27.11.2008

Instant D

Je serai plus prolifique demain. Peut-être.

 

26.11.2008

Instant C

Parle moi. Juste un peu. Autrement. Pour me dire que tu es là. pour me dire que j'existe. Autrement.

Finalement, rien, comme toujours. Rien ne changera, il n'y a plus qu'à attendre. J'apprendrai la patience.

25.11.2008

JOHN COLTRANE - Africa / Brass

Il est un peu vain de piocher dans certaines discographies en disant : C’est celui-ci le meilleur. Allez donc choisir un disque dans la discographie de John Coltrane. Bon, certes, il y a des disques moins marquants que d’autres. L’intégrale des albums Impulse ressortie sous la forme de deux coffrets donne l’occasion pour moi de découvrir des albums que je ne connaissais pas. « Crescent » il n’y a pas si longtemps que çà, et là, seconde claque parmi toutes ces perles. « Africa / Brass ». J’ai souvent écouté Coltrane sous la forme d’un quatuor, un quintet, voire un sextet, mais c’est la première fois que je l’entendais jouer accompagné d’un orchestre ; et quel orchestre ! Conduit par Eric Dolphy en personne, l’album (court, comme presque tous les albums à l’époque, contrairement aux disques à rallonge d’aujourd’hui où l’on frôle le remplissage une fois sur deux !) 0060251748622_600.jpgest tendu du début à la fin. Comme rarement chez Coltrane, car c’est une des choses qui me plaisent souvent chez Coltrane, c’est ce côté technique mais cool, d’un rade enfumé qui joue jusqu’au bout de la nuit.

L’orchestre délivre des arrangements étranges, voire crispants, amenant cette fameuse tension qui ne lâchera jamais. Le premier morceau, « Africa », se prolongeant sur un quart d’heure, est une tuerie absolue, qui navigue entre jazz classique à la rythmique ancestrale, et free jazz furieux mais trop construit pour être tout à fait free. Ce qui surprend le plus, c’est que finalement, il y a peu de chose qui me ramène à l’Afrique, contrairement à « Crescent » que je trouvais très influencé par les musiques africaines. La basse, très inquiétante et obscure introduit le morceau, tranché aussi sec par le saxo de Coltrane, le tout porté par un orchestre qui fait monter peu à peu la tension qui ne descendra jamais tout au long du titre, même pendant le solo de batterie, exercice parfois pénible, qui s’avère très bien en place sur ce titre.

 

Le second titre sonne plus classique, et Coltrane saisit alors son saxo soprano, sur un « Greensleeves » très accrocheur tiré d’un traditionnel arrangé par le pianiste du groupe Mc Coy Tyner.

 

D’après Wikipédia :

 

Greensleeves est une chanson anglaise traditionnelle. D’après une légende populaire, mais ne reposant sur aucune preuve, elle aurait été composée par le roi Henri VII en l’honneur d’Anne Boleyn. Elle a probablement circulé sous forme de manuscrit, comme la plupart des musiques populaires le firent, bien avant qu’elle ne soit imprimée.

La première version fut déposée en 1580, sous le titre de « A northern Ditty of the lady green sleeves ». Aucune copie de cette impression n’a survécu.

 

Le chant de Noël « Quel enfant est-ce ? » reprend l’air de GreenSleeves, en y rajoutant des paroles chrétiennes de même que le chant d’angélus « Voici que l’Ange Gabriel ».

 

Jacques Brel en a repris le thème pour sa chanson Amsterdam.

 

Ce qui me rend assez fier car j’ai reconnu les accointances avec Amsterdam dès les premières mesures. La version délivrée ici est très belle, très sobre, mais aussi très saisissante, dès les premières notes de contrebasse qui groove terriblement.

Le troisième et dernier titre de l’album, plus classiquement Coltranien, est un blues de toute beauté, flirtant gentiment avec ses déferlantes à venir. « Blues Minor » est un blues joué, comme son nom l’indique en mode mineur, avec des dérivés de fa dièse sur un la bémol qui touche au sublime lorsqu’il part en ré double croches et qui…. Non, je déconne, je n’y connais strictement rien, je ne suis pas foutu de lire la musique et de vous dire la différence entre un la mineur et un fa dièse. Mes quelques compétences guitaristiques me font reconnaître un la mineur, mais çà s’arrête à peu près là. Ce qui est vrai, c’est que je trouve ce morceau très bon, bien qu’un peu en dessous de ce qui a été délivré précédemment. Mais çà ne suffit pas pour altérer l’impression générale de ce magnifique disque, qui se place, dès les premières écoutes, parmi mes favoris chez Coltrane.

Bref, une première, une seconde, une troisième écoute, et voilà l’album qui ressort d’un coffret pourtant somptueux de bout en bout.

 

J’aurai aimé vous en proposer un extrait, malheureusement, je n’en ai pas trouvé. Tant pis, vous devrez me croire sur parole.

24.11.2008

BELLE & SEBASTIAN - The BBC Sessions

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Longtemps encore John Peel résonnera comme un nom associé à la passion musicale et à la découverte de nouveaux talents. Qui n’est pas passé entre les mains bienveillantes de John Peel ? De Pink Floyd à Mogwai, des Pixies à Belle and Sebastian. Certes, la liste est loin d’être exhaustive, et fût une époque, les groupes se battaient pour y participer, car y participer signifiait l’accession presque immédiate à la gloire.

C'est vrai, ces derniers mois, les groupes se battent moins pour aller chez John Peel, faut dire qu’entre quatre planches, c’est moins spacieux et moins bien éclairé.

J’ai découvert Belle and Sebastian un peu comme tout le monde avec leur second opus, excellent par ailleurs. Bon, il faut aimer la pop chichiteuse, précieuse et gentillette, pleine de guitare sèche à faire pâlir les filles, d’histoires à l’eau de rose et d’arrangements un peu kitsch. Ce qui est étrange, c’est que mon goût en matière de pop s’est arrêté aux Beatles et aux Kinks et qu’en général, la pop, anglaise ou pas d’ailleurs, provoque chez moi un ennui récurrent. Mais allez savoir pourquoi, Belle & Sebastian m’a plu. Enfin, les premiers EP et les trois premiers albums, car ensuite, c’est la dégringolade. Pour finir par des disques totalement insipides et inutiles. Du coup, lorsque j’ai vu ce disque, je me suis posé la question de savoir qu’elle pouvait en être l’intérêt. En effet, souvent, les disques issus des sessions de chez John Peel sont souvent posthumes ou arrivent à une période creuse d’un groupe qui s’apprête à devenir posthume. Et puis, tous les titres sont antérieurs à 2001, donc la meilleure période, alors, pourquoi pas. Et là, dès les premières notes, j’ai compris que la réputation Live du groupe n’était pas surfaite. On s’ennuie. D’un ennui charmant, qui ne dérange pas, qui passe inaperçu, un peu comme quand on regarde un film ou une pub qu’on a vu cent fois, et que l’on regarde sans regarder.

Les morceaux sont interprétés à la note près, sans la moindre envie de sortir de la route. La seule chose qui nous rappelle que c’est live dans le premier CD, c’est le son approximatif de certaines prises, car pour le reste, c’est…chiant.

Heureusement, le groupe a choisi ses meilleurs titres, ce qui en fait un best of tout à fait convenable, sauf que moi, un best of, j’en avais pas besoin.. Du coup, le second disque, Live à Belfast s’avère tout aussi chiant, et complète parfaitement le premier disque. On a affaire à une simple compile, avec du public dedans.

Je vous glisse une version live de « The boy with the Arab Strap » qui n’a rien à voir avec ce disque. Mais j’aime bien la version, on y voit le groupe souriant (ce qui est rare) et donnant l’impression de s’amuser sur scène (ce qui est encore plus rare !).

Le disque quant à lui va prendre la poussière dès maintenant sur une étagère, avec la certitude que le groupe est bel et bien mort et enterré.

21.11.2008

NEIL YOUNG - Like a Hurricane

Depuis le temps que je tiens ce blog, je n’ai pour ainsi dire jamais parlé de Neil Young. Etonnant, non ? Pourtant, Neil Young est une de mes obsessions primaires (oui, pas plus, j’ai toujours été une brêle à l’école). Alors, aujourd’hui, en ce Vendredi, nous parlerons de Neil Young. Car le vendredi, on mange du poisson.

Le terme « poisson » est plus précisément employé pour désigner les chordés non tétrapodes, c'est-à-dire un animal avec une colonne vertébrale possédant des branchies toute sa vie et dont les membres, s'il en possède, sont des nageoires1. Les poissons ne forment pas un groupe phylogénétiquement homogène, à l'inverse des oiseaux et des mammifères (voir plus bas). Un poisson typique est « à sang froid » ; il possède un corps allongé lui permettant de nager rapidement ; il extrait l'oxygène de l'eau en utilisant ses branchies ou un organe respiratoire annexe lui permettant de respirer l'oxygène de l'atmosphère ; il possède deux paires de nageoires,les nageoires pelvienne et laterale, habituellement une ou deux (plus rarement trois) nageoires dorsales, une nageoire anale et une nageoire caudale; il possède une double machoire pour les gnathostone et simple pur les agnathe; il possède une peau généralement recouverte d'écailles ; il pond des œufs, la fécondation peut être interne ou externe. Il existe de nombreuses formes et tailles de poissons : ce dragon des mers, proche de l'hippocampe, se confond avec les algues grâces à ses nageoires. Chacune de ces caractéristiques comporte toutefois des exceptions. Les thons, les espadons et certaines espèces de requins sont entre sang chaud et sang froid, et peuvent élever leur température corporelle au-dessus de l'eau ambiante2. La forme du corps et les performances natatoires varient considérablement, des nageurs très rapides capables de parcourir dix à vingt longueurs de leur corps par seconde (thons, saumons) aux poissons très lents mais mieux manœuvrants comme les anguilles ou les raies) qui ne dépassent pas 0,5 longueur par seconde3. Plusieurs groupes de poissons d'eau douce extraient l'oxygène de l'air comme de l'eau en utilisant des organes variés. Les dipneustes possèdent deux poumons similaires à ceux des tétrapodes ; les gouramis ont un « organe labyrinthe » qui fonctionne de la même manière ; les Corydoras extraient l'oxygène par l'estomac ou l'intestin4. La forme du corps et la position des nageoires varie énormément, comme en témoigne la différence entre les hippocampes, les lophiiformes, les poissons globes ou les saccopharyngiformes. De même, la surface de la peau peut être nue (murènes) ou couverte d'écailles de différents types : placoïdes (requins et raies), cosmoïdes (cœlacanthes), ganoïdes, cycloïdes et cténoïdes5. Certains poissons passent même davantage de temps hors de l'eau que dedans, comme les périophthalmes qui se nourrissent et interagissent entre eux sur des terrains boueux et ne retournent dans l'eau que pour se cacher dans leur terrier6. La taille d'un poisson varie du requin baleine de 16 m au Schindleria brevipinguis d'à peine 8 mm.

Enfin, je vous dis çà, moi, c’est selon Wikipédia, j’aime pas le poisson.

Sachant çà, Neil Young a enregistré un unplugged, comme tout le monde, en 1991, mais celui de Neil Young s’avérera un des meilleurs du lot. Il y reprend pas mal de chansons passionnantes, et quelques perles cachées. Et surtout, il reprend ses chansons avec intérêt, ce qui donne à l’arrivée des versions parfois bouleversantes. Voici donc la plus bouleversante de toutes, « Like a Hurricane » reprise à l’harmonium. Grand, tout simplement. Sinon, moi, le vendredi, je mange des pâtes. J’aime bien les pâtes.

 

19.11.2008

THE PASTELS - Illuminations

Il y a des horizons étranges. Des disques emplis d’une fragilité fébrile, chancelante et bancale. Dont on sait, à la première écoute, qu’ils ne connaîtront pas le destin qu’ils méritent. Le décor est cosy, un chocolat chaud lové au creux d’une main. The Pastels, peinture sans abrasion, tout en douceur anglaise, une pop de travers pour un réveil en duo. On ne cherche pas la justesse d’un refrain, la cadence d’une ritournelle évidente, on cherche le spleen idéalement confortable, celui qui vous maintient loin des envies de fenêtre et des envies de sourire. Un juste milieu de la mélancolie charmante, celle qui donne à réconforter, celle qui donne à serrer dans les bras, celle qui vous serre le cœur comme on sert les mots doux.

 

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Groupe méconnu pour un disque passé inaperçu. Bien sûr, dans les milieux autorisés, ces « Illuminations » sont encore dans les mémoires, mais aux yeux du monde, personne n’a vu la lumière tamisée. Bien loin des modes de l’indie rock de l’époque, et bien plus loin encore des vendeurs par camions d’une musique digérée, il ne saura pas vraiment trouver son public. Devenu plus ou moins culte aujourd’hui, la plupart des disques des Pastels sont introuvables. Celui-ci est le point culminant de leur carrière, véritable bijou mal taillé dans un écrin troué, il me suit comme une ombre sans soleil depuis sa sortie. Entre les voix hésitantes, se glissent des accords malfamés, improbables mais attachants. Les arrangements envahissent le territoire d’une discrétion sans faille, et la délicatesse de l’ensemble donne parfois les frayeurs d’un verre qu’on casserait sous les assauts d’un faux mouvement.

Cette musique organique partage ses peines sans mesure et se donne les moyens de vous accrocher, pour peu que vous ne soyez pas rebuté par les approximations, les hésitations et les douceurs cabossées.


The pastels
envoyé par impluvium

Maison en T - Les coulisses!

18.11.2008

Maisons en T

Parce que vraiment, je suis débordé, je vous propose de rire un peu en attendant la mort.

http://hanteeetvu.blog.mongenie.com/

17.11.2008

ALPHA - Come from heaven

Le manque de temps m’amène à repenser ce blog. Que faire. Ralentir la cadence ? Arrêter tout simplement ? Enumérer un à un les disques de ma discothèque ? Je crois que je n’aurai pas le temps d’une seule vie. Vous parler d’un disque par année de ma vie, en commençant par l’année de ma naissance ? Ouais, bof…. Du coup, quand je n’ai pas une actualité brûlante à vous faire partager, ou un achat à vous faire découvrir, je vais taper au pif dans ma discothèque. Bon ou moins bon.

 

Tiens, aujourd’hui, je vous touche un mot d’Alpha. A l’époque, le mouvement Trip-hop cartonnait, et les groupes intéressés par ce style se multipliaient comme des petits pains, mais il faut bien l’avouer, les trois quarts s’avéraient faibles, anecdotiques, médiocres ou carrément très mauvais. 31EC04Z3J7L._SS500_.jpgLes plus intéressants, à mon humble avis, étaient ceux qui s’inspiraient du hip-hop dans la rythmique et du jazz pour les arrangements. Portishead bien sûr, mais également, les grands oubliés de l’époque, Alpha. Alpha sortira plusieurs albums, mais le premier album restera comme étant le plus marquant. Samples fins et bien utilisés, mélodies veloutées et sensuelles. Un beau disque de sous la couette. Ce premier album est sublime de bout en bout, très classe et très évaporé, sans atermoiements excessifs, juste ce qu’il faut d’émotions. Personnellement, j’aurai du mal à les suivre dans les aventures qui suivront, je picorerai sans dans les albums, par ci, par là. Mais ce qui prouve l’intelligence et la qualité de ce premier opus, c’est que des années après l’effet de mode trip hop passé, le disque reste encore, sublime et chaud, ensoleillé et délicat.

Un disque qui reste, c’est un bon disque.

 

14.11.2008

Une page de pub!

Désolé, mais ces jours-ci, je suis littéralement débordé, je n'ai le temps de rien, pas même d'écrire la moindre connerie sur mon blog, je vous propose donc de tourner une page de pub très instructive en vous rendant chez ma copine TITAMESQUE, parce que le copinage, c'est rien bien.

http://titam.hautetfort.com/

A lundi.

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