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de la musique

  • Dub Colossus : Aux sources du reggae « In A Town Called Addis »

    Chaque grande ville africaine a son propre rythme, et celui qui bat au cœur de cette nouvelle réalisation signée Nick Page a un petit quelque chose de l’Abyssinie : c’est celui d’Addis-Abeba, la capitale de l’Ethiopie.

     

    Ce grand pays de l’Afrique de l’est a donné le reggae, mais c’est au delà du reggae que cet album puise ses sources. Il se nourrit aux racines d’une musique traditionnelle à mi-chemin entre l’Afrique noire et le monde arabo-musulman. Une musique que très peu d’interprètes ont porté sur la scène internationale et dont les mélopées vous surprendront par leur force envoûtante. Tous les courants de la musique éthiopienne trouvent vie dans cet album aux tonalités futuristes, parfois quasi-lunaires, une lune noire où l’on mâcherait du quat en marchant le long de large avenues bordées d’eucalyptus.

    Cinq artistes nationaux, débarqués de toutes les régions du pays, ont apporté leur contribution, à commencer par cette femme à qui l’on prête un apparentement avec notre Edith Piaf, Sintayehu Mimi Zenebe, propriétaire d’un night-club à Addis. L’aventure se poursuit sur une tonalité plus pop sous la houlette d’une autre star de la région, Tsedenia Gebremarkos, et très vite, on s’installe dans ce son comme on se calerait dans un hamac souple et confortable. Mais voilà que pointe son nez, au morceau suivant, cette basse reggae qui vous prend la main avec le sourire et vous colle pour la journée son éthiopique légèreté.

    C’est sans doute cela, le « Dub Colossus », une sorte d’osmose entre le grincement de l’archet sur son violon, les notes improbables du Masenqo (instrument traditionnel) et ces voix qui flottent entre Afrique et Arabie.

     

  • Biographie de BJÖRK

    Björk, de son vrai nom, Björk Gudmundsdottir (ce qui signifie « fille de Gudmund » bien qu'elle ne connaisse pas son père), naît le 21 octobre 1965 dans une communauté hippie de Reykjavik et s'intéresse très tôt aux arts, que ce soit la musique ou la peinture. A six ans, elle prend des cours de violon ,  piano, de flûte, et se passionne pour le chant. C'est dans ce dernier domaine qu'elle révèle des dons surprenants, ce qui pousse ses professeurs à l'inscrire à un concours de chant organisé par la radio islandaise. Björk ne le gagnera pas mais cela lui permettra d'enregistrer son premier disque à l'âge de onze ans ( !), où elle interprète des vieux standards islandais et des reprises dont The Fool On The Hill des Beatles. L'album ne sera pas un carton mais marque les premiers pas de cette adolescente précoce dans la pop. Quelques années plus tard, Björk quitte le domicile familial et, sous influence punk, commence à collaborer à de nombreux groupes locaux et s'intéresse à la question de la musique et des droits d'auteur

    Elle se stabilise enfin avec les Sugarcubes, un groupe de pop très débridée où elle laisse éclater ses talents vocaux et impose sa personnalité de femme-enfant. En 1987, leur single Birthday les révèle au circuit indépendant de l'époque : le groupe enregistrera trois albums (Life's Too Good en 1988, Here Today, Tomorrow Next Week ! en 1989 et Stick Around For Joy en 1992) et effectuera de nombreuses tournées européennes et américaines avant de splitter en 1992, les frictions entre Björk et les autres membres du groupe devenant trop fréquentes. Entre-temps, toujours insatiable, Björk enregistre un album de reprises de jazz, Gling–Glo et, toujours curieuse, participe à deux titres de Ex : El, le premier disque de 808 State en 1991. Ce sera sa première rencontre avec la musique électronique, rencontre qui va complètement bouleverser sa vision artistique.

    carrière solo de Björk

    Sa carrière solo commence en 1993 avec Debut, un album enregistré avec Nelle Hopper, responsable jusqu'ici du son de Soul II Soul. Björk, qui a déménagé à Londres, écrit la plupart des morceaux, joue des claviers et de sa voix mutine, et s'autorise toutes les expérimentations : house, techno, musique indienne, jazz… Elle s'intéresse également de très près au graphisme de ses pochettes et à la vidéo, composantes essentielles de son oeuvre au même titre que la musique. La pochette de Debut, signée Jean-Baptiste Mondino, et les clips de l'Islandaise (Human Behaviour, réalisé par Michel Gondry, où Björk est poursuivie dans la forêt par un ours en peluche) vont très vite se faire remarquer par les chaînes de télévision et par le grand public. Cet album va jeter une passerelle entre le monde de la pop et celui des dancefloors et devenir un succès mondial incroyable (disque de l'année pour le NME, disque d'or aux USA et de platine en Angleterre). Björk est ainsi propulsée sur le devant de la scène internationale.

  • A Certain Ratio : l’album du retour « Mind Made Up »

    Après dix trop longues années de silence, les Anglais de A Certain Ratio reviennent enfin nous séduire de leur irrésistible cold funk. Leur nouvel album qui surfe avec autant d’élégance que d’opportunité sur le revival des 80’s ne devrait pas laisser indifférent.

    Au tournant des 80’s, A Certain Ratio sera avec Joy Division l’un des tout premiers groupes à se ranger derrière Tony Wilson et sa bannière Factory.

    Bien d’autres suivront, des Duruti Column à New Order en passant par les Happy Mondays, publiant leurs albums sous les pochettes élégantes tracées par Peter Saville.

    Conduit par le discret Jeremy Kerr, frère du charismatique leader de Simple Minds, A Certain Ratio est une formation légendaire qui n’a publié qu’une poignée d’albums en trente années d’existence.

    Et les fans qui attendaient depuis dix ans un nouvel et 8éme CD devraient être comblés par ce fracassant « Mind Made Up ». Son groove cryogénisé pour un funk décalé évoque bien des souvenirs. On songe aux Talking Heads, tout comme aux Écossais d’Orange Juice, à Heaven 17 aussi. On pense même à Brian Eno dont une citation dans sa chanson « The True Wheel » est à l’origine du patronyme du groupe basé à Manchester.

    Le timbre détaché de Jeremy Kerr ajoute à l’effet de séduction comme une réminiscence de Joy Div. C’est particulièrement sensible sur des titres comme « Teri » ou « I Feel Light ». Autre effet de « déjà vu », mais cette fois du côté des Happy Mondays avec le cool « Starlight », un hommage discret à ces frères en Factory.

    Retour des guitares style wah wah pour une citation au « Shaft » d’Isaac Hayes avec « Which Is Reality » ou clin d’œil au « Cut The Cake » d’Average White Band sur « Down Down Down », A Certain Ratio est décidément un sympathique mutant groovy.

    « Mind Made Up » est une ode à l’amour de la blackitude agitée quelle que soit sa couleur de peau, un album qui va dans le sens de l’Histoire à l’heure où un noir s’apprête à investir (enfin !) la Maison-Blanche.

     

  • David Krakauer - Music from the Winery

    Tous les dimanches depuis décembre 1998 ont lieu les "brunchs klezmer" au Tonic, club du Lower East Side new-yorkais et camp de base de John Zorn et de la Downtown Scene. C'est donc tout naturellement que Tzadik, le label de John Zorn, publie aujourd'hui cette compilation sélectionnée par le clarinettiste phare du mouvement néo-klezmer, David Krakauer.

    music.JPGOn y retrouve quelques uns des musiciens et groupes essentiels qui font vivre cette musique à New York et un peu partout dans le monde : Krakauer lui-même, mais aussi Pharaoh's Daughter, le groupe de la joueuse de 'oud Basya Schechter, Socalled, dj canadien qui marie hip hop et klezmer, ou encore Sophie Solomon, violoniste du collectif électro londonien Oi Va Voi. Le disque présente également quelques groupes moins connus, visages du renouveau permanent de cette musique.

    Un disque qui conviendra donc aussi bien aux amateurs de longue date du genre qu'aux esprits curieux de découvrir une scène foisonnante.

    Music from the Winery : Klezmer Sundays at Tonic currated by David Krakauer, Tzadik, 2004

     

  • Sayag Jazz Machine

    Petite BIO de ce groupe :

    En 2001 sortait Test Pressing, le tout premier opus de Sayag Jazz Machine, le collectif revient avec un deuxième album (Anachromic) entre jazz et electro, voire drum n'bass light en novembre 2004. Encore une nouvelle (et bonne) occasion de découvrir Sayag Jazz Machine sur disque, pour ceux qui n'ont pas encore eu le plaisir de les voir sur une scène, contexte où ils excellent.

    En 2006, le collectif est de retour dans les bacs avec le disque Anachro Mix Experience.

  • Sayag Jazz Machine - Test Pressing

    jazztime.JPGGenre : drum'n bass jazz

     Origines : il y a 3 ans Sayag Jazz Machine se formait, rassemblant six personnes. Peut être aurez-vous croisé ce groupe de live par excellence, si vos goûts vous portent dans les salles intimistes, propices aux improvisations soniques épiques et brûlantes. Test Pressing est leur 1er album où s'entremêlent des interludes parlées, des éclairs electronica à leur base musicale jazzy/drum&bass.;

     

    Ingrédients : Sayag ou le mariage des instruments traditionnels (contrebasse, saxe, flûte, violon, trompette, vibraphone) avec les machines. Sur une base de frictions rythmiques digitales que l'on prêterait volontiers à Squarepusher, se déroulent des mètres de tissu jazz, tout en plis et en arrêtes. Sayag délivre une drum'n bass progressive et hérissée de scratchs, noire, électrique et toujours sur la brèche.

    Bon trip.