30.03.2009
Instant M
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29.03.2009
Statistiques
Ce mois-ci, j'explose mon record de visites. Alors que c'est le mois où je fus le moins productif. De là à croire que c'est lorsque je ferme ma gueule que je suis le plus passionnant, il n'y a qu'un pas....
11:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
27.03.2009
BONNES VACANCES A TOUS!!!!
Je me barre en vacances dans 30 minutes top chrono! Je resterai dans le coin, de loin, mais çà va quand même faire du bien!
16:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
25.03.2009
BARZIN - Notes to an absent lover
Ce matin, j’ai eu la sensation, l’espace d’un instant, d’être à deux endroits différents. Dans ma voiture, me rendant au boulot, j’écoutais le nouvel album de BARZIN, fraîchement débarqué d’hier soir. Un bien bel objet, vinyl de 180 grammes, avec une pochette intérieure au papier à grains épais, et agrémenté de la version CD de l’album, ce qui ne gâte rien.
« Notes to an Absent Lover » s’adresse clairement à l’âme. D’une douceur passagère qui transporte les afflictions sur des horizons lointains le temps d’un album posé, mélancolique et solaire à la fois. BARZIN, hier encore, était un groupe dans la même veine que les SPAIN, les LOW et les RED HOUSE PAINTERS.
Lenteur, et silence. Avec ce nouveau disque, le groupe amorce une petite transformation. Certes, ce n’est pas la révolution, mais c’est tout de même notable. D’abord, les morceaux sont plus remplis, on laisse un peu moins de place au silence, ensuite, ils sont plus concis et tournent plus facilement autour des 4 minutes réglementaires. Les mélodies sont plus accrocheuses et les arrangements sont plus organiques. On joue moins de boîte à rythmes, on joue moins de synthétiseurs pour laisser place au piano, à l’orgue, et la place belle est faite à la guitare sèche. Enfin, et c’est sans doute la plus importante transformation à mes yeux, la voix s’est séparée de cette réverb’ permanente qui se faisait parfois encombrante sur les albums précédents. A l’arrivée, cet album apaisant n’a qu’un seul défaut, celui d’être trop constant. On regrette un manque de prise de risque, car si les chansons sont toutes très belles, elles sont parfois un peu linéaires et si « Look what love has turned us into » accélère le rythme, le reste flirte la plupart du temps avec le Slowcore, et peut rebuter un peu ceux qui ne sont pas habitués à ces courses effrénées vers toujours plus de douceur et de calme. Mais, c’est justement ce qui manque à notre belle société. Du calme et de la douceur. Et ce matin, alors que flottait dans l’habitacle une paisible atmosphère éthérée, au dehors, une altercation a éclaté entre deux hommes, pour une dizaine de mètres grappillé au profit de l’un ou de l’autre. Alors que nous étions au feu rouge, les noms d’oiseaux se volaient dans les plumes jusqu’à ce que l’un des deux guignols descende de sa caisse – bave aux lèvres, dents serrées, sueur au front – un sérieuse envie d’en découdre en tête. Les deux hommes ont commencé à se bousculer façon « Kessta toaaaaaa ! » alors que Barzin entonnait le splendide « Queen Jane », et c’est à cet instant précis que j’ai eu cette sensation étrange d’être à deux endroits à la fois. Dans un de ces films où l’on passe des images au ralenti sur un fond musical pour faire plus « séquence émotion » sauf que les données étaient inversées. Les images étaient à la bonne vitesse et la musique semblait passer au ralenti.
Après quelques secondes, je suis reparti. Après tout, ils pouvaient bien s’étriper, j’en ai absolument rien à carrer. BARZIN ont continué à jouer, pour mon plus grand plaisir, un album sublime et délicat, un album qui donne des envies de déclaration ou de dessous de couette un album qui vous susurre à l’oreille que vous seriez bien mieux, pour l’écouter, dans votre canapé, un verre de cognac à la main, un dimanche après-midi pluvieux. A regarder les gouttes d’eau s’écraser sur les vitres. A comprendre, fin mars, que vous tenez là, votre album de l’année.
10:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
24.03.2009
ELLA FITZGERALD - All my life
Soyons honnêtes, les instants de grâce à la télévision sont quand même de plus en plus rares. Alors, ce matin, je me suis dit que j’allais en passer un. Un instant où le temps s’arrête, et regarde avec vous la voix des anges vous murmurer la douceur de l’âme. « Summertime »,un standard parmi les standards, repris des centaines de fois, parfois n’importe comment. Elle est née en 1918, et après quelques auditions, quelques petits boulots, elle finit par entrer dans le célèbre orchestre de Webb dont elle deviendra bientôt la vedette, et qu’elle ne lâchera jamais, alors même qu’elle est plus célèbre que le dit orchestre. Car au talent, au génie, s’ajoutent la fidélité, la générosité, une timidité qui l’efface presque de l’image, mais lorsqu’elle chante….Ouch, lorsqu’elle chante. Elle mènera une existence paisible, loin des excès, mais aussi loin des passions, restant désespérément seule après un bref mariage de 3 ou 4 ans. Elle enregistrera des dizaines de disques, et chantera presque jusqu’à la fin de sa vie, emportée par le diabète. Voilà ce que l’on peut, grosso modo, apprendre en lisant le fascicule qui accompagne les deux disques retraçant l’histoire d’Ella Fitzgerald. Une musique doucement surannée, mais habitée par une classe immense qui vous transporte au Cotton Club, un soir de pluie et de brouillard. Mais Ella laisse le blues sur le trottoir, et vous chavire le cœur en deux coups de refrains merveilleux.

Comme disait l’immense France Gall dans un jeu de mot absolument étourdissant, « Ella, elle l’a, ce je ne sais quoi, que d’autres n’ont pas, qui vous met dans un drôle d’état » dans une chanson qui, finalement, s’est avérée plus ou moins autobiographique, non ?
16:03 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23.03.2009
DIVINE COMEDY - Regeneration
Il y a des groupes dont j’aime un seul et unique album. Des groupes qui, le temps d’une galette, trouvent la formule magique sans parvenir à m’accrocher sur le reste de leur discographie. En général, ces groupes font alors un disque qui sort de leurs habitudes. DIVINE COMEDY en fait parti. Généralement, les chansons à cordes et la pop symphonique en général me gonflent très vite. Si on ajoute une certaine pop anglaise teintée parfois d’un brin d’easy listening, c’est foutu. Et DIVINE COMEDY, c’est un peu tout çà à la fois. Une pop sophistiquée aux mélodies entrelacées. Pourtant, le temps d’un album, Neil Hannon, tête pensante du groupe (et seul membre fixe….) lâche la grappe à son orchestre, sort ses guitares, acoustiques et électriques, et enfilent une série de chansons pop imparables et incroyablement évidentes à la première écoute.

Le sans faute absolu pour un album parfait ou presque. Presque parce qu’il est parfois au bord de la facilité avec des mélodies justement un peu trop accrocheuses qui semblent vouloir racoler un peu trop large. Mais l’ensemble, quoiqu’un peu trop lisse sur la longueur, est largement au-dessus de la mêlée si l’on compare avec le reste de sa discographie. Je suppose que les fans diront que c’est son album le moins intéressant, et que d’autres diront que beaucoup d’autres album du groupe valent le déplacement, seulement, moi, c’est le seul qui ait visé juste. Depuis, le groupe est à nouveau acculé dans les cordes, mais semble en plus avoir perdu le charme qui devait faire la joie de ses auditeurs. Il tourne maintenant en boucle, avalé par trop de gigantisme sur le double album qui suivit. Bref, DIVINE COMEDY fût divin, le temps d’un album. Mais quel album !
The Divine Comedy - Perfect Lovesong
envoyé par Alexander_Band
13:53 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.03.2009
Bon anniversaire
Aujourd'hui,j'ai 35 ans. Alors, même si j'avais promis de n eplus parleux des Floyd de près ou de loin, aujourd'hui, pour différentes raisons, j'ai besoin de réconfort. Son disque m'a profondément touché, me ramenant tellement loin en arrière. C'est sans doute kitch pour certains, too much pour d'autres, et même à chier pour la plupart, mais j'aime beaucoup cette chanson extraite d'"Obscured By Clouds" sorti en 1972. Je m'apprête à passer le plus mauvais anniversaire de ma putain de vie, alors merci au moins à Gilmour de me rappeler qu'à une époque maintenant lointaine, j'ai eu 4 ou 5 ans, et que c'était vachement bien.
07:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
19.03.2009
Faim de grève ou grève de la fin?
En ce moment, il y a des grèves. Souvent. Trop souvent? Possible. Je les soutiens. Il faut dire aussi que je ne les subis pas de plein fouet. Je ne prends pas les transports, et suis très peu confronté aux joies de l’administration. Enfin, presque puisque je Travaille dans l’administration. Alors, vous allez me dire, pourquoi ne fais-je pas grève ? Et bien d’abord parce que je trouve cette tournure de phrase très moche et ensuite parce que je travaille dans un service qui ne reçoit pas de public (enfin, ce qu’on appelle les « usagers »). Ce qui fait qu’en tant qu’agoraphobe, et n’allant donc pas à la manif’, si je fais grève, je vais surtout emmerder mon banquier à la fin du mois. Là encore, vous allez me dire : tu pourrais ainsi démontrer ton mécontentement…. Seulement vu comment le nabot à talonnettes l’écoute, mon mécontentement, je me dis que franchement, autant bosser. Enfin, si je ne suis pas pleinement satisfait de ma situation, je me dis qu’il y a des gens bien plus malheureux que moi actuellement et qu’avant de régler mes problèmes, il faudrait peut-être régler ceux des chomistes et autres SDF. On verra pour moi ensuite.
Et puis, ma foi syndicaliste s’est quelque peu émoussée depuis plusieurs années, lorsque je voyais certains grévistes (à l’époque payés….) glandouiller chez eux ou arpenter les rues pour faire du shopping plutôt que d’aller gueuler sous les fenêtres de l’Elysée. Je suis un bolchévique de cœur, c’est vrai, mais qui a bouffé ses utopies en route pour laisser place à une sorte de cynisme qui me dit que si en face, c’est des pourris, y’en a aussi quelques uns dans mon camp. Donc, non, je ne suis pas gréviste. Mais je soutiens le mouvement, je comprends ceux qui la font, et, les rares fois où une grève m’a causé problème, je n’ai jamais gueulé. J’estime qu’on se bat avec les armes que l’on a, même si, là encore, je ne suis pas forcément toujours d’accord avec les méthodes.
Par contre, le jour où la mobilisation générale est décrétée, qu’on fout le rif au pays, à l’image des Dom-Tom, là, oui, je ne dis pas. Mais là, tout seul dans mon bureau, comme un con, non vraiment, çà n’a pas de sens. Ceci dit, je prends de plus grandes pauses, par solidarité. La preuve, deux notes dans la même journée… un record.
15:31 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Marathon Man
Un matin, en voiture. J’écoute quelque chose d’anodin mais précieux. A mes yeux. Là n’est pas le sujet. Je suis un bus. De près. Au loin, un homme court. Vite. Pas assez. Le bus repart. Mais l’homme court toujours. Derrière. Il longe le trottoir dans l’espoir d’un feu rouge compatissant. Qui finit par venir. L’homme se retrouve à ma hauteur, alors que le bus redémarre. L’homme est à nouveau distancé. Mais il résiste. Il reprend sa course de plus belle. Cà bouchonne. Pas assez. Le bus s’éloigne. S’arrête pour prendre de nouveaux passagers. L’homme remonte à nouveau à ma hauteur. Mais le bus redémarre. Cette fois, plus de bouchon. L’avenue est libre. Comme l’air qui s’écoule des poumons du pauvre coureur. Malgré tout, il s’accroche le rascal, il va même jusqu’à sauter au-dessus d’un obstacle que je ne parviens pas à identifier. Il faut dire que le bus est à nouveau ralenti. Puis il prend de nouveaux passagers. Nombreux. Le coureur finit par arriver à temps. Il monte dans le bus, au bord de l’agonie. Et moi ? J’avoue, j’ai ri.
11:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
18.03.2009
STEVIE WONDER - Fulfillingness' first finale
Le rapport que l’on a avec certaines chansons est parfois très étrange. Je me souviens encore de l’endroit et du moment de ma découverte de certaines chansons. Par exemple celle-ci. Stevie Wonder est une de mes idoles. Du moins sur une période allant de 1970 à 1977. Avant, c’est parfois trop estampillé Motown, ensuite, çà sonne franchement variétoche.
« Talking book », « Innervisions », « Music of Mind », et bien sûr « The songs of key of life ». Quatre Chef-d’oeuvres énormes. Au milieu de tout çà, « Fulfillingness’ fisrt finale », un album moins ambitieux que les autres, plus calme, moins groove, presque recueilli. Un bel album oublié. Oublié sans doute parce qu’il ne contient pas de tube planétaire à l’instar des autres (« Music of mind » mis à part, oublié par l’histoire également….). La première fois que j’ai écouté ce disque, c’était en voiture, je sortais du magasin. Généralement, lors de la première écoute, je survole le disque. Ce faisant, je suis arrivé à « They won’t go when I go ». Le choc. Comme si je connaissais cette chanson par cœur, elle m’a parlé tout de suite. Je l’ai ensuite écoutée et réécoutée sans cesse jusqu’à oublier qu’un jour je ne la connaissais pas. Elle m’a tellement marqué que je me souviens de tous les détails concernant la découverte de ce titre bouleversant. Un titre qui sonne comme un requiem, une prière pour quelqu’un qui s’en va. Le piano aux allures classiques soutient la mélodie, soutenu par touches par un harmonium de funérailles. Le jeu de Stevie Wonder semble vouloir imiter Chopin aux détours de quelques passages, et cette voix, cette voix…. Toujours aussi pénétrante, toujours aussi noire, toujours aussi soul, notamment lorsque les chœurs viennent greffer un gospel sans fioriture ni folklore. Bref, un des plus beaux titres de Stevie Wonder, injustement méconnu.
Pour ma part, aujourd’hui, ce titre sonne étrangement d’actualité.
14:19 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


