'tournée... d'l'aut' côté c'est passionnant

J'suis snob... J'suis snob
J'suis ravagé par ce microbe
J'ai des accidents en Jaguar
Je passe le mois d'août au plumard
C'est dans les p'tits détails comme ça
Que l'on est snob ou pas
J'suis snob... Encor plus snob que tout à l'heure
Et quand je serai mort
J'veux un suaire de chez Dior!


15.04.2008

Contre nature

A trop jouer à Dieu, nous allons vraiment finir par nous attirer les foudres de l’humanité. Entendons-nous bien, je suis athée (à la menthe), et j’ai foi en l’humanité à peu près autant que j’aime les betteraves. Mais là, il faut bien reconnaître qu’un de ces quatre, la nature va se retourner contre nous, on va la prendre en pleine tronche et tout ce qu’on pourra faire, c’est « Mais euuuhhh… »

Pour la première fois, un homme est enceint (çà se dit au masculin d’ailleurs ?) et franchement, je trouve çà malsain. On joue avec le feu, on touche à quelque chose qu’on ne maîtrise pas. Moi par exemple, je suis une quiche en mécanique, et bien, je ne fous jamais le nez dans le moteur de ma bagnole.  Est-ce que Stevie Wonder est conseillé chez Afflelou ? Non ! Est-ce que Beethoven vendait des Boules Quiès ? non ! Est-ce que Gainsbourg vantait les bienfaits de l’Evian ? Non !

Quand on ne connaît pas un domaine, on ne la ramène pas, on laisse faire ceux qui savent ! Coller un moutard dans le bide d’un homme, c’est aussi saugrenu que de filer un livre a une femme ! C’est contre nature ! (héhéhéhéhé !)

Ou alors, on aurait pu rendre çà rigolo, et lui coller dans les balloches… Je l’imagine très bien avec les sacoches sur le parquet en attendant de le pondre, mais là, non, c’est ridicule. On imite, en plus moche. Un peu comme Johnny et Elvis, Bertignac et Hendrix, Tintin et Milou…(euh, non, là, c’et n’importe quoi…)

En tout cas, moi, je ne voudrais jamais être enceinte. D’abord parce qu’une femme, enceinte, c’est casse rouleaux, çà a toujours envie de tout et de rien à la fois, çà chiale pour un oui ou pour un non.

Et puis, faut être lucide. Je suis trop douillet !

 

 

http://www.beaute-homme.com/index.php/27-le-premier-homme...

 

http://www.malepregnancy.com/