28.11.2009

BOB DYLAN - House of the rising sun

Si le premier album de Dylan n’est pas parfait, loin s’en faut, il comporte tout de même quelques perles inaltérables. Comme cette foutue reprise d’un chant traditionnel, repris des centaines de fois, notamment par le toujours très fin Jauni. La version de Dylan est d’une intensité époustouflante qui collerait la chair de poule à Jack L’éventreur. Bref, dès son premier opus, Dylan met la barre très très haut. Malheureusement, à peine quelques années plus tard, il sortira un album sur le thème de Noël, et là, c’est le drame !

27.11.2009

Le tuning à la con du jour!

Tiens, çà faisait longtemps...

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26.11.2009

Quelque chose à dire...

Nulla dies sine linea

Pas un jour sans une ligne

 

Pline l’ancien

Parfois, pour ne pas dire grand-chose, c’est vrai.

25.11.2009

Trompe l'oeil

J'aime beaucoup l'idée du Trompe l'oeil.

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24.11.2009

Oublié

J’ai longtemps cru que tout cela tiendrait la distance. Que tout cela se jouerait des kilomètres distendus d’une pendule qui s’effondre. Il suffirait d’une lettre, ou d’un mot, sur le coin d’une table éborgnée pour garder la complicité. Trop simple de se dire que le silence est parfois plus parlant qu’un discours, qu’une discussion. Mais non. Le téléphone qui sonnait ne sonne plus, c’est normal. Pire, il n’y a plus personne à l’autre bout du fil. Des messages, des S.O.S, des sourires, des pleurs, rien n’y fait, c’est le silence, l’absence, le résonnement des rappels oubliés qui se fait ressentir, qui alourdit les épaules, les soirs de pluie, les soirs de brouillard.

 

Sous le manteau le matin, on remonte le col, l’air a tendance à passer dans le dos. On part avec le regret, le souvenir d’un dernier appel. Tiens, j’ai oublié ce qu’on s’est dit. Avait-on encore quelque chose à dire. Je ne suis pas un bâtisseur de cathédrales, je suis un laborieux bâtisseur d’édifices chancelants. Je dis oui, je fais un pas, et puis, je me défile au dernier moment, reculant de deux pas, de trois pas. Reculant. Encore.

 

Pourtant, il y a des soirs où l’on regrette, où l’on aurait pu avoir le temps de se dire des choses, des banalités. C’est bien aussi les banalités. Le monde se construit sur des banalités, car après tout, nous vivons tous les mêmes choses, parfois même au même moment, mais on est tout de même heureux de trouver quelqu’un à qui raconter toutes ces choses que tout le monde fait. Je n’ai pas pensé à tout çà. Je n’ai pensé à rien. Putain, mais à quoi ai-je bien pu penser ?

 

23.11.2009

GODSPEED YOU BLACK EMPEROR!

Silence. Les ombres sans soleil regardent par-dessus les épaules. Les paysages désolés ont souvent plus d’attraits qu’un arc-en-ciel évaporé. Godspeed You Black Emperor ! fût, avant d’être une roue libre, un collectif bâtisseur de cathédrales en déconfiture. Les espaces sonores brillant de noir ne semblaient exister que pour encourager l’automne, pour accompagner l’hiver et décourager le printemps. Les étoiles du label seront toujours recouvertes index2002_r1_c1.gifd’un nuage sans fin, grisonnant d’orage ou de pluie fine. Cette averse de violoncelles, de guitares torturées, de rythmiques langoureuses plongeait dans l’ennui absolu une bonne poignée de la planète, pendant qu’elle transcendait une autre partie. Et le reste de la planète ? Trop occupé à aduler ce que le Québec a produit de pire.

Le temps de deux albums et d’un EP, Godspeed You Black Emperor ! fit du Post-rock une musique émotive, qui l’emportait sur le cérébralisme rampant. La suite sera moins brillante, moins intéressante.

Un vieillard sur une plage se souvient, un évangéliste harangue la populace, des arpèges effleurés, presque silencieux, et des progressions qui n’en finissent pas. La musique de Godspeed You Black Emperor ! se bâtit sur les cendres de l’existence. Sans couplet ni refrain, sans retour en arrière, sans rétroviseur. Tout part d’un point A pour en venir à un point B, tout naît, se débat dans une course effrénée, et s’il y a quelques accès de répit, quelques moments posés, ce n’est que pour courir à nouveau jusqu’à la fin. Cette fin qui nous attend tous. Que l’on calanche au Brésil, en France, au Québec ou ailleurs, le lieu du rendez-vous est le même pour tous.

 

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Parfois, la pression est trop forte, et le voyage se termine en plein vol. Ces espaces sonores qui oscillent entre 10 minutes et la demi-heure font appel à l’imagination, font appel à votre courage, votre ténacité. La prétention n’est pas là où tout le monde la voit, dans cette musique finalement si simple et si intense.

 

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Depuis peu, l’automne semble s’être installé durablement. Il était temps. Cà permet enfin de réécouter Godspeed You Black Emperor ! dans de bonnes conditions.

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22.11.2009

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21.11.2009

THE FLAMING LIPS - Bohemian Rhapsody

Queen, j'ai jamais pu. Même un peu. Tout de suite, sortent les boutons, les envies de décimer un troupeau entier d'agneaux, et de voir Mercury s'étouffer dans sa moustache. Alors, même repris par les Flaming Lips, franchement.... Sauf qu'en fait, non. C'est drôle, c'est bancal, c'est limite mauvais goût avec des gags un peu lourd, mais le tout est fait avec beaucoup de sérieux. Du coup, plus le temps passe, et plus je deviens dingue de ce groupe. Et j'ai parfois l'impression qu'ils pourraient me chanter le botin, je trouverais çà quand même formidable. Une classe naturelle que je suis bien incapable d'expliquer. J'aime, c'est tout.

20.11.2009

Raël téléphone maison

Autant je suis du genre à respecter les croyances de chacun, voire même, parfois, à les admirer. La foi, c’est un truc indiscutable et pour peu que l’on n’emmerde pas le voisin avec, je ne vois rien à y redire. Autant je n’ai aucun respect pour les sectes, et encore moins pour leur taulier. Profitant de la faiblesse (parfois passagère) de certaines personnes, les choppant en pleine dépression ou perte de repères pour les embringuer dans leur aventure, en n’oubliant pas, s’il vous plaît de fournir un RIB avec votre bulletin d’adhésion, les illuminés prodiguent la bonne parole, sauvent la planète et leur compte en banque dans la foulée. Bref, je ne connais pas bien le dossier Raël, et à vrai dire, je m’en cogne un brin. Cette petite note n’a pas d’autre but que de soutenir ma copine Dame Titam, littéralement assaillie par des membres ou sympathisants de la communauté du Capitaine Flam des espérances qui n’ont pas apprécié qu’on leur dise que Raël les prend pour des cons. D’ailleurs, plus que pour des cons, il a tendance à les prendre pour des vaches à lait en parvenant tout de même à leur faire gober des conneries aussi énormes que mon alopécie à peine émergeante. Mais je dois bien avouer que dans la foulée, j’espère bien, moi aussi, faire exploser mes statistiques de commentaires, puisque quand je parle de trucs sérieux, tout le monde s’en branle !

 

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Alors, quitte à plonger dans la déconne, autant parler d’un des plus grands comiques planétaires que la terre ait porté, çà mange pas de pain et çà occupe.

 

Personnellement, je suis tout disposé à croire que le gars Raël est le fils d’un extra-terrestre et de je ne sais plus qui, car quand on compare les deux photos, on peut rapidement trouver de nombreux points de concordance entre lui et les petits-gris. Je suis assez effaré de voir qu’à l’heure où la science met encore plus de vingt minutes, même en prenant le périph (soit dit en passant, ce matin, une heure pour aller taffer à cause d’un con qui s’est mis sur le béret en bagnole, merci les chauffards à la con qui se prennent pour Ayrton !) pour aller sur la lune, on puisse encore croire qu’un seul type en camisole, pardon, en blouse blanche puisse sauver, à lui tout seul, la planète, là où des siècles de religion se sont bâchés et se bâchent encore. S’il a une méthode pour faire repousser les clitos, je suis preneur, j’en grefferai un sur mon fauteuil de bureau, çà me ferait des pauses enjouées et m’éviterait de me gaver de caféine.

 

Bref, arrêtez de faire chier ma copine Titam et allez donc planter de la marie-jeanne, quitte à avoir des hallucinations, autant qu’elles soient en couleur !

SHEARWATER

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