31.10.2009
THE FEELIES - Crazy Rythms
Que dire de cet album ? L’album d’une vie ? Qui a bouleversé ma face du monde ? Que sans lui je ne serai pas tout à fait le même ? Ben non. En fait, je dois bien l’avouer, j’ai découvert ce disque il y a pas si longtemps. Du coup, j’ai profité de la nouvelle édition vinyle pour l’acheter. Grand bien m’en a pris. Cà tourne aux amphétamines, sur des chansons qui effleurent le powerpop tout en ayant encore un pied dans le punk. Je ne suis pas très fort pour les étiquettes, tout ce que je sais c’est que les ritournelles qui composent ce disque se gravent dans votre cerveau en quelques notes, sur une production sèche comme un coup de trique qui colle un coup de pompe dans le dargeot à bien des disques actuel. A tous les trouducs qui pensent avoir inventé le monde et aux petit mômes qui découvrent le rock’n roll avec les Strokes ou quelques autres groupes à la mode, je conseille vivement d’écouter cette galette. Un extrait en écoute un peu plus bas !

Ce matin, je suis donc allé chez mon disquaire favori pêché cet album merveilleux. Pensant tomber sur le gars qui répond ici au pseudo de Benoît, j’ai su de très loin qu’il n’était pas là. Une musique techno digne de la pire Dance qui soit, avec un boom boom sans vie atmosphérait les lieux avec une grâce absolument sublime. J’ai compris alors qu’aujourd’hui, le petit jeune qui s’extasiait sur « Cà m’énerve » il n’y a pas si longtemps, était présent et que du coup, je ne demanderais rien du tout sur les éventuelles nouveautés.
Par contre, la musique au niveau sonore des plus déraisonnables a lentement commencé à me coller une barre dans le haut du crâne, ce qui fait que je suis à peine resté 10 minutes dans le magasin. J’ai du me sauver presque en courant pour éviter d’avoir la tête qui explose ! Bref, le sieur Benoît est donc prié de laisser une compilation potable à ses collègues les jours où il se dore la pilule ailleurs pour pouvoir, éventuellement rendre son absence supportable avec un support musical digne de ce nom !
Parce que, acheter l’album des Feelies sur fond de musique techno de bas étage, çà fait carrément pas sérieux !
15:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : the feelies
THE FEELIES - Moscow Nights
En attendant de développer sous (très) peu...
07:28 Publié dans La Chanson qui déchire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
30.10.2009
Voisin
Un bon voisin est un voisin mort!
23:07 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
B comme... BRAN VAN 3000
Je n’irai pas jusqu’à dire que le Canada et le Québec sont la lie de l’humanité, m’enfin, au niveau culture, c’est pas brillant brilliant les gars! Car bon, à part Titam et le sirop d’Erable, qu’est-ce qui reste ? Les chanteuses ? Non, on a dit pas les vannes ! L’accent ? Non, on a dit pas les vannes ! Le ciné ? Non, on a dit pas les vannes !!!!!!!
Il y a une bonne dizaine d’années, est sorti de nulle part un disque qui, au départ, n’était qu’un projet collectif sous la direction d’un DJ. « Glee » de BRAN VAN 3000 ne devait être qu’un disque, réunissant une grosse trentaine d’artistes venus de tous les horizons possibles sur feu le label des Beastie boys ! Résultat ? Un des albums les plus réjouissants de l’époque. C’est bien simple, celui qui me colle une étiquette sur cette galette, je lui paye des Pim’s à la cerise ! (putain, mais qu’est-ce que j’ai avec çà, moi ?) Malgré une grosse orientation hip-hop, on retrouvait dans ces 17 chansons du funk façon années 80, du hip-hop, de la soul, de la pop, du Métal, de la fusion, du ragga, de l’électro, de la folk, du slam, de la musette, de la polka….et parfois, dans la même chanson. Et bien, figurez vous que ce collectif était Canadien ! Si si !
Les titres s’enchaînent à une vitesse folle, ne laissant aucun répit à ce disque dément, joyeux, festif, dansant, mais surtout, foutrement efficace. Car il n’y a jamais un effet de style, tout s’enchevêtre royalement comme si cela coulait de source de tout mélangé. A l’écoute, on avait parfois l’impression que la tête pensante de ce collectif avait passé toutes les musiques de ces 50 dernières années au shaker pour tout recracher d’un bloc. Mais le petit miracle qui opère, c’est que jamais ce disque foutraque ne fait dans le capharnaüm. Bref, on s’amuse, on délire, on déconne, mais tout çà est fait sérieusement, dans le but d’amener un vrai projet. A l’époque, je prends ce disque en pleine gueule, comme une hardeuse dans un gangbang ! (c’est d’un goût çà…) . Un même titre débute sur un truc folk et doux, susurré par une voix féminine sexy en diable pour glisser en quelques secondes sur de la jungle. Un autre démarre sur un truc pop très sucré et dévie lentement en Punk rock furieux. Pas une seconde pour se reposer.
Malheureusement, le disque a eu du succès. Ce qui poussa son créateur à récidiver. Et là, on se paye du guest star de luxe, notamment avec Curtis Mayfield qui signait là son chant du cygne. Seulement l’appel des sirènes fût probablement trop fort et le disque ne retiendra que ce qui a marché lors du précédent, et pas ce qui a innové. Un disque dansant, avec quelques bons moments, mais globalement terne qui ne retrouvera pas la flamme du premier opus.
Quelques années plus tard, un troisième album verra le jour, littéralement catastrophique. Plus rien à sauver dans cette soupe limite « Dance » où l’esprit déconneur du début a totalement disparu. Dommage. Ce qui prouve une fois de plus que lorsque l’on fait un disque pour rire, sans avoir particulièrement le but de gagner du blé, on torche souvent un truc plus intéressant que lorsque l’on compte en vendre des camions entiers. Comme quoi, quand même, le Canada et le Québec… sortis de Céline Dion...
Note à moi-même : Faudra quand même que je pense à vérifier la nationalité de mes lecteurs, histoire de ne pas me fâcher avec la terre entière…
07:14 Publié dans L'Abécédaire qui va bien | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : bran van 3000
29.10.2009
Que dire? Que faire?
Depuis la création de ce blog, j’ai eu quelque chose comme 500 commentaires ! En presque deux ans, c’est pas terrible terrible. Au regard du nombre de commentaires de chez Titam par exemple, c’est vrai que c’est minable. Alors, dans un premier temps, j’ai pensé à me balancer par-dessus le pont de l’Alma, histoire de finir avec panache, mais sachant nager, je subodore un éventuel réflexe qui me sauvera inexorablement des eaux. Alors, bon, j’ai finalement décidé de faire ce qui marche. Récemment, j’ai fait une note à propos du blog de Titam, avec pour trame de fond, l’épineux problème du Kinder Bueno. Pensant la chose relativement anecdotique, elle a finalement déclenché une déferlante de commentaires dignes d’un tsunami… Enfin, disons d’une petite vague dans une baignoire, mais c’est déjà çà. Bref, me voici rendu à me poser la question du choix de mes sujets. Plutôt que de vous parler de musique, de jazz, de rock, voire de musique expérimentale, étrange ou absconse, ne devrai-je pas plutôt vous parler de la marque de mes sous-vêtements, de ma façon de cuire mes nouilles (attention, risque de contrepèterie..), de mon incommensurable amour pour les Pim’s goût cerise, de mon ongle récemment fracassé sur un coin de porte et qui noircit à vue d’œil ou sur la dernière création artistique de Maurane qui a repris avec un talent exquis le répertoire de Nougaro, à l’instar de Rose, cette chanteuse anémiée au regard moins expressif qu’un bulot avarié, que j’ai eu le malheur d’entendre reprendre, elle aussi, une chanson du gars Claude. Bon, personnellement, j'apprécie le Toulousain à peu près autant que la bière tiède, mais force est de constater qu'il ne méritait pas çà!
Voilà, tout çà pour vous dire que je me demande encore si je dois répondre aux sirènes de la mécanique commerciale, et faire ce qui marche, un peu comme ces groupes qui se retrouvent à la porte de leur maison de disques, avec pour ultimatum de faire un tube s’ils ne veulent pas encombrer les étagères des dossiers poussiéreux de la Sacem.
Soit dit en passant, j’ai récemment entendu l’album des « The Horrors », nouveau groupe hype, qui fait une sorte de sous Joy Division, mélangé à du sous Interpol, mélangé à du sous straction, c’est dire s’il ne reste plus grand-chose à l’arrivée. Alors, voici le conseil du jour, en attendant que je trouve la solution à mon problème, n’écoutez pas The Horrors, c’est nul !
07:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
28.10.2009
JOAN OF ARC - Flowers
Il y a des incompréhensions. Des détails sur lesquels personne ne s'arrête. 2009 prend le chemin des années passées et une fois de plus, personne ne s'est arrêté ou presque.

Pourtant, « Flowers » est probablement la plus belle réussite de Joan Of Arc depuis « The Gap ». Renouant avec les errances électroniques, les collages expérimentaux, et la pop mal troussée, Kinzella & co habillent cet album de rock et de boîtements excentriques.
Les rythmes saccadés sont monnaie courante, mais aussi les mélodies, alambiquées, se réchauffent un peu. En effet, depuis quelques années, Kinzella taillait des chansons souvent austères, pour ne pas dire froide, impossible à retenir tant la ligne partait dans tous les sens. Ici, la musique est enfin plus ramassée, et les instrumentaux, comme « Flowers » rappellent l'album de duo de guitares sorti il y a quelques années, en moins abscons. Les accords sont moins rêches, et l'ensemble sait se faire plus accueillant.
Il faut dire que la musique de Joan Of Arc était devenue difficile avec le temps. Comme toujours, c'est Kinzella qui tient la barque, pour ne pas dire l'arche de Noë tant il y a du monde autour, à commencer par son frangin, plus connu sous les traits d'Owen qui tient les fûts mais aussi la basse le temps d'un morceau. On se permet à peu près tout, mais si fasting se lance dans les expérimentations électroniques, « explain yourselves » se lance dans un presque duo voix / percussions, avec une pointe d'orgue de temps en temps. Le résultat est surprenant d'émotion. La seconde face s'ouvre sur l'écoustique et répétitif « Tsunshine » qui rappelle les passages les plus obscurs de « The Gap ». La suite est du pur Joan Of Arc, parfois lumineux, souvent abscons.
La musique de Joan Of Arc reste pour moi une éternelle énigme tant elle semble complexe et limpide à la fois. Bref, pour moi, il s'agit ni plus ni moins d'un des meilleurs disques de l'année 2009. Qui a dit le meilleur?
08:02 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : joan of arc, owen, tim kinzella, flowers
27.10.2009
Passe-temps
Le réveil est brumeux, parmi les vestiges crépusculaires. Les tempes fracassent l’horizon. Comme tous les jours ou presque. Routine. Un vieux clope aurait du trainer là comme oublié entre deux phalanges mais j’ai arrêté. Abstinence. Commencent ainsi les matinées ankylosées. Courbatures du quotidien qui donnent à penser qu’hier est déjà un lointain souvenir, comme une photo écornée. Un pincement dans le bas ventre qu’il faut soulager sous peu. Le réveil que l’on souhaiterait enchanté, enjoué, fleur au fusil, fleur de peau, fleure bon la mécanique des corps qui vous arrache à la chaleur. Il faut crever l’accès à la ligne blanche, sortir de la nébuleuse, et se donner l’existence que l’on mérite. Enfin, que l’on souhaite. Et puis, finalement, on ne souhaite jamais ce que l’on mérite, car on passe son temps à se remettre au lendemain. Un jour comme un autre, qui draine ses angoisses, ses doutes, ses regrets. Amertume. Le ciel est sombre, toujours aussi sombre, et après des années de recherches, il faut bien se faire à l’idée qu’il n’existe pas d’interrupteur, qu’on ne fera pas entrer la lumière comme çà, qu’on restera dans cette pénombre lourde comme un nuage oxydé. Déception. Je m’étends alors, et je regarde les heures tomber. Un passe-temps comme un autre.
07:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26.10.2009
13th FLOOR ELEVATORS
13th Floor Elevators - I've Got Levitation
envoyé par playground. - Regardez la dernière sélection musicale.
07:02 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : 13th floor elevators
25.10.2009
SONIC YOUTH - Making of Murray Street
Un doc sur la réalisation de l'album Murray Street des Sonic Youth. Certes, ce n'est pas le meilleur album du groupe, loin s'en faut, m'enfin, c'est toujours intéressant à voir...
07:13 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.10.2009
BEASTIE BOYS - ILL Communication
Pour ceux qui auraient habité sur Mars ces dix dernières années, il est bon de rappeler que la grande mode est aux rééditions. Deluxe, avec Bonus tracks, démo, Live, sifflotages sous la douche, ou grattage de testicules au saut du lit. Bref, tout est bon dans le cochon à qui l’on veut vendre et re-vendre du disque. Ne parvenant plus à écouler ses galettes au tout venant faute de piratage intempestif, l’industrie du disque compte sur les fans Hardcore de musique pour renflouer ses caisses en refilant encore et encore son catalogue, agrémenté de tout, mais aussi souvent de rien.

Voilà donc que le catalogue des Beastie Boys est réédité, évidemment remasterisé, et fourni avec des bonus plus ou moins alléchant. Dans la foulée, la version vinyle des albums est également éditée. Et c’est à cela que je voulais en venir. Car, tout le monde connaît les Beastie Boys ! Inutile de présenter ces branleurs du Hip Hop, tantôt old school, tantôt précurseurs de la fusion, souvent géniaux, enfin, au moins jusqu’à Hello Nasty. Après, ils sont devenus vieux, et un peu à la ramasse. En attendant de les voir peut-être sortir la tête de l’eau, il est toujours bon de se replonger dans cette discographie énergique, festive, mais également revendicative.
Il y a quelques âmes très mal intentionnées que je ne nommerai pas qui ont parié que j’allais craquer, et me payer la version vinyle de « Ill Communication ». Entre nous, les Beastie Boys, c’est l’archétype même du groupe fait pour être écouté en vinyle, et le fait est que çà doit claquer quelque chose de commak, mais les finances étant méchamment en bernes, je n’aurai pas le loisir de me payer cette édition Ô combien intéressante, en vinyle 180 grammes, pour un prix tout à fait correct. Les paris vont bon train, chacun misant sur le planning de l’éventuel forfait. Je parie qu’il va craquer dans deux semaines, moi, je parie que c’est pour dans deux jours, et moi, je parie qu’il est déjà parti l'acheter! Autant vous dire que je suis absolument courroucé de voir une poignée d’@mis qui, au lieu de me soutenir dans l’adversité, se gausse grassement de mon éventuelle faiblesse !
BONJOUR LA SOLIDARITE EN CARTON !
07:13 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : beastie boys, hip-hop



