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de la musique - Page 7

  • Alva Noto "Xerrox vol.2"

    Alva Noto est un artiste sonore, né Carstein Nikolai, en 1965 en Allemagne de l’est. Sa musique provient de la transformation des sons captés de nos appareils modernes et technologiques. Les sons des fax, des modems, etc sont taillés pour développer une musique de l’infiniment petit, extrêmement progressive et enivrante.

    Il collabore avec d’autres artistes, Franck Bretschneider (au sein de Signal), avec Scanner, Sakamoto. Il a également à son actif une production discographique plus qu’importante, sur Raster Noton et Mille plateaux. Travaillant en solo, en duo, en collectif …, livrant des live, des remixes, un opéra (avec Michael Nyman) un livre (édité par Die Gestalten Verlag)

     Faite de souffles ciselés, d’incisions, de lissages, chaque proposition se dévoile avec retenue et lenteur. Avec une douceur, comme pour insister sur la notion de contemplation intemporelle qu’un son peut produire, sur cette liberté d’écoute qu’elle induit laissant entrevoir une beauté froide implacable et captivante. Une musique ponctuée de rappels, microscopique, comme dans le final de "Monophaser 1".

     

     

  • Avis sur l'album "Dystopia" de Midnight Juggernauts

    En anglais, ‘juggernaut’ signifie ‘force aveugle, irrésistible et/ou meurtrière’ ou encore ‘mastodonte, monstre’ en parlant d’un camion ou d’un véhicule. Bref, l’idée de puissance. Associée ici à minuit, l’heure du crime, pour un effet plus effrayant.

     

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    Midnight Juggernauts : influences électro-pop

    Pourtant, Vincent et Andy Juggernaut (oui, c’est un pseudo) ne font pas dans le death metal sans foi ni loi, ouvrageant depuis Melbourne une électro-pop racée où miroitent les échos très fin 70’s-début 80’s des Sparks, de Giorgio Moroder, Roxy Music ou encore David Bowie période « Low »/ « Heroes », voire les Depeche Mode et ELO. Entre deux escapades synthétiques, le duo s’essaye sur « Worlds Converged » à des harmonies vocales réminiscentes de Brian Wilson, et donne globalement l’impression d’avoir laissé les complexes au vestiaire.

     

    Pour ceux qui pourraient penser à ce stade de la chronique qu’il s’agit une fois de plus d’un groupe qui aurait oublié de vivre avec son temps, signalons que le premier morceau, l’étourdissant « Ending Of An Era », semble avoir été largué sur Terre par des visiteurs de l’espace qui n’auraient en guise de références sonores de notre planète que les Pixies et Daft Punk, de même que « Road To Recovery » aurait pu être signé Scissor Sisters. Voilà pour les valeurs (quasi) contemporaines. Ecouter l'album https://www.youtube.com/watch?v=D-Vzf5E8UkU

     

    Ajoutons que le binôme australien fait partie des artistes préférés de Justice, dont il a assuré la première partie de la récente tournée US. Il faut dire qu’à l’instar de nos Parisiens hyper-hype, MJ n’hésite pas à se vautrer dans la mélodie la plus kitsch (le refrain de « Twenty Thousand Leagues » rappelle les Norvégiens de A-ha) tout en poussant la rythmique dans le rouge vif incandescent, dans un mélange de rêverie et de violence purement adolescent.

     

    A l’arrivée, on tient un nouveau tenant de la fusion pop-rock/dance typique du début du 21° siècle, refusant avec un entêtement rassurant de trancher entre deux communautés musicales de moins en moins séparées.

     

  • Charlie Haden the montreal tapes 1989

  • Marcel Dadi nombeur 3