31.10.2008

KRAFTWERK - Autobahn

J’ai quatre ans. Et un mange disques. Vous savez, le orange moche. Certes, je vous parle là d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, et j’en ai pris conscience le jour où un môme de 17 balais m’a regardé avec des soucoupes grandes comme le soleil en me disant : « La vache, t’as connu le vinyle ! ». je ne vous raconte pas le chute d’armoire.

Bref, à cette époque, mon père a tendance a se débarrasser des disques qu’il n’aime plus en mes les refilant. Les 45 tours en tout cas. Je vais ainsi hérité de pas mal de disques pas terribles qui me poursuivront pourtant longtemps ; Un 45 tours d’Emerson Lake & Palmer notamment, dont je vous parlerai sans doute un jour. Un 45 tours de Marie Lafôret, « Le cadeau ». Putain de cadeau ouais… Une autre de Jean-Michel Jarre « Oxygène » le André Rieu de la musique électronique. Bref, ayant alors 4 piges et pas le moindre discernement, je bouffe tout ce que mon père me file en trouvant çà formidable.

 

Pourtant, au milieu de tout çà, trône un disque qui va me marquer durablement et façonner mes accointances musicales futures. Une pochette dessinée, une autoroute avec une vieille bagnole. B000007U6V.01._SCLZZZZZZZ_.jpgLe titre, Kraftwerk et leur « Autobahn ». Ce bruit de porte que l’on referme, de bagnole qui démarre et le klaxon qui annonce le début du morceau, et en route pour le long voyage. Je ne vous ferai pas l’historique de Kraftwerk qui le mériterait pourtant. Groupe de gaillards associés malgré eux au Krautrock, ils en sont le pendant le plus électronique. Pionniers en la matière (pas en expérience électronique puisque des choses bien plus expérimentales ont déjà été enregistrées depuis longtemps), ils créent une mélodie ultra répétitive, sur un rythme binaire et brodent autour. Kraftwerk, c’est l’univers froid de teutons intellos. Sorte de Daft Punk de l’époque, en nettement plus avant-gardiste et surtout en moins showbiz. Je n’écouterai le LP que bien plus tard, me contentant alors d’une version de 5 minutes, au lieu des 20 minutes de l’album, mais déjà, cette danse hypnotique froide comme une chambre d’hôpital me fascine. A l’heure où les gosses écoutaient Chantal Goya, Dorothée ou les génériques de leurs dessins animés préférés, j’étais dingue de Krautrock, musique pourtant réputée peu engageante.

 

Bizarrement, j’avais peu de copains à l’époque. D’ailleurs, les choses n’ont pas vraiment changé depuis.

 

 

30.10.2008

BRUCE SPRINGSTEEN - Thunder Road

Bien sûr, je pourrais vous parler de mes découvertes musicales, mais je les fais essentiellement au travers de conseils prodigués par des @mis, sur des blogs par exemple, comme celui du gars Beachboy (ma vie lamentable, en haut à droite) ou du bonhomme Kataplasm (l'oreille en feu, en haut à droite aussi, putain, faut tout vous dire!), alors autant que vous alliez directement visiter leur blog, çà ira aussi vite, et ce sera tout aussi efficace, si ce n’est plus.

 

Et comme en ce moment, je ne fais pas plus de découverte que çà, je vous parle de choses que tout le monde connaît. Je sais, vous tombez de haut, c’est la déception, la désillusion, la décrépitude, la fin de tout, la tartine grillée, la limande dorée, la mouche sans aile dans le lait caillé, mais bon, je ne vais pas non plus me creuser la soupière tous les jours à trouver un sujet original et inconnu de tous. J’ai une vie qui consiste à faire plein d’autres trucs en plus de tenir ce blog à haute teneure en cultivation.

 

Du coup, je vous parle de Springsteen. Ah… Springsteen, le bodybuildé du folk-rock américain. Celui qui aurait pu être le nouveau Bob Dylan, mais qui a choisi la carrière de rockeur à bandanas. Et à cause de qui, de quoi, de comment, de mais où est donc ornicar ?

Le E Street Band. Certains ont « The Band », d’autres le “Crazy Horse”, Bruce Springsteen a le E Street Band. C’est ballot. Le E Street Band, c’est une poignée de musiciens sortis d’un restaurant routier sur le bord d’une nationale perdue. C’est souvent dommage car Bruce Springsteen est parfois capable de petits miracles, sur l’album Nebraska par exemple où il est seul avec sa guitare et où il n’est jamais aussi bon. Malheureusement ses albums sont souvent plombés par une production un peu moche et sans relief, et les chansons souvent arrangées de façon pompière à grands renforts de saxophone. En live, c’est pas forcément mieux, çà manque d’humilité, de sobriété. Springsteen taille sa musique pour les stades alors qu’on le rêve en joueur pour clubs enfumés. Pourtant, il tombe la veste parfois, se défait de ses potes envahissants et lâche une version étourdissante de certaines chansons, comme ce « Thunder Road ».

 

Bref, Springsteen, c’est Bob Dylan au pays de Bruce Willis. J’aurai préféré l’inverse.

 

29.10.2008

Randy Newman vs Joe Cocker

 

Joe Cocker est une ordure. La pire vermine qui soit. De celle qui mérite de finir sous un meuble à envahir de sa nauséabonde odeur les tréfonds d'une cave oubliée. Avant Woodstock, avant d'être « chanteur », il était plombier. Et c'était très bien comme çà. Et puis un jour, on lui a pondu la reprise vulgaire d'un morceau des Fab Four, et là, c'est le drame. Propulsé superstar via une reprise à chier, il va bâtir sa carrière uniquement sur des reprises, d'un goût mécaniquement douteux. D'ailleurs, tant de mauvais goût dans un même bonhomme, çà force presque le respect. La preuve, il réussira à massacrer une chanson d'Elton John, ce qui n'est pas une mince affaire.

 

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Au début des années 80, le public va avoir un regain d'intérêt pour le bonhomme au travers d'un navet érotico-dramatico-comiquo-nullo, joué par Basinger et Rourke. Je vous passe le titre et le résumé du film, pitié...Et cette fameue scène aussi bandante qu'un plat de choucroute figée, où Basinger se fout à poil sur une reprise de...je vous le donne en mille, le lauréat absolu d'enfilades de reprises à chier! Joe Cocker! Beuglant dans le micro comme jamais, il va pulvériser la chanson de Randy Newman, car il est bien question de lui aujourd'hui. Rendre à Randy ce qui appartient à Randy. Un des songwriters américains les plus talentueux du monde, et je pèse mes mots, et aussi l'un des plus méconnus.

Cocker torche une version truffée de vulgarité à grands coups de trompette, et cuivres moches, de production baveuse et de hurlements dignes du Caribou en rut au fond des bois, là où Randy Newman n'était que classe et sobriété.

Perso, un streaptease sur la reprise de Joe Cocker me ferait prendre mes jambes à mon cou, alors que la version originale de Randy Newman promet de fortes perturbations dans la chambre à coucher.

Je vous laisse le soin de découvrir les deux versions et surtout de choisir votre camp. Je vous laisse également le soin de découvrir la discographie de Randy Newman, ô combien passionnante, il le mérite, et je me permets tout de même de vous conseiller l'album sur lequel figure ce fameux morceau.

Pour ma part, je m'en vais commanditer aurpès de Bill, l'éxécution de ce gros con de Cocker.

Randy Newman ou Joe Gros Con Cocker?

 


Découvrez Randy Newman!

La rançon du succès

Lorsque j’ai débuté à la menthe ce blog, je ne me doutais pas que j’en serai là aujourd’hui. Déjà parce que c’est la première fois que je tiens un blog aussi longtemps (presque un an maintenant…) et puis ensuite, je ne pensais pas que j’aurai autant de visites. En effet, en parcourant les statistiques, je me suis aperçu que ce moi-ci, j’ai reçu 1 500 visites, dont 500 en visiteur unique. Cà veut donc dire qu’il y a au moins 500 personnes différentes qui ont lu ce blog ce mois-ci. Putain, bonjour la pression.

 

Cà veut dire que :

 

1. Vous avez bon goût !

2. Je suis obligé d’être encore meilleur (je ne vois pas comment tant je suis à chaque note l’ultime représentation de la quintessence même du talent) !

3. Je vais devoir trouver des sujets toujours plus originaux !

4. Je vais finir par montrer mon anatomie, histoire de faire encore plus d’audience !

 

Bref, merci à tous d’être là pour assister chaque jour à l’éclat de mon style unique et pourfendeur de l’injustice dans le monde.

Bien sûr, je vous invite à me remercier, à votre tour, pour tout ce bonheur que je distribue dans vos chaumières ternes et mornes d’une existence plate et déjà vermoulue.

 

PS : J’espère que vous maitrisez le second degré….sinon, je peux dire adieu à mon lectorat.

28.10.2008

NINA SIMONE - Jazz as played in an excllusive side street club

Il y a deux sortes de patrons de maison de disques. Les escrocs, et les requins. Les escrocs vous prennent un peu de blé au passage, mais vous aident à percer, étant donné que vous êtes leur gagne pain. Les requins vous sucent jusqu'à la moëlle et vous laisse dans le caniveau une fois la poule aux oeufs d'or vidée.

Nina Simone a eu souvent affaire aux requins. A commencer par son fumier de mari, qui deviendra son manager, la spoliant de tout son blé, la frappant, et la négligeant en tant que femme. Mais ceci est une autre histoire.

Nina Simone a su que son premier disque était sorti en nsimone1.jpgle voyant dans une vitrine d'un magasin. Quelques semaines auparavant, elle avait signé un contrat la rémunérant en tant qu'interprètre, mais lui sucrant ses droits d'auteur, mais aussi l'empêchant de toucher le moindre centime sur les ventes, et ce, à vie.

Bien sûr, elle changera de crèmerie assez vite, quittant Bethlehem pour Phillips, mais lorsque « My baby just cares for me » ressortira dans les années 80, établissant à cette occasion son plus gros carton, elle ne touchera pas un rond, et sen sortira avec une contrat publicitaire assez malin.

Mais le taulier en profitera pour réédité l'album à la va vite, voulant surfer sur le succès inespéré d'un disque passé inaperçu lors de sa première sortie. Une pochette fût improvisée, et « My baby just cares for me » mis en avant en devenant le titre de l'album. Le tracklisting bouleversé pour laisser le single en intro, et l'immense « Central Park Blues » tronqué de trois minutes...

Récemment, le premier album de Nina Simone « Jazz as played in an exclusive side street club » a été réédité dans sa version originale, dans une belle pochette cartonnée, et agrémenté des faces B de l'époque. Un album magnifique où Nina Simone apparaît sur un banc public, déjà un peu bouffée par une existence qui ne va pas la laissée en paix ne serait-ce qu'une minute. Très orienté jazz, elle y chante quelques classiques tels que « I love you porgy », et livre des splendides versions de « Good Bait » et de « Don't smoke in Bed ». Je ne reviens pas sur l'ultra médiatisé « My baby.... », d'abord parce que Nina Simone n'aimait pas ce morceau, et parce que, finalement, je n'aime pas trop non plus ce titre.

En tout cas, si vous devez choisir entre deux disques, par pitié, préférez cet album d'un après-midi près de l'eau, «  Jazz as played in an exclusive side street club ». Au moins pour rendre hommage à Nina Simone.

 

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GASTR DEL SOL

C’est toujours décevant de découvrir un groupe avec son dernier disque. D’apprendre que le groupe vient de se séparer alors que l’on vient également d’apprendre son existence. Frustration de ne pas avancer en même temps que lui, frustration de ne pas pouvoir le voir jouer live, et surtout, la certitude de ne plus rien découvrir de neuf, une fois le tour de leur discographie découvert.

 Récemment, le premier single du groupe a été réédité. Bien évidemment, je l’ai acheté. Cela bouclait la boucle en quelque sorte, ramassant ainsi une dizaine d’années de souvenirs avec GASTR DEL SOL. 

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Le premier souvenir, cette pochette étrange de « Camoufleur » 41HJPXNYDWL._SL500_AA240_.jpgdont le contenu me laissait dans l’incompréhension totale, n’ayant jamais rien entendu de similaire. Pourtant, je ne savais pas encore que, si « Camoufleur » était leur dernier disque, il était aussi le plus accessible. Quelques albums, quelques EP pour développer un folk décharné, drapé d’accords improbables, et de mélodies cabossées… David GRUBBS est un mauvais chanteur, c’est vrai, mais ce n’est pas forcément ce qu’on lui demande. Encore que sa voix va s’affirmer au fil du temps. Mais GASTR DEL SOL est avant tout un groupe instrumental, post-rock soi-disant. Influencé, notamment par John Fahey (un peu trop diraient certains), mais aussi par la musique expérimentale, concrète, le rock, le free jazz et la musique électronique. Bref, les barrières sont faites pour être levées, GRUBBS et O’ROURKE l’ont bien compris. Quelques têtes d’autres affiches viendront prêter main forte, Bundy K. Brown et John McEntire de Tortoise ou Markus Popp. Entre format concis passant parfois sous la minute, et divagations flirtant avec le quart d’heure, GASTR DEL SOL ne se soucie pas des formats du contenant et malmène le contenu. Une musique exigeante, absconse parfois, et les mauvaises langues diront prétentieuse.

J’ai aimé leur musique dès la première note, alors je suis peut-être tout çà à la fois, je n’en sais rien, et dans le fond, je m’en fous.

dc90.jpg« Upgrade & Afterlife » restera leur meilleur album, la quintessence absolue de leur œuvre. Cette messe lancinante qui débute le disque, ces boucles électroniques et ce folk de fond de couloir.

 Les extraits sont rares, je vous fais donc passer ce premier 45 tours qui regroupe plus ou moins toutes les influences et les couleurs du groupe, ainsi que deux extraits, piochés au hasard pour leur concision.152062.jpg

 Reste que leur musique me touche beaucoup, et qu’au-delà de toutes considérations crétines qui consistent à disserter des heures sur ce que peut être de la bonne musique, c’est tout ce qui compte.

 Twenty songs less (Side 1 & 2)
podcast

podcast

Is That a Rifle When It Rains

Photographed Yawning

Seasons in play

27.10.2008

THELONIOUS MONK QUARTET - With John Coltrane at Carnegie Hall

Le disque du jour.

 

Je ne pense pas être radin. Mais bon, 25 € pour un disque, je trouve çà un peu excessif. Aussi, ce midi, lorsque je suis tombé sur ce disque dans un bac à soldes pour 3 €, je ne vous raconte pas comment je me suis rué dessus. Le touché tranchant de Monk qui se mêle au phrasé fluide et hyperactif de Coltrane, je ne vous raconte pas le bonheur.

 

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Enregistré le 29 Novembre 1957, c’est un live énorme, ou Monk swingue toujours de façon aussi élégante soutenu par un Coltrane aussi sobre que pertinent. Bien sûr, le jeu des deux têtes d’affiche vole un peu la vedette, au batteur Shadow Wilson et au contrebassiste Ahmed Abdul-Malik, mais ils savent se rendre indispensables pour une rythmique au cordeau. A noter une prise de son fabuleuse qui laisse le champ libre aux reliefs de chacun. Seul point négatif, ce manque de ferveur dans le public qui applaudit, presque poliment alors que l’on a envie de hurler son bonheur.

 

Grand disque.

 Sweet and Lovely:

26.10.2008

Janis Joplin en posthume du dimanche

On les compte sur les doigts de la main, les femmes dont on se souvient dans le monde du rock.... Mais ce qui est sûr, ce qu'on ne leur laisse pas la place qu'elle devrait occuper. Aujourd'hui donc, hommage posthume à Janis Joplin, que l'on considère avec légèreté et insouciance, mais qui était pourtant chargée de torpeur.

Tout de suite, une photo à moitié nue. Oui, car une femme est souvent plus belle nue, non?

 

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Un jour ma mère me dit:

Quand j'étais jeune, j'écoutais Janis Joplin.

Ah ouais...Ben en même temps, t'es fondue des Bee Gees, alors, tes conseils....

J'aimais bien sa voix écorchée, et elle chantait encore mieux lorsqu'elle était ivre.

Ah ouais?

Le lendemain, j'ai acheté Kosmic Blues. Effectivement, énorme. Je ne vous parlerai pas de sa musique que tout le monde connaît, ni de sa vie, c'est grosso modo la même chose.

 

Le mieux, c'est encore de l'écouter chanter.

 

 

Ronde de nuit

 

Si je regarde autour de moi, je ne vois plus personne, que des ombres artificielles d'une lumière sans fard, un monde altéré sans funeste tracas. Il est tard soit-disant, les calvaires sont finis. Un horizon sans un chat qui repose un instant, votre tête écrasée de sifflements appuyés. J'ai quelques réticences allongé, et quelques difficultés érigé, quelle position adopter?

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25.10.2008

HOOD

 

Il est un lieu inhabité, en pleine campagne, meurtri par les années de silence, ces routes désertiques, ces poteaux sans fonction, ces échos interminables, et ces cris sourds d'une solitude affairée à todre les derniers espors.

Les guitares saccagées crissent sous les doigts de ces deux frères longtemps condamnés à trimer à la caisse d'un supermarché. Le week-end pour tuer le temps avant qu'il ne vous tue, on crache ses langueurs sur un 4 pistes bon marché dans l'espoir de vendre du sillon aux amis. Ici, tout est fait pour dissoner. On ne désaccorde pas les guitares, non, on oublie tout simplement de les accorder, c'est plus simple. On érige le spectre Jandek en maître à penser et on maltraite les rares mélodies qui ont eu le malheur de s'aventurer sur ces terres arrides et déchues.

Vient alors le temps des découvertes; on abandonne les ritournelles déraillées pour des espaces qui laissent entrevoir les traces et les plaies que le Talk Talk des grandes heures a pu laisser. On se met à sortir les bandes du 4 pistes pour les triturer, les maltraiter. Les boucles s'ajoutent à l'organique pour alourdir l'atmosphère d'une mélancolie sans épanchements. C'est effrayant de désolation.

Et puis un jour, on envoie par internet ses bandes à cLOUDDEAD, groupe de hip-hop déglingué, qui vous renvoie ces mêmes bandes assorties d'un flow drogué, et de rythmes sacrifiés. On accèlère son amour de l'électronique, et on approfondit ses accointances avec le dub... Cold House est un chef d'oeuvre.coldhouse.jpg

Ouside Closer, moins étonnant, prendra malgré tout un chemin similairement sinueux.

 

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C'est un peu tout çà à la fois HOOD. Vous dire que ce groupe accompagne mon existence depuis 12 ans, ce n'est pas exagéré tant la première écoute de « The cycle of days and seasons » m'a foudroyée.cds.jpg

Une plongée dans un univers qui semble avoir abandonné tout forme de lutte et qui fait avec les douleurs qu'on lui a laissées.

C'est un soir, un jeune mec me dit: Si tu veux de la mélancolie, écoute le dernier HOOD. J'ai acheté le disque le lendemain, sans même en avoir entendu une note. Catapulté sans parachute, la chute fût rude et la remontée plus complexe encore.

On croise ses propres reflets de chagrin, ce feu de cheminée qui vous brûle à l'intérieur mais vous laisse malgré tout glacé jusqu'à rendre vos doigts violets. Ces multiples silences qui ponctuent la musique de HOOD semble vouloir vous mettre en face de vos propres démons, non pas pour sécher vos larmes, mais pour les tirer encore plus bas que terre, et pourtant, peu à peu vous réconfortent.

La chasse est alors ouverte, tous les disques, les faces B, les inédits. Tout ce que je peux trouver et qui s'écoute, tout. Jusqu'à l'attente, une fois le retard rattrapée. L'attente de la suite à donner à tout cette aventure.

BRACKEN, le projet d'un des deux frères, bien sûr, mais HOOD nom de nom, HOOD s'enroule encore autour de mon écoute comme une évidente coulée de sang, cette musique coule dans mes veines depuis toujours, çà paraît maintenant évident.

HOOD signifie capuche, car c'est vrai, il pleut sur les disques de HOOD, cette pluie incessante qui vous rentre dans la peau et vous glisse dans le col de votre manteau pour vous protéger du mieux que vous le pouvez, mais force m'est d'admettre que je ne parviens pas à me protéger. Peut-être que je ne le désire pas, tout simplement.

Les premières années avec l'album Cabled linear traction:

Evening return: http://hoodmusic.net/index2.html

Présent sur Cycles of days and seasons, le titre que je préfère du groupe:

Houses tilting towards the sea: http://hoodmusic.net/av/houses.mp3

Cold House:

They removed...: http://hoodmusic.net/index2.html

Le site:

http://hoodmusic.net/index2.html

 

 

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