30.09.2009
DUKE ELLINGTON - Money Jungle
La pochette parle d’elle-même. Duke Ellington – Max Roach – Charles Mingus. Quel casting…. Et pourtant, si l’on prête attention à la pochette, il s’agit plus de deux hommes qui suivent modestement le maître que d’un véritable trio, ne le quittant pas du regard. On sent dans ce disque que Max Roach et Charles Mingus sont là uniquement pour soutenir Ellington dans l’effort. Et pour cause, la totalité des compositions sont signées Ellington, à l’exception 3 compositions qui sont signées en trio, sans les deux compères du disque, mais toujours avec Ellington. Bref, nous ne sommes pas là pour enfiler des perles, et on attaque bille en tête avec un swing entraînant « Very Special ». Le fragile et sublime « Fleurette Africaine » laisse Mingus exprimer sa contrebasse et la double crochète à grands coups d’archet.

« REM Blues » rappelle une tonalité globale sur ce disque qui a des couleurs blues tout le long de son déroulement. Ce qui est intéressant dans ce disque, c’est d’entendre à quel point Mingus et Roach sont attentifs au phrasé d’Ellington. Mingus suit parfois la ligne mélodique d’Ellington tant il semble vouloir lui coller à la peau. « Big wise » joue à renvoyer la balle, les musiciens échangent sans cesse, et l’on est presque à voir les regards qu’ils se lancent pour comprendre ce que chacun s’apprête à jouer. Un titre vraiment remarquable. Et que dire de « Caravan », tendu au possible où chaque instrument à quelque chose de primordial à exprimer. Roach qui introduit le titre semble presque à la base de la ligne mélodique. Ellington est éblouissant à casser la rytmique d’une part tout en gardant la mélodie debout. Lors de certains breaks, on entend presque des rythmes et des accords hispaniques. Et ce n’est pas avec « Money Jungle » que la tension va redescendre. Pied au plancher, une nouvelle fois, les trois musiciens sont au meilleur de leur forme, chacun apportant une pierre angulaire à ce triangle d’éberlues ! Ellington semble survoler son art avec une aisance resplendissante, et pour un peu, on serait à deux doigts de se dire que les autres peinent à le suivre. Mais il n’en est rien. Mingus pulvérise son jeu, à frapper cette même note au milieu des accords tendit que Roach mène le titre à la baguette.
« Solitude » amène le repos du guerrier bien mérité, et la suite sera à l’avenant. Nettement plus détendu sur la fin, le disque n’en reste pas moins un sommet, une rencontre brillante entre trois génies, l’un n’ayant plus rien à prouver, les deux autres en devenir. Enregistré en septembre 1962, ce disque possède encore aujourd’hui une modernité effarante, et une qualité d’interprétation qui laisse pantois. D’ailleurs, j’arrête là ma petite note, les bras m’en tombent !
En écoute:
10:22 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : duke ellington, max roach, charles mingus, money jungle, jazz
29.09.2009
THE FLAMING LIPS - Embryonic

Finalement, alors que débute le mois d’Octobre, on peut d’ores et déjà se dire que, sans avoir été exceptionnelle, l’année 2009 a été plutôt positive. Bref, le 12 octobre sort le nouvel album des Flaming Lips, et je sais déjà qu’il figurera parmi les premières places de mon top 2009. The Flaming Lips, c’est 15 piges passées dans l’underground, et 10 piges passées dans la presque lumière. Presque car s’ils ont acquis, avec leurs trois derniers opus, un statut de star de l’indé, ils ne sont pas non plus les habitués des charts. En 26 ans d’existence, ils n’ont eu qu’un seul véritable succès, « She don’t use Jelly » en 1993, extrait de l’excellent « Transmissions from the satellite ». Depuis leurs débuts, le groupe tutoie fréquemment l’excellence, tout en réussissant le tour de force d’évoluer et de changer de sonorité presque à chaque disque. Pourtant, avec la trilogie que forment « The Soft Bulletin », « Yoshimi » et « At War with the mystics », on pouvait penser qu’ils avaient atteint une sorte de point culminant. Leur succès commercial est alors plus conséquent, une rue d’Oklahoma City pour le nom du groupe, et « Do you realize ? » devient l’hymne de l’Etat d’Oklahoma. Ils trouvent une alchimie parfaite mais qui semble au bout de son évolution. Piétinant allègrement avec une B.O. un peu molle du genou, et un film un brin fumeux, leur « Christmas on mars » laissait présager une fin d’inspiration, et un repos finalement bien mérité….
Et bien non ! Le groupe sort dans deux semaines l’album « Embryonic » qui s’annonce comme un des meilleurs disques de l’année. Débridé et explosant les formats qu’ils avaient mis tant de temps à construire, jouant sur la profondeur de champ et sur le dépouillement paradoxal d’un mille feuilles en couleur, ils sont partout à la fois. Entre pop psyché, punk ou rock basique, et tout çà à la fois. The Flaming Lips a digéré la totalité de sa propre discographie pour accoucher d’un disque qui pourrait à lui seul la résumer. Du ratage « Christmas on Mars », le groupe n’a retenu que les moments de grâce, gardant également cette habitude de saturer certains instruments comme la batterie façon « Soft Bulletin », mais se rappelant des guitares rêches et tranchantes de l’époque « Metallic Clouds », le groupe se fait plaisir, s’autorisant toutes les folies. Dès l’obsédante intro et son gimmick façon sonar enrhumé, le groupe pose les jalons d’un disque qui fera date dans leur discographie. La basse ronfle, et se fait rentre dedans pour étaler l’auditeur dès les premières mesures. Quelques moments de répits, suspendus comme l’»Evil » ou le « If », mais ces instants sont rares. Le groupe expérimente, et semble vouloir retomber dans l’anonymat des débuts en se lançant dans des choses moins accessibles (le très beau « Powerless ») que lors des 10 dernières années. Les faux départs de « The ego’s last stand » qui conduisent à la fureur ou l’ultra agressif « Worm mountain » n’aideront pas à rendre ce disque plus facile.
Certes, tout n’est pas parfait dans ce disque, bien sûr. D’abord, il est trop long. Une heure 10, c’est 20 minutes de trop. Résultat, il y a quelques redondances, voire quelques facilités inutiles, mais on sent que le groupe cherche un ailleurs qu’il est sur le point de trouver. Un ailleurs où le groupe cesserait de remplir des salles de plus en plus énormes, un ailleurs où seule une poignée de fondus se regrouperait…
Moi, je veux ma place !
Je vous invite à lire une vision des choses un peu différente de la mienne (quoique nous tombons d’accord sur le dernier opus), ainsi qu’à entendre un extrait de ce nouvel album chez mon @mi, guide spirituel de son état !
13:18 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : the flaming lips, embryonic
27.09.2009
Despite The Water Supply
Les musiques expérimentales sont adorées... par trois ou quatre personnes. J'en fais parti, le gars Kevin aussi, du coup, on s'est dit,
Tiens, tu fais rien cet aprèm'? Non? Moi non plus! Bon, et si on faisait un Ping-Pong?
Heuuu, on habite pas à côté non plus...
Bon, alors si on faisait un blog?
Ah bah, voilà qui paraît plus raisonnable!
Et pan! ni une ni deux, voici donc l'arrivée d'un blog qui va faire grand bruit sur la toile... d'araignée du plafond d'une vieille ferme paumée, parce que bon, on s'attend pas à avoir un lectorat fulgurant tout de suite tout de suite, hein....
Bref, si tu aimes les musiques déviantes, tu es le bienvenue, sinon, ben, reste pas là-bas, tu vas vite te faire chier...
19:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
SAM RIVERS - Beatrice
C'est agréable les dimanches, surtout quand on est peinard. Cà motive pour ne rien faire, et surtout, pour rester dans le calme, non? Sam Rivers est un saxophoniste, flutiste, pianiste. Il bossera avec Miles Davis, Cecil Taylor, Andrew Hill, ou Bobby Hutcherson entre autres. Sa carrière n'a pas marqué l'histoire du jazz, ce qui est tout de même regrettable. Personnellement, j'aime bien son jeu, détaché et posé. Enfin, sur ce disque car, il va également s'aventurer vers le Free Jazz. Mais là, ce matin, du Free Jazz, non, vraiment, je le sentais pas. Bonne journée.
10:11 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sam rivers, beatrice, jazz, cool, dimanche matin
26.09.2009
Chuck E. Weiss - Extremely Cool
La voici, la voilà. La note n° 400, et pour fêter çà en grandes pompes, j eme fais pas chier! Je fais rien de spécial. Toutes façons, c'est le week-end, j'ai envie de glander. Je vous laisse avec un truc qui a la vieille classe.... Je reviendrai dessus sous peu, c'est la découverte du moment pour mézigue!
14:16 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : chuck e. weiss, rickie lee jones, tom waits
25.09.2009
JIM O'ROURKE - The visitors
Dans quelques jours, si tout se passe bien et si le temps le permet, mon sympathique facteur va se faire un devoir de déposer l’une des galettes qui m’aura le plus enthousiasmée cette année, avant même que 2009 ne se termine. J’ai mis un temps fou à le dégoter en vinyle, épuisé qu’il était à peine sorti. Le nouveau Jim O’Rourke, The visitors. Jim O’Rourke vit au Japon. Vous me direz, qu’est-ce qu’on en a à carrer ? Rien, je vous le concède. Mais de là-bas, il envoie régulièrement une nouvelle création. L’année dernière, il a sorti un 45 tours de 10 minutes, un long drone de très bonne facture, mais un peu frustrant de par sa brièveté. Cette fois, il sort un album composé… d’un titre. 38 minutes de musique, que l’on croirait improvisée, mais pourtant structurée, que l’on pourrait tout de même trouver déconstruite. Dès le départ, les mélodies s’installent, et s’habillent d’arrangements doux et sublimes pour se volatiliser aussitôt et laisser la place à une autre bribe de musique. Car sur ce long titre, tout fonctionne par bribe. Ce qui, sur le papier, pourrait ressembler à un collage un peu vain, est en fait un agencement de plusieurs idées qui s’imbriquent les unes dans les autres, laissant évoluer la musique d’une façon assez libre, de façon à ce qu’elle coule de source. On croise de tout ici. De la guitare, électrique ou pas, du piano, mais aussi du hautbois, du banjo, des cordes, des bois, des orgues, de la douceur, de la folie et des synonymes de beauté.

Si on devait parler de ce disque en le comparant à ses précédents opus, on pourrait aisément le rapprocher de Bad Timing dans la composition, et de Eurêka dans les arrangements et la production. Bref, ni plus ni moins que deux de ses meilleurs disques. Jim O’Rourke me passionne. Depuis le temps que vous me lisez, vous l’avez peut-être remarqué. Il pourrait souffler dans le derche d’un poney que je crierais au génie. Mais là, je reconnais que, même en étant objectif, il s’agit d’un très bon disque. La guitare sèche qui mène la danse sur la quasi-totalité du disque est d’une infinie délicatesse, rappelant les moments les plus apaisés de Gastr Del Sol, et lorsque c’est le piano qui prend le relai, il est littéralement en apesanteur, égrenant quelques notes au passage, en prenant soin d’être toujours économique. Car on peut reprocher certaines choses à Jim O’Rourke, comme certaines de ses expérimentations parfois inutiles, encore que cela dénote chez lui une véritable curiosité et une soif d’apprendre (cf ses cours de musicologie…), mais sa musique n’est jamais grandiloquente, même lorsque ses arrangements sont touffus. Sa musique est, à son image, fantasque, parfois barrée, mais toujours modeste. J’ai entendu dire quelque part qu’il s’agissait d’un disque de rock progressif…. Ah bon ? A mon sens, c’est une ânerie monumentale. C’est vrai, il aurait pu inviter ce con de Clapton à faire des solos de guitares dégoulinants, mais pour des raisons de planning, çà n’a pas pu se faire. Loués soient les agendas Clairefontaine, visiblement responsables de ce cafouillage temporel qui a remis le projet à (bien) plus tard.
Il s’agit là d’une sorte de post-rock sans prétention, enfumé sous la douceur des doigts qui effleurent les touches du piano en ne posant que les notes nécessaires à la survie d’un bateau qui dérive un peu au hasard des rencontres. Les rencontres des notes qui se croisent en se disant qu’elles vont bien ensemble et qu’elles feraient bien un bout de chemin ensemble, mais pas trop, évitant ainsi une certaine lassitude. Un peu comme l’amour quoi.
07:55 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : jim o'rourke, post-rock, rock progressif
24.09.2009
Changement de ton
Bon, ce blog vieillit. Par manque de temps, mais aussi par manque d’investissement. Et puis, je trouve que je caresse mon lectorat dans le sens du poil. Après tout, statistiquement, y’a des cons aussi dans mon lectorat… D’ailleurs, c’est peut-être vous, non ? Alors, c’est vrai, je parle souvent de mes coups de cœur ou de mes passions en faisant crouler le tout sous les louanges, mais je pense que je vais, de temps en temps, vous parler de trucs ou de gens qui me sortent par le pif… Par exemple, Clapton est un con. Bon, ben, je l’ai pas dit assez je trouve. Et puis Pagny mérite la potence… (bon, c’est facile de tirer sur une ambulance, d’accord.) Enfin, je trouverais bien quelqu’un à débiner, çà ne devrait pas poser plus de problème que çà en fait. A demain donc.
PS : Clapton est un con, c’est vrai, mais Sting est le pire bassiste que la terre ait porté, et çà, faudrait pas l’oublier non plus.
06:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
23.09.2009
Un petit creu?
Surnommé "le cannibale japonais" par la presse internationale, Issei Sagawa 32 ans étudiant à la Sorbonne à Paris (France) tue et mange le 11 juin 1981 une étudiante hollandaise de 25 ans, Renée Hartevelt.
L'affaire proprement dite commence comme une banale histoire d'amour non partagée. Issei Sagawa est amoureux de Renée Hartevelt.
"Nous nous rencontrions souvent à la faculté, dira Issei Sagawa. Elle venait de temps en temps chez moi ou bien je lui rendais visite dans sa chambre, rue Bonaparte. J'étais très amoureux de Renée".
La jeune Hollandaise, quant à elle, n'éprouve que de la sympathie pour ce jeune homme qu'elle trouve réservé et incapable d'avoir un geste déplacé. Aussi, est-ce sans méfiance qu'elle se rend cet après-midi fatal dans le studio d'Issei, rue Erlanger dans le 16e arrondissement à Paris.
Les circonstances de son assassinat vont être relatées sans réticence aucune par le meurtrier immédiatement après son arrestation.
A le croire, il se serait lancé dans une vibrante déclaration d'amour qui aurait été repoussée par des éclats de rire. Blessé et ulcéré, il empoigna son 22 long rifle chargé et tua la jeune étudiante d'une balle dans la nuque. Jusque-là, il s'agit d'un banal crime passionnel.
Mais tout bascule quelques minutes plus tard lorsque Issy Saga déshabilla le cadavre et enfonça les dents dans son postérieur. Incapable d'en rompre la peau, il entreprit de découper le corps à l'aide d'un couteau électrique. Tel un boucher il le démembre, choisit les morceaux destinés à sa consommation immédiate et ceux destinés à une préparation différée. Certains sont cuits et cuisinés, d'autres ingérés crus en raison de la valeur symbolique qu'il leur porte. "Avant de séparer la tête du corps, précise-t-il, au moment où je commençais à séparer la chair des os, j'ai mangé ses lèvres, sa langue et le bout de son nez. Il ajoutera aussi que le goût lui rappelait la chair du thon et que l'expérience lui procurait une extrême excitation sexuelle".
Entre chaque phase de son travail de dépeçage, il pose son couteau pour saisir son appareil photo et prendre des clichés.
Le lendemain, vendredi 12 juin au matin, il va acheter dans un supermarché du quartier deux valises en carton bouilli. Il attend la nuit pour appeler un taxi. Un de ses voisins, réveillé par la voiture, le voit embarqué avec l'aide du chauffeur ses encombrants bagages. Il est surpris de le voir revenir une heure plus tard traînant son encombrant bagage. Le meurtrier en fait ne s'était pas décidé : où donc jeter les ordures ? Nouvelle tentative le lendemain matin, samedi 13 juin. Nouvel échec. Le soir du même jour, c'est un nouveau départ pour le bois de Boulogne avec pour objectif de jeter ses funèbres colis dans le lac.
Mais voilà un couple de promeneurs tardifs observe le manège de Sagawa. Soudain, pris de peur, il abandonne ses valises sanglantes dans un taillis et s'engouffre dans un taxi. Le couple s'approcha des bagages abandonnés et stupeur, l'une des valises contenait le torse démembré et décapité d'une jeune femme, l'autre ses bras, ses jambes et sa tête.
Grâce au chauffeur de taxi facilement identifié la police retrouva rapidement l'asiatique.
Le lundi 15 juin, les hommes du commissaire Foll arrêtèrent donc Issei Sagawa à son domicile. Ils y découvrirent la carabine ainsi que des morceaux de chair humaine dans des assiettes alignées dans le réfrigérateur.
Transféré au quai des Orfèvres, Sagawa raconte avec force détails son meurtre, le dépeçage et ses repas cannibales.
- J'étais heureux, c'était vraiment bon, mais il y avait trop à manger, beaucoup trop et j'ai ressenti une sorte d'écœurement.
- Je ne pouvais pas tout manger le même jour. J'ai imaginé planter sur les différents quartiers cuisses, fesses, ventre, seins de petits drapeaux comme ceux utilisés dans les restaurants pour désigner les différents morceaux de viande, filet, faux-filet, rumsteck…
- Depuis longtemps j'avais une envie étrange, l'envie de manger une jeune fille. Manger cette fille c'était une expression d'amour. Je voulais sentir en moi l'existence d'une personne que j'aime.
Dès la fin des premiers interrogatoires, les policiers sont persuadés d'avoir affaire à un profond déséquilibré. Ils soulignent toutefois la grande lucidité des aveux. Le juge d'instruction chargé de l'affaire désigne des psychiatres. Issei Sagawa les reçoit régulièrement dans sa cellule et multiplie les confidences. Après 15 mois d'examens psychiatriques, les trois experts psychiatres ont conclu à l'irresponsabilité pénale de Sagawa.
Le 30 mars 1983, le juge Bruguière prononce un non-lieu. Le lendemain de ce verdict, Issei Sagawa est transféré à l'hôpital psychiatrique Henri-Collin à Villejuif, en attendant la clôture administrative de la procédure judiciaire. Celle-ci sera close le 13 mars 1984 par un arrêt de la Cour de Cassation qui confirme définitivement l'irresponsabilité du jeune homme. Reconnu non coupable aux yeux de la loi française, rien ne s'oppose à ce qu'il retourne au Japon. Ce qu'obtint facilement sa richissime et influente famille.
Le 21 mars 1984, le "cannibale japonais" est de retour à Tokyo. Il est emmené dans un hôpital psychiatrique d'où il sera libéré sans autre forme de procès ni de soins en août 1985 soit 4 ans après son crime !!!

Source: Histoires insolites
08:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoires insolites, cannibalisme
22.09.2009
Didier Porte
Une fois n’est pas coutume, je vais faire un peu de pub. Enfin, pas trop quand même. J’aime bien Didier Porte. Il me fait marrer. Certains le trouvent trop irrévérencieux, d’autres irrespectueux, d’autres ont même tendance à dire qu’il est limite fasciste de gauche (si si, çà existe…). Bref, tous les goûts sont certes dans la nature, mais à l’heure où l’on n’est plus en droit de rire sur rien, et que l’humour se contente d’enquiller des sketches de situation limités, et où la seule façon d’être irrévérencieux, c’est d’avoir la verve d’un Bigard, ou celle d’un Gerra qui naviguent à eux deux bien en dessous du niveau de la ceinture de la mer(de), Didier Porte fait souvent plaisir à entendre.
Il tape un peu partout, même s’il est vrai qu’il porte à gauche comme on dit, ce qui n’est pas non plus pour me déplaire, je dois bien le reconnaître. Chaque jour, il tient une chronique dans l’émission « Le fou du Roi », émission par ailleurs relativement agréable (selon les invités…). J’ai encore en mémoire certaines des chroniques de Didier Porte, notamment sur Arthur, où le ton était monté sur les grands chevaux du tout petit Arthur. Je n’ai malheureusement pas l’occasion de l’écouter chaque jour, ce qui est dommage, çà me donnerait une occasion quotidienne de sourire, voire de rire à gorge déployée plus souvent qu’à mon tour. Il se donne fréquemment en spectacle, mais je n’ai pas eu l’occasion de le voir sur scène. Bref, à l’heure où les comiques qui me font rire sont plus rares que les idées intelligentes de l’industrie du disque pour combattre le piratage, je voulais placer un mot sur Didier Porte, et par la même occasion, vous coller 4 chroniques, choisies totalement au pif. Son passage au « Fou du Roi » se fait aux alentours de 12 h 05, et c’est souvent très drôle.
Si vous avez l’occasion de lire les critiques dont il fait l’objet sur Dailymotion notamment, vous pourrez vous rendre contre par vous-même qu’il passe, auprès de certains, pour un connard fini. Cà nous fait déjà un point commun.
envoyé par Rive-gauche. - Regardez plus de vidéos comiques.
07:09 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : didier porte
21.09.2009
YO LA TENGO - Popular Songs
Le nouvel album de YoLa Tengo est une tuerie. Si j’étais trop ouf dans ma tête, je pourrais m’arrêter là. Cà devrait amplement suffire à vous convaincre. Mais comme je suis quelqu’un de bien, je vais quand même vous en toucher un mot. D’abord, la première impression que j’ai eu en l’écoutant, c’est la longueur. Tenir un disque une heure en étant intéressant tout le long, c’est souvent mission impossible. Et force est de constater que les premières écoutes me donnèrent raison. Malgré tout, il y avait assez de matière pour m’inciter à l’acheter. La version vinyle (superbe) étant au même prix que la version CD, je n’ai pas hésité. L’album est double du coup, et prend une autre dimension ainsi découpé. Le premier disque enfile les pop songs efficaces et entêtantes. Dès les premières notes de l’envolée psychédélique de « Here To fall », le ton est donné. Ils sont un cran au-dessus dans le genre. « By Two’s » me bouleverse, avec sa boitillante à rythmes embrumés et ses claviers cotonneux. La voix, noyées sous les effets rend l’ensemble évaporé, ce qui tranche avec un ensemble très varié. « Nothing to hide » donne dans le power pop réglé au millimètre et fait penser à une sorte de My Bloody Valentine des premières années sorti des années 60.
« Periodically triple or double », ici en extrait, reste bloqué lui aussi aux années 60 pour les sonorités, mais avec une légère touche funky. « If it’s true » colle une bâche à Belle & Sebastian en moins de trois minutes et devrait ainsi ordonner leur dissolution. « I’m on my way » convoque le R.E.M. d’ “Automatic for the people” avec des guitares velvetiennes douces comme une caresse. Les pop songs se succèdent, les références aussi, diverses et variées, sans jamais se prendre les pieds dans le tapis. Et puis vient ensuite la seconde galette, celle qui me faisait dire que cet album aurait mérité d’être plus court. Il se trouve que dans la version vinyle, n’appartenant pas vraiment au même disque, cette seconde partie possède une véritable entité.
3 morceaux pour 36 minutes de musique. Changement radical d’ambiance, terminé les pop songs carrées et bien taillées. Ici, on attaque les grands espaces par la face Nord. Il fait nettement plus froid. « More Stars than there are in heaven » et ses 10 minutes entre en vous avec guitars saturées et melodie douce. Une mélodie répétée sans cesse, qui tourne en boucle comme une obsession primaire qui ne vous lâche plus et qui monte peu à peu, et qui rappelle à la fois the Pastels et Sonic Youth période « Washing Machine ». « The fireside », seconde épopée, plus éthérée et instrumentale, où les notes de guitares acoustiques sont égrenées sans véritable but, sur fond de chambre d’écho. On se retrouve dans une sorte de désert psychédélique sans limite qui prépare doucement à la suite. Cette fois, c’est Sonic Youth que l’on rappelle. Un délire sonique d’un quart d’heure, où surnage, au milieu de distorsions et autres larsens, une mélodie déconstruite envoyée sur une guitare explosive. Cette mélodie sera développée tout le long du morceau, sans vous lâcher. Certes, ce titre s’adresse aux plus endurants d’entre vous, ceux qui aiment les Sonic Youth les plus bruyants (genre le final de Diamond Sea) ou ceux qui ont aimé le dernier Oneida.
C’est donc au bout d’une heure que le groupe vous abandonne, épuisé mais ravi par l’écoute d’une album profondément éclectique et brillant, sans doute l’un des tout meilleur de l’année 2009 qui donne envie de se replonger avec plus d’attention sur le reste de la discographie d’un groupe trop méconnu. Et ce n’est pas mon gosse qui vous dira le contraire !
09:49 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : yo la tengo


