30.01.2009
INSTANT J
16:37 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.01.2009
Valérie Leulliot - Caldeira
Entre la musique française et moi, il y a toujours eu un conflit. Les têtes de gondole ne m'ont jamais plu, et les chanteurs en marge, pas vraiment non plus.
Quand à la nouvelle chanson française, disons le carrément, elle m'emmerde. Delerm, Anaïs et tous les autres à moitié rigolo, me gonflent, ni plus ni moins.
Bref, à part les gros calibre type Ferré, Gainsbourg, Brel, barbara, Bashung & co, la musique française, non merci, j'ai plus faim. Pourtant, il y a bien quelques exceptions. Dominique A, Etienne Daho (si si!) (enfin, surtout « Les attractions désastres »), et quelques autres, peu nombreux.

Une nuit d'insomnie, il y a bien longtemps, je tombe sur un clip d'Autour de Lucie. Un groupe pas désagréable, mais sans grande envergure, qui prendra un peu d'épaisseur avec le temps, mais explosera en plein vol. 4 albums plus tard, le constat est là. Même s'il ne s'agit pas d'une musique révolutionnaire, bancale ou malade, j'ai toujours eu de l'affection pour ce groupe qui, malgré tout, prenait un malin plaisir à se compliquer la vie. Aussi, lorsque Valérie Leulliot, chanteuse du groupe, se lanca dans une carrière solo, j'étais curieux de connaître son virage musical. Sans véritable changement, elle décide malgré tout de jouer la carte de la simplicité, et le résultat est, dans l'ensemble, assez réussi. Certes, là encore, on ne peut pas parler de l'album du siècle, mais il a le mérite d'être honnête et modeste. Et surtout, il ne ment pas. Elle raconte un peu de sa vie, de ses blessures, çà tourne légèrement en rond parfois, mais c'est tout de même bien foutu. Et puis, sa voix chaude et cassée, son minois naïf et mutin à la fois, tout à tendance à me plaire chez ce bout de femme qui, l'air de rien a su m'accrocher, et me parler.
A l'heure où en France, on a le choix entre Jauni ou des chanteuses qui jouent les rigolardes pour se faire remarquer, Leulliot est touchante dans sa façon d'être elle même. En tout simplicité, et çà, çà manque beaucoup au paysage musical français.
21:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : valérie leulliot
28.01.2009
OTIS REDDING - Try a little tenderness
A mon humble avis, Dieu est noir.
Parfois, je me dis que c'est vachement mieux d'avoir une paire d'oreilles en parfait état de marche...
22:14 Publié dans La Chanson qui déchire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : otis redding
27.01.2009
YELLOW SWANS - At all ends
Vous souvenez-vous du monolithe de 2001 de Kubrick. J'ai lu quelque part que la musique de Yellow swans ressemblait à celle qui accompagne l'apparition du Monolithe. Il y a un peu de çà, c'est vrai. Un bloc froid et distant, un ronronnement assourdissant émanant d'un fond de piscine désafectée. Je vous présente ici le plus court extrait d'un album dense et intense. Prenant du début à la fin pour qui saura entrer de pleins pieds dans leur univers sans craindre une migraine probable à la découverte soudaine d'un territoire aride et sans concession.
Ici, on ne vise pas la plus haute marche du podium, mais le cyclone d'une expérience sûrement trop extrème pour certains. J'ai même la certitude que certains de mes lecteurs se demanderont après l'écoute d'une seule minute de ce morceau quel est l'intérêt d'une telle musique. Il s'agit en fait plus d'une expérience que d'une musique. Ici, on ne retiendra pas de mélodie. Parfois, un riff de guitare, malmené jusqu'à la corde, pour arriver à former un mur du son tout à fait impressionnant à un volume sonore très élevé.
YELLOW SWANS est un duo qui possède une discographie gargantuesque dont je ne connais presque rien, si ce n'est une colaboration avec BURNING STAR CORE.
Bizarrement, on pourrait les rapprocher des expérimentations souvent vaines de SONIC YOUTH sur leur série SYR, mais une écoute plus approfondie permet de se rendre compte qu'ils développent une musique plus fine, plus travaillée, et plus poétique. Car, même au milieu d'un champs de ruines bruyantes, poussent des fleurs poétiques.
22:09 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : yellow swans
26.01.2009
SILVER JEWS
C'est fini pour le groupe qui vient de splitter. Dommage...
22:29 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.01.2009
SMALL FACES
Sur internet, pour faire de l’audience, et créer le « Buzz », il faut savoir parler du truc hype du moment, et si possible, avant tout le monde.
Et pour être à la page, il faut avoir lu le truc passionnant sur le bidule fabuleux de l’instant T.
Autant vous le dire tout net, avec moi, vous êtes très mal barré. Ce que j’écoute le plus en ce moment ? Des trucs étranges, bruyants, vieux, du jazz, ou de la musique concrète. Bref, pour se la jouer dans les soirées mondaines de Monsieur Dugenou, c’est rapé.
Le nouvel album d’Animal Collective est d’ores et déjà bombardé meilleur album de l’année par la moitié de la planète sans que je ne comprenne pourquoi, Franz Ferdinand fait un retour tout en « changement dans la continuité » et Blur s’apprête à revenir dans sa formation originelle.
Alors, vous me direz « Et ce bon vieux Esther, c’est quoi son truc hype du moment » ? Certes, le nouveau BARZIN est très réussi et j’en reparlerai sous peu.

Mais aujourd’hui, je préfère vous parler d’un groupe que j’ai découvert par hasard très récemment. SMALL FACES. J’entends parler depuis très longtemps de ce groupe, et puis là, j’ai l’occasion qui fait le larron. Dans un bac à soldes, la réédition de leur premier album trône fièrement telle une asperge érigée au milieu d’un champ de betteraves.
Rapidement, première écoute, et Vlan ! Une claque immense. Et surtout, une vérité qui s’impose. Les membres du Led Zeppelin ont du écouter ce disque en boucle. La voix du chanteur ressemble à s’y méprendre à celle de Plant, sans le côté démonstratif un peu pénible, et musicalement, les titres de Page ressemblent là aussi de façon troublante à certains titres de ce disque. Sauf qu’ici, on fait dans la concision, dans la sauvagerie brute de décoffrage, dans le refrain accrocheur en évitant les arrangements à la truelle. Bref, on évite la lourdeur de Led Zeppelin pour se rapprocher de la finesse des Kinks. Ce disque est né 3 ans avant le premier album de Led Zeppelin. Heureux hasard. Le premier titre reprend Sam Cooke, le remue sauvagement pour en faire une machine à danser qui devait faire saigner les dance floor de l’époque. Le reste est à l’avenant, la manette dans le coin, sans se ménager de temps de pause. Faramineux et sidérant. Voilà les mots qui me viennent à l’esprit. Lundi, je vous parle du premier album de Captain Beefheart, pas piqué des vers non plus !
Sur ce, bon week-end.
16:07 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : samll faces
21.01.2009
MINOTAUR SHOCK - Vigo Bay
Minotaur Shock sort enfin son nouvel album. Je n'ai pas encore eu le loisir de l'écouter, mais c'est l'occasion de se replonger dans le précédent, Maritime, doux mélange de post-rock dansant et jovial. Un peu d'electronica, un peu de Tortoise, une musique très organique et une dose assez singulière de bonne humeur, car il faut bien l'avouer, dans ce domaine, la musique tristos prédomine. Bref, une chanson qui me colle la "patate" pour la journée lorsque j'ai la bonne idée de l'écouter à fond avant d'aller bosser. Je vous reparlerai sans faute de son nouvel album une fois que je l'aurai écouté.
22:04 Publié dans La Chanson qui déchire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
20.01.2009
EXPERIENCE
Sur les cendres de Diabologum sont nés deux groupes. L'un mené par Arnauch Michniak dont j'ai parlé un peu plus bas, l'autre, mené par Michel Cloup, EXPERIENCE, qui me passionnne un peu moins musicalement. Sans doute que leur son est un peu trop gras pour moi. Plus proche de diabologum que PROGRAMME, mais pas aussi fin, il n'en reste pas moins que les textes son souvent très forts, très intéressants, voire drôle. Par ailleurs, je me dois de relativiser mon propos, car, musicalement, j'ai encoré écouté leur deux premiers albums « Aujourd'hui, Maintenant » et « Hémisphère gauche » à fond dans ma bagnole, et çà dépote quand même pas mal.

Le groupe possède une veine plus combative que PROGRAMME qui propose un constat amer des choses sous une certain rémission, alors qu'ici, on tente d'inciter à la révolte. Quoi que l'on puisse penser de leur musique , il est réconfortant de voir qu'en France, il existe encore une alternative à NRJ, M6 et autres bouillies sonores. J'ajouterai que pour vous payer une bonne tranche de rigolade, sur le dos des groupes bidons, je vous conseille l'écoute de « Somebody else but me » qui parle de quelqu'un qui voudrait être chanteur à la mode.
Bref, un groupe dont il faut tout de même faire l'expérience.
22:42 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.01.2009
WILSON PICKETT - Lord of 1000 Dances
Dans la série, "j'inaugure une nouvelle rubrique..." En attendant d'avoir un peu de temps devant moi pour vous parler plus précisément d'un disque ou deux qui m'obsèdent en ce moment....
La chanson qui déchire de la semaine
21:34 Publié dans La Chanson qui déchire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.01.2009
THE CREATION - How does it feel to feel
J'inaugure une nouvelle rubrique aujourd'hui. Toujours centrée sur la musique. Rassurez-vous. Toujours bourrée d'humour. Rassurez-vous. Toujours aussi essentielle. Rassurez-vous. Toujours aussi con celui-là! Rassurez-vous.
The creation, groupe des années 60. C'est un peu les Kinks au Pays des Pixies. Un peu les Beatles au pays du crazy horse. Bref, de la pop classieuse et énervée, avec des choeurs à faire parfois pâlir les Beach boys. Qui nous rappelle que parfois, quand même, c'était mieux avant.

J'ai découvert çà il y a un an environ, et depuis, ce groupe s'accroche à mes oreilles. Alors, lorsque j'ai trouvé une impression vinyle, je n'ai pas hésité. Groupe totalement méconnu, pour ne pas dire ignoré ou oublié, sa réhabilitation est pourtant fortement conseillée. Pour vous en convaincre, un extrait de l'album en question, et trois titres live, fabuleux.
20:13 Publié dans Disque du mois | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


