28.02.2009

LES VALENTINS

Les Valentins sont une exception Française. Un excellent groupe... chez les autres. Un duo, proche de l'univers d'Etienne Daho pour qui ils ont produits plusieurs albums et écrits plusieurs chansons.

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Ils ont produit bien d'autres disques et encore aujourd'hui, Edith Fabuena, la chanteuse du groupe, continue d'écrire et de produire pour les autres. Car bizarrement, chez les autres, les Valentins étaient capables d'écrire de véritables petits miracles, alors que pour leurs disques, sans être totalement ridicules, ils étaient à côté de la plaque. Démonstration.

 

 

 

 

27.02.2009

DAVID GILMOUR - Shine on You Crazy Diamond

Depuis que j’ai débuté ce blog, j’ai fais en sorte de ne pas trop parler de moi. Et encore, à chaque fois, ce fût dans le cadre d’une anecdote anodine de la vie de tous les jours. Cette note n’est pas pour Beachboy. Ni même la plupart de mes rares lecteurs. Il faut aimer Pink Floyd. Même de loin. J’ai déjà parlé d’eux à plusieurs reprises, et je ne le ferai plus. Mais si je parle d’eux une dernière fois, c’est pour évoquer l’un de mes plus vieux souvenirs. L’un de mes plus profonds aussi.  A l’occasion du disque solo de David Gilmour, dont j’ai déjà parlé il y a quelques jours, j’ai littéralement redécouvert une chanson. Et cette chanson me plonge irrémédiablement dans les souvenirs les plus enfouis de ma mémoire. Extrait de l’album « Wish you were here », sorti un an après ma naissance, la chanson qui ouvre ce disque, « Shine on you crazy diamond » parle, entre autres, de Syd Barrett. Inutile de vous refaire l’histoire, tout le monde la connaît. Elle débute, originellement, sur une longue et lente plage de synthé, et Gilmour entre en scène quelques minutes pour attaquer un solo cristallin. Bref, il n’est pas non plus question que je revienne sur les qualités de cette chanson, on aime ou pas, peu importe. Ce qui est important, c’est que cette chanson a bercé toute mon enfance, et notamment celle de mon plus jeune âge. Ma mère, lors de mes crises de larmes, me mettait cette chanson qui avait, selon la légende urbaine, la particularité de me faire arrêter de pleurer. Je fixais alors le plafond durant toute la chanson, et finissait par m’endormir. Depuis, je ne compte plus les fois où je me suis endormi avec cette chanson. Bien sûr, les Beachboy et autres trouvent que cette chanson est à vomir…peut-être. A vrai dire, je m’en fous un peu. Je l’aime toujours. Parce qu’elle fait partie de mon histoire, et parce qu’elle me ressemble, quelque part.

 

Alors, lorsque j’ai entendu la récente version de Gilmour, j’ai littéralement fondu de bonheur, me replongeant plus de trente ans en arrière. Et puis, j’ai trouvé la vidéo d’une autre version, relativement similaire, mais meilleure encore (trouvable sur le DVD bonus du disque). Sauf que Gilmour en change quelque peu les contours. D’abord, il vire l’intro au synthé, et joue seul, à la guitare, la première partie. Wright, à l’arrière, fait résonner les rares accords pour affirmer un support au solo. Bien sûr, le groupe fait son entrée, mais pour se taire peu de temps après. Gilmour reprend alors la barre, seul. Guitare / voix pour une chanson pourtant chargée. Wright à nouveau, égrène cette fois quelques notes de piano, à peine existantes, alors que Gilmour maltraite la mélodie, la change (pas en profondeur quand même….) Sa voix a vieilli, elle est cassée, mais s’est finalement bonifiée. Enfin, la chanson reprend le cours de son histoire et se clôture normalement.

 

Encore une fois, la plupart d’entre vous, l’œil moqueur, trouveront cette chanson tout simplement mauvaise. C’est possible, mais je m’en fous.

 

Lorsque je l’écoute, je remonte le temps. Un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Un temps que je ne regrette pas forcément, mais qui s’est tout de même évaporé, et qui ne reviendra plus.

 

Il y a un temps pour tout me direz-vous.

MARVIN GAYE - I heard it trought the grapevine

La chanson qui déchire de la semaine. Pourquoi la plus célèbre? Parce qu'elle a beau être célèbre, elle n'en reste pas moins excellente. Marvin Gaye fait parti de ces artistes dont je ne sais pas parler. Marvin Gaye, c'est du salace dans du velours. La classe en sachant que çà va se finir au plumard. L'orgasme en prévision. C'est écrit dessus.

Alors, parce que je m'écoute l'intégrale de mes disques aujourd'hui et que c'est quand même un des plus grands artistes de tous les temps...on s'en colle une petite. Je finairais tout de même par cette pensée du jour: 

En plus d'être beau, il chantait comme un Dieu, et composait à l'avenant.

Bonjour la justice à deux vitesses!

 

26.02.2009

BACH à l'âme

Que c’est triste Venise quand on ne sait pas pagayer.

 

Se souvenir. De son premier regard, de ses premiers mots, de l’astre divin se couchant sur les feuilles mourantes de ne plus être portées. De la rigole charriant les quelques larmes versées pour rien. Peut-on regretter de ne pas reconnaître l’inconnu ? Peut-on vivre avec ce sentiment d’être passé à côté d’une chose essentielle ? A mesure que l’on avance dans cette obscurité, il est nécessaire d’avoir de quoi s’éclairer de toucher du doigt ce que l’on n’a pas pu saisir à pleines mains.

 

Tant de choses inconnues qui le resteront sans doute jusqu’à la fin de ma vie. Et ce terme. Aussi irritant que laid. « La musique Classique ». Halte ! Titam la sublime crie déjà à l’abomination. Ce n’est pas du classique mais du baroque. Preuve de mon incommensurable incompétence en la matière. Les étiquettes trop collantes de notre beau pays. Les abréviations rendent plus faciles la classification. Mozart et Purcell dans le même Bach, j’ai compris depuis peu que c’est Miles Davis fréquentant l’Art Ensemble of Chicago, inévitablement, çà jazze. Pourtant, ce n’est pas par mauvaise volonté, ni même par nature de contradiction, mais par simple ignorance. On ne peut pas tout connaître. On ne peut pas s’intéresser à tout. En même temps.

 

Le tout est de trouver l’instant propice. La lumière quand il fait nuit, ce n’est pas forcément toujours le bon moment. Il faut attendre que cela soit nécessaire. Le dessin animé « Il était une fois l’Homme » pourrait se résumer ainsi : « Il était une fois mon premier contact avec Bach, mais aussi, avec la musique que j’appelais encore classique…. » Alain Barillé, créateur de cette série, s’est d’ailleurs éteint il y a peu. Mais pour voir laissé quelques souvenirs émus dans le cœur de pas mal d’entre nous à l’écoute de ce générique, il peut au moins être remercié.

 

Toujours est-il que je ne connais que peu de choses sur cette musique, une navigation aveugle, sans phare et sans boussole. Piocher au hasard des pérégrinations diverses et variées ne donne que des résultats, parfois concluants, souvent frustrants. Car découvrir ce type d’œuvre par bribes, c’est comme avoir  dans la main une seule pièce d’un puzzle. On ne sait pas bien quoi en faire et où la poser. On cherche les autres, mais on met du temps à reconstituer l’ensemble.

 

Alors, on s’accroche à ce que l’on connaît. On se sature les méninges d’ivresse tendue, de nivellements dorés, de ce disque acheté il y a dix ans, où naviguent des extraits, mais on reste sur le bas côté en attendant de comprendre les méandres d’une architecture absconse . Avoir tout le bonheur au bout des doigts et ne pas savoir en profiter. Avoir la femme de sa vie devant les yeux et ne pas savoir lui demander son numéro de téléphone. Avoir sa vie devant soi et se demander pendant 35 ans ce que l’on va en faire. Avoir les couleurs, les pinceaux, le chevalet, le paysage d’un paradis évanescent, la main possédée par la lumière évidente d’un génie en état de grâce, mais ne pas avoir de toile.

09:14 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : bach

25.02.2009

Salut, cà va?

Ce matin, je me suis posé la question de savoir s’il était possible de débuter une note sur ce blog, sans connaître le gros du contenu, et donc, son intro, son corps principal et sa chute. Alors, je me lance à l’improviste... Non, l’improvisation... Non, à l’imprévu ? Non plus. Bon, enfin, bref, je me lance comme disait Pilum, mais voici qu’au bout de deux phrases, je me rends compte qu’il est bien difficile de partir à l’aveuglette, sans avoir ne serait-ce qu’une idée de départ, et que meubler sans avoir quelqu’un en face pour vous aider à tenir le crachoir, c’est tout de même très délicat. J’aurai pu vous parler avec ferveur de SOULWAX, groupe Belge, qui m’a passionné le temps d’un album dont est tiré l’extrait ci-dessous, mais il faut bien reconnaître que depuis qu’ils ont acquis une notoriété croissante, avec leur fameux « sets de DJ », franchement, il me SOULwax pas mal….

Comprenez-vous, si je me nommais Rousseau, je vous pondrais de la « Rêverie d’un promeneur solitaire » au kilomètre, philosophant sur tout ce qui me vient en tête, mais, mon cerveau, broyé qu’il est par des années de labeur dans les mines du grand nord à ramasser du sucre pour aller le casser, non pas à Cayenne, mais sur le dos des autres, et bien, ce cerveau, autrefois si brillant (surtout la nuit), si vif, si phoné, n’est plus aujourd’hui que de la sauce béchamel figée. C’est pas une vie. Et à quelques dizaines de kilomètres de ce drame humain qui se joue sous vos yeux ébahis de tristesse (ben, oui, c’est pas facile, facile de voir son mentor s’effondrer…je sais, j’ai conscience de mon statut d’icône de la culture et de la richesse d’esprit) que se passe-t-il ????? Et bien notre cher Président a une Rolex ! Faut-t-il être con pour ne pas posséder une putain de Rolex ! Bon, j’ai encore 15 piges devant moi, mais quand même ! 15 piges ! Putain, c’est rien 15 piges quand on y pense. Je suis pour ainsi dire vieux, et je me rends compte que ma vie est d’une rare futilité. Tiens, tout à l’heure, je croise un ancien collègue, pas vu depuis des lustres, on se sert la louche rapidement, et on se lance un mutuel « Salut, çà va ? »…

Etrange comme cette phrase anodine est lourde de sens, et vide de contenu à la fois. On aurait pu se contenter de dire « Salut », mais non, on a rajouté « Ca va ? ». C’est vrai, comme si l’un et l’autre, on en avait quelque chose à foutre. La preuve, on a répondu « Oui » tous les deux en chœur, alors que finalement, si ce n’est pas la bérézina, ce n’est pas non plus le nirvana en ce moment. On n’a pas épilogué, alors qu’il y a matière à s’étendre un minimum sur des vies ternes, tournant à vide pour un but sans passion. Une micro discussion de quelques secondes qui pourrait se résumer à un… « Tiens, vlà machin…truc…oh merde, j’ai oublié son blase à ce con, et puis, après tout, chacun ses problèmes… » qui montre finalement tout l’étendue de l’hypocrisie de notre belle société. D’ailleurs, en y réfléchissant un petit peu, c’est assez triste. Triste de se dire qu’on se fout littéralement des ¾ de notre entourage. Triste aussi de se dire que la politesse nous oblige à prendre des nouvelles de gens dont on se fout, car oui, la vie est trop courte pour se soucier de tout le monde, et à poser des questions qui amènent des réponses polies tellement on s’en fout, dans le fond, de savoir comme va un mec qu’on n’a pas vu depuis au moins 5 ans. Après tout, si je m’inquiétais vraiment de savoir comment ce mec allait, je lui aurais téléphoné, je lui aurais envoyé un mail, une carte de vœux, un pigeon voyageur, un nuage de fumée avec un indien et une plume dans le… Pardon, je m’égare. Non, vraiment, j’ai beau réfléchir… Je ne lui souhaite pas de mal, bien entendu, mais fondamentalement, je m’en fous de savoir comment il va.

 

Et puis, en plus, c’est un con.

24.02.2009

Apis Birzd'haie!

Un an. A quelques jours près, ce blog a un an. Qui l’eut-crû ? Sûrement pas moi, étant donné que j’en ouvert une bonne dizaine d’autres avant celui-ci et qu’ils n’ont jamais tenu plus que quelques semaines. Pourquoi celui-ci tient mieux ? Je ne saurais pas le dire. Je sais qu’il est lu (enfin, parfois, vu le peu de commentaire, je me demande quand même….), mais c’est à peu près tout. 183 notes, pour être exact. A vous parler de tout, et de rien. De musique, c’est vrai ; De conneries. C’est pas faux non plus. Et même lorsque le doute m’habite, j’ai tout de même envie d’écrire un truc. J’ai échappé aux blogs adolescents, à vous raconter ma life, j’ai échappé aux blogs de fans. Ici, c’est qualité du service H 24, des notes d’une rare pertinence, de l’humour sans matière grasse. Bref, la classe. Non ?

 

Bon, ben, si ce n’est pas le cas, en tout cas, je fais de mon mieux pour vous parler de la passion qui m’anime.  Alors que je pourrais vous dire qu’il faut que je change les plaquettes et les disques de ma bagnole et que çà va me coûter un bras, que ce soir, je fais de la ratatouille, et qu’en plus, j’ai une racine de dent fracturée et que là aussi, çà va me coûter un bras ! Mais j’y pense, du coup, avec deux bras en moins, je ne pourrai plus taper, et donc, alimenter ce blog. Mon Dieu, c’est terrifiant. Comment allez-vous vous cultiver ? Bon, tant pis, hein, vous vous démerderez.

 

En attendant, bon anniversaire à tous, et à l’année prochaine. Au passage, merci à mes lecteurs, à mes commentateurs et à quelques @mis qui accompagnent de près ou de loin cette micro aventure.

 

Merci donc à…

Titam

Beachboy

Ptilou

Kataplasm

Karmi

Jeff

Et tous les autres que je n'oublie pas pour autant...

23.02.2009

SONIC YOUTH - Washing Machine

Il fait nuit. Il est tard. Les lumières ne sont plus. Collé dans un canapé vieillissant, attendant que la journée renaisse, sans raison apparente, je suis encore pétri de mes certitudes. Entre Nirvana, Led Zeppelin, et Slayer, je pense tout connaître de la musique qui fait du bruit.  La télé dissémine un peu partout un flot de lumière qui me sauve de l’obscurité absolue. Je regarde des clips. « L’aternative » comme ils disaient sur M6 à cette époque. Rien de bien passionnant, il faut bien le dire. L’indie rock est encore une notion assez vague pour moi. Pas ma culture. On se trompe de culture parfois. On se fourvoie, se ramasse, se perd. Les pieds dans un tapis qui n’est pas le sien. On exulte chaque instant de connaître ce que les autres ne connaissent pas, et pourtant, on ne connaît rien. Bref, on est un petit con.

Tout à coup, une image floue, au ralenti, un effet bizarre sur une guitare. Un riff imparable, une mélodie qui s’écoute aussi vite qu’elle se retient. Une tension qui monte, peu à peu, et puis, c’est la déflagration, les guitares explosent, un océan de larsens broie peu à peu la mélodie, qui d’ailleurs s’évapore. Ne restent plus que les guitares qui crissent dans un bruit blanc écarlate. Les choses se calment ensuite, et la mélodie reprend le dessus.

Je reste bouche bée. Je n’en crois pas mes oreilles. Le lendemain, je parle de ce groupe, Sonic Youth,  dont j’ai forcément noté le nom, à un pote de classe qui me dit « Ah ben ouais, je t’amène leur nouvel album demain ». Frustration et impatience se mêlent. Comment attendre jusqu’à demain. Ce fût long, très long.

 « Washing machine », Washing_Machine-l.jpgconsidéré par beaucoup comme le véritable début de la fin. C’est à cette période qu’ils vont débuter leurs différentes expérimentations, délaissant plus ou moins le sort du groupe. D’ailleurs, leurs albums seront de moins en moins bons. Se vautrant à chaque fois dans le bruitisme, en oubliant ce qui faisait leur force jusque là : le mélange. Du bruit et de la douceur. De la fureur et de la mélodie.

 « Becuz » démarre sur ce riff répétitif et entêtant. A chaque coin de note, les guitares sont rageantes sans tomber dans l’excès des groupes de métal ; ici, on ne parle pas la même langue. Le raffut est présent, mais aussi « raffiné ». « Junkie’s Promise », « No Queen Blues », « Saucer-Like » et « Skip Tracer » au riff totalement improbable vont me faire comprendre en un peu moins d’une heure que l’on peut jouer totalement faux et en faire quelque chose d’extrêmement mélodique. Sonic Youth exécute une musique atonale où presque chaque titre correspond à un accordage particulier. Ma vie bascule en quelques minutes. Fasciné dès les premières notes. Ce punk-rock rêche et tabassant, se mélangeant aux balbutiements d’un post-rock chaotique. Kim Deal vient pousser la chansonnette sur la presque comptine « Little Trouble Girl », mais il faut bien avouer que ce n’est pas la plus grande réussite du groupe.

 « Diamond Sea », découverte il y a quelques jours à la télévision, par hasard, se transforme ici en morceau de bravoure de 20 minutes, car, il y a une suite à ce que j’ai entendu l’autre soir. L’océan prend le large, le bruit et la fureur refont leur apparition, de façon plus lente, mais à l’arrivée plus soutenue. Habituellement, les morceaux de 20 minutes que je connaissais prenaient différentes formes au sein de leur structure, ils étaient mouvants, mutants, alors qu’ici, l’évolution se fait dans la continuité. sonic-youth.JPGLa même note encore et toujours, mais qui s’amplifie jusqu’à former un magma sonore d’une intensité que je ne connaissais pas encore. Je ne suis pas ressorti indemne de cette première écoute.

 Evidemment, j’ai acheté le disque dans les heures qui ont suivi, et j’ai réécouté ce disque des dizaines de fois à la suite ; Effaré. Comment me sortir  de cette musique addictive. Aucune idée. J’ai ensuite découvert les autres albums. Des bons, des moins bons, mais ce n’est pas le sujet.

Ce groupe a d’ailleurs ouvert la voie à tous les autres dans la foulée. My Bloody Valentine, Pavement, et ainsi de suite.

Alors, même si ce n’est pas le meilleur, c’est vrai, j’ai une énorme affection pour ce disque qui a su me parler de façon brutale et directe, comme un coup de poing dans la gueule. En lisant et en écoutant toutes les choses qui concernaient ce groupe, je me suis intéressé à beaucoup d’autres groupes et styles musicaux. C’est d’ailleurs plus ou moins eux qui m’ont initié au free jazz, et à toutes ces formes d’expressions musicales, tellement éloignée du carcan « Pop-Music ».

Et rien que pour çà, aux Sonic Youth, je leur dis merci.

Je me permets de rajouter l’excellent titre “Sunday” qui n’a rien à voir avec cet album puisqu’il se trouve sur le suivant, mais que je trouve définitivement formidable.

 

20.02.2009

Toshiko akiyoshi - Four Seasons Of the Morita Village

Vous souvenez-vous des Gremlins ? Vous savez, les bestioles moches qui torturaient des petits provinciaux… Film réussi à l’époque, qui a tout de même pris un sérieux coup de vieux.

Du coup, alors que Toshiko akiyoshi, toshiko_akiyoshi.jpgs’est mise en tête d’intituler le premier morceau de son album « Dance of the Gremlins », on est en droit de se poser une question ! Me reste-t-il suffisamment de gruyère pour ma soupe de ce soir ? Oui, je mets du gruyère dans ma soupe de légumes. Avec des croutons. A l’ail. D’ailleurs, j’ai une anecdote particulièrement passionnante à ce sujet.

Il y a donc deux jours, je me suis mis en tête de faire une soupe de légumes. Après tout, c’est de saison (du Morita Village… Cà va, vous suivez ?). Après avoir soigneusement découpé mes légumes, épluché mon oignon et tout et tout, je plonge le tout dans ma cocotte minute. Sauf que détail de taille, il y a une certaine contenance à ne pas dépasser, ce qui, sur le moment, m’échappe un peu…. Au bout de quelques minutes, l’eau boue, le sifflet siffle, et surtout, la vapeur s’échappe de tout bord. Du sifflet, certes, mais aussi de tous les joints…. Comprenant mon erreur, j’éjecte le sifflet de sorte que la vapeur s’échappe plus vite (mais quand même jusqu’au plafond…), et j’emmène le tout sur le balcon, histoire que le bousin ne me saute pas à la gueule.

Et Toshiko akiyoshi dans tout çà ? Et bien pas moyen de savoir si oui ou merde, elle sait faire de la soupe et si elle aime le gruyère avec. Par contre, c’est une excellente pianiste, accompagnée d’un big band très classe (pourtant, je ne suis pas fan des big bands). L’album est toutefois assez classique, et même si quelques intros rappellent ses origines nippones, l’ensemble ne révolutionne pas le jazz. Toutefois, son disque respire le calme, la volupté, la simplicité, et surtout, une légèreté décontractée qui me rappelle certains thèmes de Mancini ou, de façon plus lointaine, la musique du rigolard « Un éléphant, çà trompe énormément ». Bref, un disque à écouter.
Surtout pour son premier morceau, aérien, accrocheur, rythmé (la version présentée est plus lente que sur disque….) qui m’a tout de suite embarqué. Ceci dit, je n’ai toujours pas compris le rapport avec les Gremlins.
Viennent ensuite quatre déclinaisons des saisons du Village de Morita800e272c.jpg (là non plus, je ne bite rien au titre…), « Retro zone », dans cette même veine classique, et enfin « China Remembered », très belle conclusion en douceur, avec flûtes traversières, et cuivres plus discrets que sur le reste du disque.

Je vais faire quelques recherches sur cette pianiste intéressante car, lorsque je découvre un artiste, j’aime bien en connaître un peu plus. Met-elle des croûtons en plus du gruyère dans sa soupe ? Moi, je mets deux navets, mais bon, on n’est pas obligé non plus.

Finalement, elle était bonne ma soupe. Par contre, Gremlins 2, c’est nul. Comme quoi on peut faire déborder sa soupe et faire un mauvais film, tout en écoutant un bon disque fait par une nipponne qui, visiblement, n’y connaît rien à la soupe de légumes. Et inversement.

 

 

19.02.2009

MOURIR DEMAIN...

J’ai lu quelque part, il y a peu de temps, qu’une femme, en Angleterre, habituée aux attitudes trash pour avoir participé à des émissions de télé réalité, pour être une alcoolique notoire, et autres joyeusetés était malheureusement pour elle atteinte d’un cancer incurable. Son nom m’échappe, mais çà n’a pas une grande importance. A à peine trente ans, elle est déjà condamnée. L’histoire, somme tout banale, aurait pu s’arrêter là, mais elle a décidé d’aller plus loin encore, et une émission va se tourner autour de son combat, à priori perdu d’avance contre le crabe. Elle a été jusqu’à se faire filmer H 24, montrant ainsi sa réaction face au diagnostic sans appel et a organisé des paris sur la date….de sa mort.

 

Bien sûr, certains ont su rire de leur sort. C’est fort. Très fort. Desproges par exemple,  se sachant condamné, était monté sur les planches pour s’en amuser avec son public. Et avec quel panache. La classe.

 

J’avoue avoir peur de la mort. En premier lieu, j’ai peur de mourir après mon enfant. Ce qui est, à mon sens, le plus terrible des malheurs. Et ensuite, j’ai peur de mourir tout simplement. De voir que tout ce que l’on met 70 ans, en moyenne, à construire, s’éteint soudainement, et parfois très prématurément. Rien de plus stupide que d’avoir peur d’une chose inéluctable, et pourtant, je ne dois pas être le seul. La mort imminente d’un de mes proches est sans doute la cause de cette pensée particulièrement présente en ce moment. La vie est un océan, et on met une existence complète à atteindre le rivage de la tranquillité, et pourtant, tout s’éparpille, s’effondre en quelques instants. On se bat chaque jour pour passer un relai à ses enfants le plus propre possible, qui lui, à son tour, en fera autant. Vu du ciel, l’exercice semble vain, pour ne pas dire ridicule. Pourtant, que nous soyons bons ou mauvais, nous avons tous la même destination. Certains choisissent de ne pas avoir d’enfant, mais à l’arrivée, nous aurons tous le même point de chute.

 

Lorsque j’ai lu l’article concernant cette femme qui prétend mettre sa mort en scène pour assurer l’avenir de ses enfants, je me suis dit que, soit c’est un prétexte cynique pour laisser une trace d’elle plus amère encore qu’elle ne l’est aujourd’hui, soit c’est une démarche effrayante, mais finalement assez courageuse dans sa forme d’altruisme. En revanche, ce qui est particulièrement effrayant, c’est qu’une chaîne de télé soit suffisamment abjecte pour diffuser une telle émission, et que cette même chaîne trouve une audience suffisamment forte pour motiver cette même émission. Le téléspectateur n’est plus curieux, ou même voyeur, il est infâme.

 

Personnellement, je ne pourrais pas regarder cette émission à bien des égards. En premier lieu parce que je ne peux cautionner un tel mépris pour l’humanité et l’amour propre tel que je me l’imagine. Ensuite parce que, c’est vrai, je ne pourrais regarder la grande faucheuse faire son œuvre, en me disant qu’effectivement, c’est ce qui m’attend, à plus ou moins long terme, d’une manière ou d’une autre. Certains esprits me diront que la peur n’évite pas le danger, mais sachant que c’est inévitable, je préfère ne pas avoir à y penser. M’arrangeant déjà seul pour y penser au moins une fois par jour, je n’ai besoin de personne pour me rappeler que je vais mourir.

 

Le monde semble suivre une pente toujours un peu plus savonneuse, et ne connaît plus vraiment de limite. Cet évident constat me laisse tout de même quelque peu amer. C’est tout.

 

Je vous laisse avec une chanson pleine de paradoxe, vous comprendrez pourquoi. Pour ma part, je vous retrouve demain – enfin, je l’espère – avec un thème plus léger.

 

18.02.2009

PROCOL HARUM

Un classique parmis les classiques. Bien sûr, on pense aux Boums un peu kitsch, mais çà reste une très belle chanson.

Et puis, çà prouve au moins une chose: La drogue, çà fait des yeux bizarres, mais çà fait aussi de jolies chansons.

 

 

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